8 avril 2008

[Paix Liturgique] La Lettre de Paix liturgique n°96

SOURCE - 8 Avril 2008

Sommaire de notre lettre 96 du 8 Avril 2008
Combien sont les fidèles qui veulent vivre leur Foi Catholique au rythme de la forme extraordinaire du rite latin?
Somme - Le 13 avril messe traditionnelle à Domqueur
Ain - Vite la paix à Bourg-en-Bresse
Essonne - Multiplication des demandes...
Paris 13éme - Le groupe s'amplifie !
Jura - Un groupe pour la forme extraordinaire à Dole
Pas - de -Calais - Sur motuproprio62 associez-vous à un groupe de demandeur !
26ème pèlerinage de Pentecôte de Paris vers Chartes

Combien sont les fidèles qui veulent vivre leur Foi Catholique au rythme de la forme extraordinaire du rite latin ?
 Après 40 années d''apartheid liturgique dans les diocèses de France, il serait bien naïf de croire que du jour au lendemain, nonobstant la promulgation du Motu Proprio de Benoît XVI, les aspirations des fidèles qui désirent vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle puissent être pratiquement prises en compte dans l''ensemble de nos villes et de nos diocèses.
Souvent, on entend des personnes dire "nous aimerions vivement bénéficier des mesures d''apaisement de Benoît XVI, mais nous ne connaissons pas d''autres familles de notre zone pastorale ayant la même sensibilité, nous sommes isolés et tout seul, nous n''arriverons à rien..."
Dans ces circonstances, la question de savoir combien sont les fidèles qui veulent vivre leur foi Catholique au rythme de la forme extraordinaire du rite latin peut se poser. Cette question peut apparaître de prime abord comme « théorique » alors qu''en fait, elle est éminemment « pratique » et a des implications concrètes pour tous ceux qui ont hâte de participer à ces célébrations dans leurs paroisses ou leurs villes…

Laissons parler les chiffres...

Deux sondages ont été effectués ces dernières années auprès d’institut indépendants (dont le dernier il y a un an et demie, plusieurs mois avant la promulgation du Motu Proprio du 7 juillet 2007). C''est là la seule mesure scientifique, neutre et objective qui ait été faite en la matière. Ces deux sondages donnent les mêmes résultats :

-15% des catholiques aimeraient vivre leur foi au rythme de ce que Benoît XVI nomme la forme extraordinaire du rite romain

-75% sont neutres et le plus souvent bienveillants

-Et seulement 5% sont hostiles à une pluralité liturgique ...

Pour plus d''informations, voir la lettre 60 de Paix Liturgique disponible sur le site http://www.paixliturgique.com/ qui reprenait et commentait les résultats du sondage réalisé le 8 novembre 2006 par l''Institut CSA.
Si l’on sait que 60% des français se disent Catholiques et que 5% sont des pratiquants « Réguliers » c''est à dire selon les critères « actuels » des pratiquants qui assistent à la messe au moins une fois par mois, nous pouvons en déduire logiquement que pour chaque « groupe » de population de 10 000 personnes, l''on a 6000 « catholiques, 30 0 pratiquants parmi lesquelles 45 sont favorables à la liturgie traditionnelle.

A partir de là faites vos calculs…

Là où il y a 50 000 âmes, il y a statistiquement 30 000 "Catholiques", 1500 "pratiquants", et 225 "personnes attachées à la forme extraordinaire du rite romain"…
Les conséquences de la réalité de ces chiffres n’ont probablement pas encore été mesurées ni par nos évêques ni par nous-mêmes….
Ainsi à tous ceux qui aimeraient vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle mais qui n''en ont pas encore l''occasion, il convient de rappeler avec assurance que s''ils pensent être les seuls dans leur zone pastorale, ils se trompent. Ce n''est pas parce qu''ils ne connaissent parfois seulement que quelques familles intéressées, que l ''aspiration n''existe pas.
Sans le savoir, ils ne sont pas seuls et il suffirait de lancer publiquement une demande pour s''en rendre compte...
L''analyse de paix liturgique
Ces chiffres ne reflètent pourtant que la fourchette basse de la réelle demande car ils ont été révélés par des enquêtes faites alors que le Motu Proprio n''était pas publié et que de nombreuses personnes sondées ne savaient pas que cette liturgie était autorisée par Rome. Comment en effet aimer ce que l''on ne connaît pas ? Nul doute que l''augmentation du nombre de lieux de culte où est célébrée la forme extraordinaire du rite romain fera également grandir le nombre de fidèles intéressés qui découvriront ou redécouvriront une liturgique qui les touche et leur parle du Bon Dieu.
Contrairement à une idée reçue, les familles qui souhaitent vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle ne sont pas seulement celles qui fréquentent les lieux de culte traditionnels déjà existants. Il existe de nombreux pratiquants des paroisses qui préféreraient assister à la messe dans la forme extraordinaire mais qui ne le peuvent pas faute de messe traditionnelle célébrée près de chez eux à un horaire praticable. D''autres fidèles, déboussolés par les abus liturgiques encore bien présents dans bon nombre de paroisses ont cessé toute pratique religieuse et retrouveraient volontiers le chemin de l''église s''ils pouvaient assister à la messe traditionnelle. Ainsi, à chaque fois qu''une nouvelle célébration de la forme extraordinaire du rite romain est mise en place, de nouveaux fidèles y participent.

Expliquer l''inexplicable" ....

Cette constatation de simple bon sens, vérifiée par de multiples expériences de terrain, explique assurément l''inexplicable" que semble ressentir certains. Oui, contrairement au discours officiel, les fidèles attachés à la messe de Saint Pie V existent et sont nombreux. Ce n''est pas parce que l''on a répété pendant des années qu''il n''y avait pas de demande de célébration de messe traditionnelle que cela correspond à la réalité ecclésiale.
Ainsi, de nombreux exemples récents ont montré de manière éclatante que dès lors qu''on propose à ces familles une célébration de la messe dans la forme extraordinaire du rite romain, ces familles qui n''avaient jusque là pas été mises en situation de pouvoir exprimer leur attachement à cette liturgie, répondent avec enthousiasme à ces nouvelles expériences paroissiales.
- Ainsi, quand 450 personnes assistent à la 1ere Messe traditionnelle de Rambouillet, ce ne sont pas des fidèles imaginaires ou des fidèles qui viennent d''autres diocèses,
- Quand 200 personnes assistent à la seule messe traditionnelle mensuelle autorisée à Reims alors qu''on disait à l''évêché que seulement une famille était demandeuse... ce n''est pas le fruit d''une "génération spontanée" mais c''est la preuve que le discours de Monseigneur Jordan ne correspond en rien à la réalité
- De même, quand 200 fidèles se retrouvent dans le 14 ème arrondissement de Paris à la messe récemment mise en place par le curé de l''église Saint Pierre de Montrouge.
Ces expériences apparaissent parfois comme des "manipulations" à ceux qui ont toujours refusé de voir la réalité car elles ébranlent leurs certitudes idéologiques et leur confort. Le problème est que ces expériences sont bel et bien des succès qui correspondent à de réels besoins pastoraux. Notre expérience de terrain dans le diocèse de Nanterre nous avait déjà démontré que ce n''est pas parce que certaines personnes décrètent qu''il n''y a pas de demande que cela est la vérité. !

Partout lançons-nous !

A tous ceux qui souhaitent suivre notre Pape Benoît XVI dans son chemin de paix liturgique, nous ne pouvons donc que dire qu''il faut se lancer ! Partout où le bon sens rend les choses possibles, c''est à dire dans tous les bassins de population d’au moins 30 000 habitants (et donc un potentiel de 150 fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain), il faut se lancer, tenter l''expérience et inviter nos curés à voir la réalité. C''est en multipliant les demandes, nous vivrons demain ce dont nous rêvons aujourd''hui.
Un dernier point… Certains n’hésitent pas aujourd’hui à considérer avec un cynisme époustouflant que seuls les groupes « qui auraient existé » avant la promulgation du Motu Proprio pourraient bénéficier des bienfaits de celui-ci… au delà de la mauvaise foi que cet argument sous-tend, répondons que déjà en 1991 plus de 100 000 familles avaient proclamé au Saint-Père leur désir de vivre leur foi catholique au rythme de la liturgie tridentine. Comment pourrions-nous admettre aujourd’hui qu’ils n’étaient pas déjà " un groupe réel et stable " ?

Sylvie Mimpontel
Présidente du mouvement pour la Paix Liturgique et la Réconciliation dans l’Église.

Somme - Le 13 avril messe traditionnelle à Domqueur
Le 13 avril à 9h30 sera célébré dans l''église de Domqueur dans la Somme, une messe selon la forme extraordinaire de l''unique rite romain

Soyons nombreux à nous associer par la prière ou notre présence à cette célébration.

Contact :
bonneval806@orange.fr
03 22 31 27 41


Ain - Vite la paix à Bourg-en-Bresse
A Bourg en Bresse les fidèles nombreux sollicitent leur évêque pour que leur soit accordé une célébration chaque dimanche et fêtes selon la forme extraordinaire du rite romain
Pour que la paix s'instaure il importe que de plus en plus de catholique s'associent à ce groupe.
Agissez donc au plus vite auprès de vos amis et connaissance pour que la réconciliation tant souhaité s''instaure au plus vite à Bourg et dans les autres zones pastorales de l''Ain !
Contact :
fr.dupre@free.fr
04 74 30 01 91
http://www.motuproprio01.com

Essonne - Multiplication des demandes...
De nombreux groupes de fidèles sont en train de se constituer dans l''Essonne merci de les rejoindre et de les aider en faisant connaitre ce mouvement à vos amis...
Contact :
http://www.motuproprio91.com

Paris 13éme - Le groupe s''amplifie !
Les fidèles du 13éme arrondissement de Paris sont de plus en plus nombreux et mettent désormais tous leurs efforts pour que soit célébré chaque dimanche une messe selon la forme ordinaire à sainte Anne de la Butte aux Cailles il est donc urgent de vous associer à cette initiative
Merci de les soutenir, d''en parler à vos amis et de les rejoindre d''urgence !
Contact :
http://www.motuproprio75.com

Jura - Un groupe pour la forme extraordinaire à Dole
Des fidèles de Dole et de ses environs s''organisent afin d''obtenir la célébration hebdomadaire d''une messe selon la forme extraordinaire du rite latin, après avoir cru qu''une messe leur serait accordée chaque semaine il semble impossible désormais que ce bienfait leur soit accordé...
Merci de les rejoindre ou de les aider !
Contact :
patriote39@aliceadsl.fr
03 84 82 36 59
http://www.motuproprio39.com

Pas - de -Calais - Sur motuproprio62 associez-vous à un groupe de demandeur !
Si vous souhaitez vous associer à un des groupes de familles qui sollicitent la célébration d''une messe selon la forme extraordinaire sur les paroisses du Nord allez-vous inscrire ... et faites inscrire vos amis sur le site de motuproprio62 !
Contact :
http://www.motuproprio62.com

26ème pèlerinage de Pentecôte de Paris vers Chartes
Une Messe de préparation du 26ème pèlerinage de Pentecôte 2008 sera célébrée par Monsieur l’Abbé Guilhem le Coq (FSSP) le mercredi 9 avril 2008 à 19 h 30 en l’église Saint Germain l’Auxerrois. (Place du Louvre, 75001 Paris)
Métro Louvre-Rivoli (ligne 1) - Parking souterrain juste devant l''église –

Jusqu''au 10 avril, il est possible de s''inscrire, à tarif réduit, au prochain pèlerinage de Pentecôte.

Pour vous inscrire :
- envoyez votre Bulletin d’Inscription, si vous l’avez reçu, à NDC 49 avenue de Paris 78000 Versailles
- ou rendez-vous sur le site www.nd-chretiente.com
- ou téléphonez au 01 39 07 27 00
Contact :
01 39 07 27 00
www.nd-chretiente.com

6 avril 2008

[Aletheia n°123] Rapprochements et éloignements - par Yves Chiron

Si aucune information ne filtre sur les discussions éventuellement en cours entre le Saint-Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, on constate, à la périphérie de celle-ci, des mouvements divergents.
• La Transalpine Congregation of the Most Hooly Redeemer, communauté plus communément appelée « Rédemptoristes Transalpins », a été fondée par le Père Michael Sim (Michael Mary de son nom de religion). Il l’a créée après qu’il a été, en 1988, exclu de sa congrégation d’origine, la Congrégation du Très Saint Rédempteur (C.SS.R.), pour son opposition aux réformes que celle-ci avait connues et à cause de sa fidélité à la messe traditionnelle. La maison-mère des Rédemptoristes Transalpins est installée sur Papa Stonsay, une des îles de l’archipel des Orcades, au nord de l’Ecosse.
Les Rédemptoristes Transalpins ont figuré, depuis leur fondation, parmi les « ordres religieux amis » avec lesquels la FSSPX entretenait des relations étroites. Ses religieux recevaient une partie de leur formation dans les séminaires de la FSSPX et recevaient les ordinations de la main des évêques de la FSSPX. Le 19 janvier dernier encore, des prêtres des Rédemptoristes Transalpins participaient, au côté de Mgr Fellay, aux cérémonies de bénédiction de la nouvelle église de la FSSPX à Gateshead, près de Newcastle.
Le 8 février dernier, le P. Michael Mary, vicaire général (c’est-à-dire supérieur) des Rédemptoristes Transalpins, a annoncé, par un communiqué, que sa congrégation entendait « obéir avec soumission à la nouvelle Prière pour les Juifs telle que l’a ordonnée Sa Sainteté Benoît XVI le 4 février 2008 ».
Un mois plus tard, le 9 mars, il annonçait qu’il avait la volonté de retrouver une pleine communion avec le Pape et qu’il était prêt à engager des discussions avec le Saint-Siège en vue de régulariser la situation de sa communauté avec le Saint-Siège : « Nous sommes en train de travailler à une réconciliation [we are set upon working towards reunion]. Si nous restons dans une ”communion imparfaite” nous deviendrions éventuellement une organisation complètement séparée. […] Nous avons été des hommes de conscience exclus par nos frères catholiques et nos supérieurs les plus élevés parce que nous étions cramponnés à la ”Foi de nos Pères” et à la Sainte Messe ”malgré le feu et l’épée”. Dans cette époque troublée, nous avons continué et nous avons joyeusement payé le prix pour cela. Mais maintenant Pierre a parlé. Il a parlé à tous et il a parlé pour nous. Le Vicaire du Christ veut faire savoir que l’ancienne Messe n’a jamais été abrogée. Il demande que l’on nous autorise à la célébrer librement. Il nous dit : ”notre cœur est ouvert pour vous…” Oui je veux aller vers lui et parler avec lui par l’intermédiaire de ses représentants. C’est le Pasteur. C’est le gardien du Troupeau. C’est notre Père commun : nous sommes ses enfants. »
Le P. Michael Mary reconnaît : « Oui, il y a encore des problèmes sur l’œcuménisme et la collégialité, mais les problèmes ne sont pas nouveaux dans l’Eglise et nous pourrons les traiter si nous avons la Messe. »
• La Fraternité Sacerdotale Saint-Josaphat (SSJK), fondée en septembre 2000, est un autre des « ordres religieux amis » de la FSSPX. Elle regroupe des prêtres catholiques ukrainiens de rite oriental. Le 27 novembre 2003, Mgr Tissier de Mallerais a procédé, à Varsovie, à l’ordination sacerdotale du P. Valodymir Voznyuk. Le 10 février 2004, le cardinal Husar, archevêque majeur de Kiev, a excommunié le Père Kovpak, supérieur de la SSJK, à cause des liens de sa communauté avec la FSSPX. Le P. Kovpak a fait appel au Tribunal de la Rote romaine qui a déclaré nulle l’excommunication. Suite à de nouvelles ordinations, qui ont eu lieu le 22 novembre 2006, une nouvelle sentence d’excommunication a été prise contre le P. Kovpak. Le 16 octobre 2007, Mgr Fellay a procédé à nouveau à des ordinations, portant à dix-huit le nombre des prêtres de la SSJK. Un mois plus tard, le 16 novembre, la Congrégation pour la doctrine de la Foi a confirmé la sentence d’excommunication du P. Kovpak.
Une autre excommunication est intervenue le 23 mars dernier. Elle a été portée par le cardinal Husar contre quatre prêtres gréco-catholiques qui ont été consacrés clandestinement et illicitement évêques : Markian V. Hitiuk, Metodej R. Spirik, Elias A. Dohnal, Samuel R. Oberhauser. Le premier est ukrainien, les deux autres sont tchèques et le dernier est slovaque.
Contrairement à ce qui a été écrit, ici ou là, ces quatre nouveaux « évêques » n’étaient pas, semble-t-il, proches de la FSSPX. Ils se revendiquent de l’OSBM, l’Ordre Basilien de Saint-Josaphat. Malgré la proximité de la dénomination, il n’y a pas de liens entre la SSJK et ce groupe qui se revendique de l’OSBM. Le consécrateur aurait été Mgr Mychaljo Osidach, un évêque gréco-catholique.

Selon des sources bien informées, il s’avère que ces quatre nouveaux « évêques », qui se réclament de l’OSBM, ont été exclus de leur ordre en 2005, décret confirmé par la Congrégation pour les Eglises orientales. Et que le supposé évêque consécrateur est inconnu de la hiérarchie gréco-catholique.



Un livre d’entretiens avec Mgr Fellay
Mgr Fellay a reçu, le 31 juillet dernier à Menzingen, deux journalistes italiens, Alessandro Gnocchi et Mario Palmaro, pour de longs entretiens qui font l’objet, maintenant, d’un livre, en italien.
Le Supérieur de la FSSPX explique, en termes très clairs, qu’ « elle est une réponse d’aujourd’hui à un problème actuel : celui du sacerdoce [1]. » La rénovation du sacerdoce a été « le motif fondamental pour lequel est née la Fraternité ».
Concernant les relations actuelles de la FSSPX avec le Saint-Siège et le nouveau climat créé par l’élection et l’action de Benoît XVI, Mgr Fellay déclare : « Maintenant l’air a un peu changé. Mais il est nécessaire d’accomplir un pas supplémentaire : s’il y a un problème, il y a une cause. » (p. 20). Le Motu proprio sur la messe traditionnelle a été « un jour très important pour l’Eglise » (p. 48).
Selon Mgr Fellay, ceux qui s’opposent à la « réhabilitation » de la FSSPX sont « les épiscopats français, allemand, hollandais, suisse, avec une bonne partie de l’épiscopat anglais et de celui des Etats-Unis » (p . 45). Mgr Fellay rapporte encore une anecdote significative : il a demandé au Président de la Conférence épiscopale française (le cardinal Ricard, à l’époque) de rendre visite à tous les évêques français. La réponse a été la suivante : « N’allez pas tous les voir : vous perdrez votre temps » (p. 49).

• Alessandro Gnocchi-Mario Palmaro, Rapporto sulla tradizione. A colloquio con il successore di monsignor Lefebvre, Edizioni Cantagalli (Via Massetana Romana 12, Casella postale 155, 53100 Siena), 96 pages, 12,50 euros.


[1] Permettra-t-on une remarque de bas de page ? Mgr Fellay affirme : « Depuis une quarantaine d’années […] on parle de l’épiscopat, on parle du laïcat, on ne parle pas du sacerdoce. Même dans Lumen Gentium, la Constitution conciliaire sur l’Eglise, on ne parle pas de ce thème, il n’y a pas un chapitre pour les prêtres. On a quasiment l’impression que les prêtres ne sont plus nécessaires pour l’Eglise » (p. 11). Sans faire référence à la Lettre aux prêtres que Jean-Paul II a publiée, chaque année, le Jeudi Saint, on doit rappeler, tout de même, qu’au cours du concile Vatican II ont été élaborés et promulgués un important décret sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum ordinis, et un autre sur la formation des prêtres, Optatam totius Ecclesiae renovationem.

[Jacques Fortier - DNA] Le catholicisme, long fleuve peu tranquille

SOURCE - Les Dernières Nouvelles d'Alsace - 6 avril 2008

Le catholicisme, long fleuve peu tranquille

Où en sont les catholiques ? Deux chroniqueurs religieux répondent : Henri Tincq (le Monde) à vue planétaire, Nicolas Senèze (La Croix) sur la tentation intégriste.
Pour la planète catholique, l'avenir est au Sud. En Amérique du Sud, en Afrique, au sud de l'Asie. Effet de la démographie autant que de la conviction : c'est au Sud que l'Église catholique a gagné une bonne part des 45% d'augmentation de ses fidèles en ce dernier quart de siècle.


Intégrisme
En même temps cette Église est romaine, autour d'un homme (le pape) et d'une administration (la curie), où l'Europe se taille encore la part du lion. Paradoxe ? Déséquilibre ? Ce n'est pas le moindre défi posé à l'Église catholique, désormais minoritaire en son centre. Henri Tincq connaît bien la planète catholique, qu'il a parcourue pour Le Monde depuis 1985. Dans Les catholiques, il fait le bulletin de santé de la plus grande Église chrétienne. Il l'ausculte sous plusieurs angles : la Ville (Rome et la papauté), la mémoire, le pouvoir, la doctrine, la morale (si incomprise aujourd'hui), le rituel, les « tribus » (du « tradi » au « rebelle ») et la géographie. Ni encyclopédique, ni chronologique, le livre est stimulant. Le spécialiste reconnu (Henri Tincq fut prix Templeton du meilleur journaliste religieux pour 2002), est aussi un narrateur expressif. Pour qui, dans l'Église comme en dehors d'elle, s'interroge sur le destin de cette institution d'un milliard d'hommes, son travail est précieux. Une charnière, pour Tincq, fut le concile Vatican II. Pour Nicolas Senèze aussi, d'autant plus que le journaliste de La Croix a travaillé la question de La crise intégriste. Les réticences de Mgr Marcel Lefebvre lors du concile sont devenues une rébellion - et depuis 1988 un schisme, quand il a ordonné quatre évêques sans le feu vert de Rome. Dans une étude très détaillée, Nicolas Senèze marque le 20e anniversaire de cette rupture, qui concerne surtout la France et la Suisse. Pour qui ne l'aurait pas compris, son livre démontre bien qu'il ne s'agit pas seulement d'une affaire de rite (messe pré ou post-conciliaire), mais bien d'un désaccord sur plusieurs grands textes de Vatican II. C'est bien ce qui explique que les tentatives de réconciliation de Jean Paul II, relayées par le cardinal Ratzinger dès les années 80, puis du pape Benoît XVI depuis 2005 (par exemple le motu proprio favorisant la messe tridentine), n'ont jamais réussi à raccommoder cette déchirure dans l'Église catholique.

Jacques Fortier

Henri Tincq, Les catholiques, Grasset, 460 pages/ 20,90 . Nicolas Senèze, La crise intégriste, Bayard, 194 pages/ 15 €.
Édition du Dim 6 avril 2008 des Dernières Nouvelles d'Alsace

[Yves Chiron - Aletheia] Rapprochements et éloignements

SOURCE - Yves Chiron - Aletheia n°123 - 6 avril 2008

Rapprochements et éloignements - par Yves Chiron
Si aucune information ne filtre sur les discussions éventuellement en cours entre le Saint-Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, on constate, à la périphérie de celle-ci, des mouvements divergents.
• La Transalpine Congregation of the Most Hooly Redeemer, communauté plus communément appelée « Rédemptoristes Transalpins », a été fondée par le Père Michael Sim (Michael Mary de son nom de religion). Il l’a créée après qu’il a été, en 1988, exclu de sa congrégation d’origine, la Congrégation du Très Saint Rédempteur (C.SS.R.), pour son opposition aux réformes que celle-ci avait connues et à cause de sa fidélité à la messe traditionnelle. La maison-mère des Rédemptoristes Transalpins est installée sur Papa Stonsay, une des îles de l’archipel des Orcades, au nord de l’Ecosse.
Les Rédemptoristes Transalpins ont figuré, depuis leur fondation, parmi les « ordres religieux amis » avec lesquels la FSSPX entretenait des relations étroites. Ses religieux recevaient une partie de leur formation dans les séminaires de la FSSPX et recevaient les ordinations de la main des évêques de la FSSPX. Le 19 janvier dernier encore, des prêtres des Rédemptoristes Transalpins participaient, au côté de Mgr Fellay, aux cérémonies de bénédiction de la nouvelle église de la FSSPX à Gateshead, près de Newcastle.
Le 8 février dernier, le P. Michael Mary, vicaire général (c’est-à-dire supérieur) des Rédemptoristes Transalpins, a annoncé, par un communiqué, que sa congrégation entendait « obéir avec soumission à la nouvelle Prière pour les Juifs telle que l’a ordonnée Sa Sainteté Benoît XVI le 4 février 2008 ».
Un mois plus tard, le 9 mars, il annonçait qu’il avait la volonté de retrouver une pleine communion avec le Pape et qu’il était prêt à engager des discussions avec le Saint-Siège en vue de régulariser la situation de sa communauté avec le Saint-Siège : « Nous sommes en train de travailler à une réconciliation [we are set upon working towards reunion]. Si nous restons dans une ”communion imparfaite” nous deviendrions éventuellement une organisation complètement séparée. […] Nous avons été des hommes de conscience exclus par nos frères catholiques et nos supérieurs les plus élevés parce que nous étions cramponnés à la ”Foi de nos Pères” et à la Sainte Messe ”malgré le feu et l’épée”. Dans cette époque troublée, nous avons continué et nous avons joyeusement payé le prix pour cela. Mais maintenant Pierre a parlé. Il a parlé à tous et il a parlé pour nous. Le Vicaire du Christ veut faire savoir que l’ancienne Messe n’a jamais été abrogée. Il demande que l’on nous autorise à la célébrer librement. Il nous dit : ”notre cœur est ouvert pour vous…” Oui je veux aller vers lui et parler avec lui par l’intermédiaire de ses représentants. C’est le Pasteur. C’est le gardien du Troupeau. C’est notre Père commun : nous sommes ses enfants. »
Le P. Michael Mary reconnaît : « Oui, il y a encore des problèmes sur l’œcuménisme et la collégialité, mais les problèmes ne sont pas nouveaux dans l’Eglise et nous pourrons les traiter si nous avons la Messe. »
• La Fraternité Sacerdotale Saint-Josaphat (SSJK), fondée en septembre 2000, est un autre des « ordres religieux amis » de la FSSPX. Elle regroupe des prêtres catholiques ukrainiens de rite oriental. Le 27 novembre 2003, Mgr Tissier de Mallerais a procédé, à Varsovie, à l’ordination sacerdotale du P. Valodymir Voznyuk. Le 10 février 2004, le cardinal Husar, archevêque majeur de Kiev, a excommunié le Père Kovpak, supérieur de la SSJK, à cause des liens de sa communauté avec la FSSPX. Le P. Kovpak a fait appel au Tribunal de la Rote romaine qui a déclaré nulle l’excommunication. Suite à de nouvelles ordinations, qui ont eu lieu le 22 novembre 2006, une nouvelle sentence d’excommunication a été prise contre le P. Kovpak. Le 16 octobre 2007, Mgr Fellay a procédé à nouveau à des ordinations, portant à dix-huit le nombre des prêtres de la SSJK. Un mois plus tard, le 16 novembre, la Congrégation pour la doctrine de la Foi a confirmé la sentence d’excommunication du P. Kovpak.
Une autre excommunication est intervenue le 23 mars dernier. Elle a été portée par le cardinal Husar contre quatre prêtres gréco-catholiques qui ont été consacrés clandestinement et illicitement évêques : Markian V. Hitiuk, Metodej R. Spirik, Elias A. Dohnal, Samuel R. Oberhauser. Le premier est ukrainien, les deux autres sont tchèques et le dernier est slovaque.
Contrairement à ce qui a été écrit, ici ou là, ces quatre nouveaux « évêques » n’étaient pas, semble-t-il, proches de la FSSPX. Ils se revendiquent de l’OSBM, l’Ordre Basilien de Saint-Josaphat. Malgré la proximité de la dénomination, il n’y a pas de liens entre la SSJK et ce groupe qui se revendique de l’OSBM. Le consécrateur aurait été Mgr Mychaljo Osidach, un évêque gréco-catholique.
Selon des sources bien informées, il s’avère que ces quatre nouveaux « évêques », qui se réclament de l’OSBM, ont été exclus de leur ordre en 2005, décret confirmé par la Congrégation pour les Eglises orientales. Et que le supposé évêque consécrateur est inconnu de la hiérarchie gréco-catholique.

Un livre d’entretiens avec Mgr Fellay
Mgr Fellay a reçu, le 31 juillet dernier à Menzingen, deux journalistes italiens, Alessandro Gnocchi et Mario Palmaro, pour de longs entretiens qui font l’objet, maintenant, d’un livre, en italien.
Le Supérieur de la FSSPX explique, en termes très clairs, qu’ « elle est une réponse d’aujourd’hui à un problème actuel : celui du sacerdoce [1]. » La rénovation du sacerdoce a été « le motif fondamental pour lequel est née la Fraternité ».
Concernant les relations actuelles de la FSSPX avec le Saint-Siège et le nouveau climat créé par l’élection et l’action de Benoît XVI, Mgr Fellay déclare : « Maintenant l’air a un peu changé. Mais il est nécessaire d’accomplir un pas supplémentaire : s’il y a un problème, il y a une cause. » (p. 20). Le Motu proprio sur la messe traditionnelle a été « un jour très important pour l’Eglise » (p. 48).
Selon Mgr Fellay, ceux qui s’opposent à la « réhabilitation » de la FSSPX sont « les épiscopats français, allemand, hollandais, suisse, avec une bonne partie de l’épiscopat anglais et de celui des Etats-Unis » (p . 45). Mgr Fellay rapporte encore une anecdote significative : il a demandé au Président de la Conférence épiscopale française (le cardinal Ricard, à l’époque) de rendre visite à tous les évêques français. La réponse a été la suivante : « N’allez pas tous les voir : vous perdrez votre temps » (p. 49).


• Alessandro Gnocchi-Mario Palmaro, Rapporto sulla tradizione. A colloquio con il successore di  monsignor Lefebvre, Edizioni Cantagalli (Via Massetana Romana 12, Casella postale 155, 53100 Siena), 96 pages, 12,50 euros.
[1] Permettra-t-on une remarque de bas de page ? Mgr Fellay affirme : « Depuis une quarantaine d’années […] on parle de l’épiscopat, on parle du laïcat, on ne parle pas du sacerdoce. Même dans Lumen Gentium, la Constitution conciliaire sur l’Eglise, on ne parle pas de ce thème, il n’y a pas un chapitre pour les prêtres. On a quasiment l’impression que les prêtres ne sont plus nécessaires pour l’Eglise » (p. 11).  Sans faire référence à la Lettre aux prêtres que Jean-Paul II a publiée, chaque année, le Jeudi Saint, on doit rappeler, tout de même, qu’au cours du concile Vatican II ont été élaborés et promulgués un important décret sur le ministère et la vie des prêtres, Presbyterorum ordinis, et un autre sur la formation des prêtres, Optatam totius Ecclesiae renovationem.

4 avril 2008

[AFP] Prière pour les juifs: le Vatican réaffirme son rejet de l'antisémitisme

AFP - 4 avril 2008

CITE DU VATICAN, 4 avr 2008 (AFP) - Prière pour les juifs: le Vatican réaffirme son rejet de l'antisémitisme
Le Vatican a réaffirmé vendredi son rejet de "toute attitude de mépris et de discrimination envers les juifs" et de "toute forme d'antisémitisme", dans un communiqué destiné à lever les "malentendus" après la publication d'une prière pour la conversion des juifs.
Cette mise au point a été faite quelques jours avant une visite de Benoît XVI aux Etats-Unis où il doit rencontrer des représentants de la communauté juive, la plus importante du monde après Israël.
Dans un communiqué, le Vatican souligne que cette prière, récitée durant la messe ancienne en latin récemment réhabilitée par le pape Benoît XVI, "n'entend signifier d'aucune manière un changement dans l'attitude que l'Eglise catholique a développée envers les juifs, particulièrement à partir de la doctrine du concile Vatican II".
Cette doctrine "rejette toute attitude de mépris et de discrimination envers les juifs et répudie avec fermeté toute forme d'antisémitisme", précise le communiqué.
Le Saint-Siège "souhaite que ces précisions contribuent à lever les malentendus" et réaffirme "son ferme désir que se poursuivent les progrès constatés ces dernières années dans la compréhension et l'estime réciproque entre juifs et chrétiens".
Le Vatican indique qu'il répond aux inquiétudes exprimées par "certains secteurs du monde juif" concernant cette prière contenue dans la messe en latin, et qui appelle explicitement à la conversion des juifs. Il rappelle que la prière la plus courante reste celle récitée durant la messe moderne, qui ne contient pas cette formulation.
La "prière pour la conversion des juifs" fait partie de la messe du Vendredi Saint dans le rite en latin abandonné par l'Eglise catholique après le concile Vatican II mais récemment réhabilité par Benoît XVI dans un geste d'ouverture vers les catholiques traditionalistes.
Le communiqué du Vatican, en italien et en anglais, a été publié à quelques jours d'un voyage de Benoît XVI aux Etats-Unis, à Washington et New York, du 15 au 20 avril.
Le programme du pape, déjà chargé, vient d'être enrichi d'une rencontre avec des représentants de la communauté juive à Washington et d'une visite dans une synagogue à New York.
Les religieux juifs américains, comme d'autres en Israël ou en Italie notamment, avaient exprimé leur surprise de voir ressurgir la prière pour leur conversion datant du 16e siècle.
Après la publication le 5 février du texte validé par le pape dans une version légèrement atténuée à celle du texte antérieur au concile Vatican II (1962-65), ils avaient demandé des explications au Vatican, voire le retrait pur et simple du texte.
Le cardinal allemand Walter Kasper, chargé des relations avec le judaïsme, avait annoncé début mars que le cardinal Tarcisio Bertone, bras droit du pape, ferait une déclaration pour clarifier la question.
Le communiqué de vendredi ne porte pas la signature du cardinal Bertone mais a été publié avec la simple mention de la salle de presse du Vatican.

3 avril 2008

[Paix Liturgique] Le motu proprio en marche à Rambouillet

Paix Liturgique, lettre n°95 - 3 avril 2008

La Lettre de Paix liturgique
Sommaire de notre lettre 95 du 3 Avril 2008
Le 6 avril le motu proprio en marche à Rambouillet
Charentes - Messe à Saint Yriex-sur-Charentes
Nord - Sur motuproprio59 associez-vous à un groupe de demandeur !
Paris 13éme - Un nouveau groupe se constitue...
Paris 18ème - Groupe de ND de Clignancourt
Gironde - Groupe autour du bassin d'Arcachon
Pour nous contacter, cliquez ici

Le 6 avril le motu proprio en marche à Rambouillet
Nous avons la JOIE de vous annoncer que 3 messes Tridentines seront célébrées dans l''église paroissiale Saint LUBIN de Rambouillet.

Elles auront lieu à 9h00 les dimanches 6 Avril, 18 Mai et 15 Juin.

Le Père Lecourt, curé de la paroisse, célébrera lui même ces messes au Maître Autel. Ainsi la mise en place pleine et entière du Motu Proprio avance sur Rambouillet, avec une sincère volonté de PAIX et d’UNITÉ comme le souhaite Benoît XVI.

Nous comptons sur vos prières pour soutenir cette démarche et invitons le plus grand nombre de Rambolitains et des environs à venir soutenir cette phase ''expérimentale'' ...

Une répétition de chorale aura lieu le samedi 5 avril à 18h00 au 6A rue Gautherin à Rambouillet, les fidèles intéressés y sont chaleureusement attendus !

Pour plus de renseignements 06 03 19 19 85.

Charentes - Messe à Saint Yriex-sur-Charentes

Chaque dimanche à 10 h 30 une messe selon la forme extraordinaire du rite latin est célébrée à St-Yrieix-sur-Charente (16710)

L''église de Vénat desservie par le vicaire de la paroisse St-Cybard-St-Yrieix, l''abbé Jean-Baptiste TEXIER, prêtre du diocèse d''Angoulême se situe au vieux bourg de St - Yrieix, à proximité du complexe nautique NAUTILIS .

De plus une messe sera célébrée le samedi 5 avril, Premier samedi du mois à 15 h celle-ci sera suivi d''une adoration du Saint-Sacrement de la récitation du chapelet et de confessions.

Contact :
jean-baptiste.texier@orange.fr
http://www.motuproprio16.com

Nord - Sur motuproprio59 associez-vous à un groupe de demandeur !

Si vous souhaitez vous associer à un des groupes de familles qui sollicitent la célébration d''une messe selon la forme extraordinaire sur les paroisses du Nord allez-vous inscrire ... et faites inscrire vos amis sur le site de motuproprio59 !

Contact :
http://www.motuproprio59.com

Paris 13éme - Un nouveau groupe se constitue...

Des fidèles du 13éme arrondissement de Paris jusqu''alors dispersés se regroupe pour constituer un groupe afin d''obtenir une célébration chaque dimanche d''une messe selon la forme extraordinaire du rite latin dans une des paroisses de l''arrondissement

Que tous ceux qui le souhaitent se fasse connaître et les rejoignent !

Contact :
http://www.motuproprio75.com

Paris 18ème - Groupe de ND de Clignancourt

Le groupe de Notre Dame de Clignancourt se structure. La messe selon la forme extraordinaire est maintenant célébrée tous les vendredis à 10h30, tous les samedis à 8h00 et nous espérons bientôt le dimanche. De plus vous pouvez retrouver ce groupe sur Facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=9424117234

Contact :
proprio75018@gmail.com
http://proprio75018.blogspot.com/

Gironde - Groupe autour du bassin d''Arcachon

Un groupe de fidèles est en train de se constituer au sein des paroisses qui se trouvent autour du bassin d''Arcachon. Que les familles qui souhaitent s''associer à cette demande le rejoignent !

Merci de les aider et de faire connaitre cette demande.

Contact :
http://www.motuproprio33.com

1 avril 2008

[Laurent Lineuil - Objections] D’une Eglise à l’autre

SOURCE - Laurent Lineuil - Objections - avril 2008

Laurent Lineuil
D’une Eglise à l’autre
 
Rome, samedi 23 février. Sous les ors de la mosaïque de la basilique Saint-Jean de Latran, la cathédrale du pape, les fumées de l’encens montent devant l’autel de l’abside, tandis que Mgr Luigi de Magistris, à quelques pas de la cathèdre pontificale, ordonne diacre, selon la forme extraordinaire du rite romain, quatre séminaristes de l’Institut du Bon Pasteur, deux Français, un Italien et un Polonais. Dans les stalles, Mgr Renato Boccardo, secrétaire général de l’Etat de la Cité du Vatican, assiste à cette messe qui est sans doute la première à être célébrée solennellement dans le rite traditionnel en ce lieu depuis la réforme liturgique. Comme cela avait été le cas quelques semaines plus tôt pour la première messe de l’abbé René-Sébastien Fournié célébrée à la-Trinité-des-Monts, la présence de l’Institut du Bon-Pasteur à Rome est l’occasion pour les églises de la capitale de la chrétienté de renouer avec leur tradition liturgique. Le lendemain, pour la messe dominicale, ce sera au tour de la magnifique église San Nicola in Carcere où, une fois n’est pas coutume, don Carlo Cecchin célèbre face au peuple, église orientée oblige… Nouveau diacre, c’est le jeune abbé Vincent Baumann, qui s’apprête à rejoindre le Brésil d’ici quelques jours, qui proclame pour la première fois l’Evangile, avec une concentration qui contient l’émotion.
Mais revenons à Saint-Jean-Latran. Après les remerciements d’usage prononcés à la fin de la cérémonie par l’abbé Philippe Laguérie, supérieur de l’IBP, dont ceux adressés au tout nouveau chanoine de Saint-Jean-de-Latran, Nicolas Sarkozy, et la lecture du mot de remerciement adressé par son cabinet (absurdement, la nouvelle, diffusée par l’agence I-média, deviendra dans le Libé du lundi suivant le signe d’une collusion du Président de la République avec les catholiques traditionalistes…), les nouveaux diacres ont pu recevoir leurs amis présents dans une salle du palais du Vicariat de Rome, adjacent à la basilique, ce palais-même où Nicolas Sarkozy, toujours lui, a prononcé le fameux discours qui fit tant de bruit… La réception de ce jour est plus modeste, mais elle témoigne du parfait accueil fait par le diocèse de Rome à l’IBP, reçu ici en toute cordialité comme l’une des innombrables chapelles de la maison du Père.
Le lendemain soir, à Paris, le contraste était rude, surtout, on l’imagine, pour l’abbé Alexandre Berche, qui après avoir proclamé l’Evangile samedi dans la cathédrale du pape, le faisait à présent dans la petite salle sans fenêtre transformée en chapelle pour les besoins du Centre Saint-Paul, rue Saint-Joseph, dans le deuxième arrondissement de Paris. Une salle trop petite pour les fidèles qui se pressent aux cinq messes dominicales, où la visibilité est souvent problématique, où les fumées de l’encens, faute de place pour s’élever sous les voûtes inexistantes, deviennent vite étouffantes. Et qui coûte, tous les mois que Dieu fait, fort cher en loyer. Pendant ce temps, sur les murs des villes d’Ile-de-France, s’étalent les affiches de la nouvelle campagne des diocèses de la région en faveur du denier du culte : « Il y a une église dans ma vie », proclament-elles, afin de persuader les catholiques non pratiquants de participer aux frais qu’occasionnent les nombreux clochers au cœur de leurs villes et leurs villages, qui font partie de leur environnement culturel aussi bien que religieux. Il y a une église dans ma vie ? Oui, bien sûr, et même plusieurs. Mais en attendant, mon denier du culte sert à louer, à fonds perdus, une petite salle inconfortable, au lieu d’aider à faire vivre une de ces belles églises dont notre pays est si riche. Sans aller jusqu’à rêver des fastes de Saint-Jean-de-Latran, il doit bien exister, à Paris, une église sommeillante, modeste peut-être, mais une église véritable, qui puisse accueillir une paroisse personnelle de l’Institut du Bon Pasteur… Alors, les fidèles parisiens de l’IBP pourraient dire, sans avoir à jouer avec les mots : « Il y a une église dans ma vie ». Et se sentir autant chez eux à Paris qu’à Rome.

Laurent Lineuil - Objection n°15

[Abbé Guillaume de Tanoüarn - Le Forum Catholique] Ce que je pense de la FSSPX

SOURCE - Abbé Guillaume de Tanoüarn - Le Forum Catholique - 1er avril 2008

Puisqu'on m'accuse de faire de mon Blog (cf. metablog sur cccsp.fr) un crachoir (sic), au motif que j'ose une allusion à la déclaration d'un membre de la FSSPX, je voudrais m'expliquer ici une bonne fois sur ce que je pense de la FSSPX.

L'Eglise universelle est en train de se réapproprier les richesses de sa Tradition millénaire. Dans les années Soixante dix, un très petit nombre de personnes avaient été capables de réagir contre le grand bradage de la Révolution culturelle post-conciliaire. Mgr Lefebvre fut le seul à organiser un rempart contre la dissolution du christianisme. C'est lui qui a donné le signal de la résistance comme le note d'ailleurs un certain cardinal Ratzinger dans un Discours à Santiago du Chili en juillet 1988 (la date n'est pas innocente). Je ne crois pas qu'il n'en ait jamais eu le monopole cependant.

Mais la Fraternité Saint Pie X qu'il a fondée demeure dans le monde entier un prodigieux instrument pour former les jeunes, pour transmettre la connaissance de ce savoir de la Tradition qui se perd s'il n'est pas transmis. J'ajoute que, aujourd'hui comme hier, si l'instrument est si efficace, c'est parce qu'il n'est pas lié à la hiérarchie catholique officielle, dont on a vu avec quel enthousiasme elle reçoit le motu proprio Summorum pontificum.

La surnature a horreur du vide : lorsque les évêques ne prennent pas au sérieux leur mission de Pasteur, le Saint Esprit suscite une suppléance, ce que Mgr Lefebvre appelait l'Opération Survie de la Tradition. Cette mission de suppléance n'est certainement pas terminée.

Mais il s'agit de comprendre les conditions nouvelles dans lesquelles ici ou là elle doit s'exercer. Je ne veux pas dire que la FSSPX a intérêt à signer d'urgence avec Rome. Signer quoi ? Pour aller où ? Il ne faudrait pas compromettre le rempart par légèreté rallieuse.

Mais ce que je crois, c'est que la FSSPX doit comprendre qu'elle n'est pas toute seule, qu'autour d'elle la situation change, que beaucoup, à la suite de Benoît XVI dont il est impossible de sous estimer l'intelligence, s'engagent dans un combat qui n'est pas moins honorable que le sien. Lorsque l'abbé Anglès refuse l'évolution de la Prière pour les juifs décidée par le pape, au motif qu'il ne faut pas aggraver le désordre, il refuse de prendre en considération ce combat qui existe autour de lui.

Cajétan expliquait que le constitutif formel de l'appartenance à l'Eglise, c'est le fait d'agir comme une partie du tout. il faut que la FSSPX, au lieu de se replier sur son propre combat, sache agir comme une partie dans l'Eglise. Sans se prendre pour le tout.

Sa partition n'est pas la plus facile à jouer. Des décisions importantes devront être prises, qui supposent des réflexions nouvelles, en fonction des textes récemment publiés. Mais cette partie, qui est la sienne, il faut qu'elle la joue. Il faut qu'elle la joue comme une partie, seulement comme une partie, avec toujours un grand respect pour la tête que le Christ a choisie pour son Eglise.

La situation peut changer de nouveau. L'essentiel est de savoir rester dans le présent de l'Eglise, sans se cantonner au passé (la guerre de 70) et sans se projeter trop vite d'une manière ou d'une autre dans l'avenir. Ce défi de la présence à l'Eglise, il nous est jeté, à chacun d'entre nous. Je prie de tout coeur pour que, au bénéfice de tous les chrétiens du monde, la FSSPX sache jouer sa partie aujourd'hui.

[Paix Liturgique] La liberté des enfants de Dieu : un problème ecclésial

Lettre 94 de Paix Liturgique - 1 avril 2008

Sommaire de notre lettre 94 du 1 Avril 2008
La liberté des enfants de Dieu : un problème ecclésial
Paris - Messe traditionnelle à Saint-Pierre de Montrouge
Paris - Sur motuproprio75 associez-vous à un groupe de demandeur !
Oise - Le groupe des Paroissiens de Thève et Nonette, Coye la Forêt, Gouvieux et Lamorlaye amplifie sa demande
Aube - Groupe à Nogent sur Seine

Pour entrer en contact avec nous, cliquez ici

La liberté des enfants de Dieu : un problème ecclésial
Nous reproduisons ci-dessous un excellent article publié sur le site de
www.libertepolitique.com qui présente " l''affaire des scouts d''Europe " dans sa vrai dimension, celle essentielle des rapports qui doivent aujourd’hui exister dans l’Eglise du Christ entre les évêques, les prêtres et les laïcs... un article à lire et à diffuser
La crise que traversent les Scouts d’Europe est une crise qui révèle des comportements hélas encore trop fréquents dans l’Église de France. La question de l’application du motu proprio Summorum pontificum a donné lieu dans cette association à des abus de pouvoir croisés, des clercs intervenant dans le champ de la responsabilité propre des laïcs, et des laïcs s’attribuant un rôle qui ne leur appartient pas. Cette crise est emblématique des difficultés que les fidèles, qu’ils soient engagés dans l’éducation, les œuvres sociales, caritatives, culturelles ou politiques, peuvent rencontrer dans leurs relations avec la hiérarchie. Comme l’a rappelé Mgr de Monléon lors de la dernière assemblée des Scouts d’Europe, faisant référence à Luc 10,16 (Qui vous écoute m’écoute) : « Quand un évêque parle, c’est Jésus qui parle. » Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement, pour l’évêque lui-même, et pour le fidèle laïc engagé dans une association qui se veut catholique

IL FAUT OBEIR A L''EVEQUE, comme au Christ ! Personne ne devrait le contester. Mgr de Monléon l’a rappelé à juste titre. Sa formule est évidement cursive. Pour être tout à fait exact, lorsqu’un évêque parle, l’Esprit du Christ parle chaque fois qu’est engagée son autorité d’évêque. Si un évêque annonce le temps qu’il fera demain, ou s’il décide du menu du déjeuner, ce n’est plus Jésus qui parle. C’est une opinion personnelle, respectable, mais qui n’engage pas son autorité. Ce qui fait l’obéissance à la hiérarchie, c’est l’obéissance à ce pour quoi la hiérarchie fondée par le Christ a une autorité.

Or les évêques ont été institués pour être les médiateurs de la grâce du Christ, selon les trois titres du Christ, prêtre, prophète et roi. Relève donc de l’autorité de l’évêque tout ce qui concerne l’enseignement de la foi (fonction prophétique), les sacrements (fonction sacerdotale) et le gouvernement de l’Église (fonction royale) (Lumen gentium, 21, 25-27).

Dans ces trois domaines, une association de laïcs créée en vue de l’apostolat ou de l’éducation doit la même obéissance à l''évêque qu’au Christ. Pour tout ce qui concerne son fonctionnement institutionnel, la désignation des membres de son conseil d’administration et de ses chefs, l’évêque n’est pas concerné et n’a pas d’autorité particulière. En revanche, les parents devraient avoir leur mot à dire puisqu’ils sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants (cf. Christifideles laici, 34). S’ils le souhaitent, ils peuvent par exemple demander que telle ou telle forme de rite soit célébrée pour leurs enfants.

Le refus de l’application du motu proprio Summorum pontificum au sein de l’association des Guides et Scouts d’Europe (AGSE), puis un débat sur ses modalités de mise en oeuvre, ont révélé une crise qui traverse toute l’Église de France. Si l’on veut obéir au Christ, cela signifie que ni les évêques, ni l’AGSE n’ont le pouvoir d’accepter ou de refuser l’application du motu proprio. Cette application n’est pas optionnelle. Ils ne peuvent prendre que des mesures d’application prudentielle, tenant compte autant des besoins de l’Église particulière (c’est-à-dire pas seulement des clivages politiques, mais d’abord des besoins spirituels de fidèles) que des risques d’une application déformée, et d’explication pour que celui-ci porte ses fruits.

Les évêques doivent notamment, en collaboration avec les responsables du mouvement, veiller à ce que tous les prêtres qui célèbrent des messes dans les unités ne soient pas schismatiques et qu’ils soient bien munis du pouvoir de le faire. De manière positive, ils doivent veiller à l’application du motu proprio afin qu’un grand nombre d’enfants et de jeunes bénéficient de l’enrichissement liturgique que Benoît XVI veut promouvoir par ce moyen. Cette application est délicate puisqu’il s’agit d’échapper aux excès et de maintenir l’unité du mouvement, mais c’est bien là la raison d’être de l’intervention des évêques. Quoi qu’il en soit, cette intervention ne peut aboutir à contredire le motu proprio, ni en théorie ni en pratique, a fortiori elle ne peut chercher à en limiter les conséquences. Il y va en effet, comme l’a rappelé Mgr de Monléon, de l’union au Pape, et de l’obéissance au Christ.

Au cœur de l’Église

Cette obéissance est en effet capitale pour la mission du mouvement scout. Les Guides et Scouts d’Europe sont au cœur de l’Église de France. Leur insistance sur la nécessité de la vie sacramentelle, leur énergie à vouloir transmettre la foi aux jeunes qu’ils éduquent, leur volonté d’intégrer la vie spirituelle dans la vie scoute, l’obéissance aux évêques et à l’Église dont ils ont toujours témoigné, le nombre de vocations sacerdotales et religieuse et de mariages chrétiens qui en sont issus, le respect de l’Église locale même quand certains clercs lui mettent des bâtons dans les roues, sont autant de témoignages de leur catholicité.

Or l’équipe dirigeante de l’AGSE avait fait le choix de sacrifier le motu proprio. Avec l’approbation, semble-t-il, de certains évêques et contre l’avis de Rome, elle avait décidé sous sa propre responsabilité qu’elle serait une association qui ne célébrerait que le rite ordinaire. Devant les réactions indignées de certains de ces membres et un rappel à l’ordre, un « compromis » va être trouvé. Mais il est regrettable qu’on ait pris les 27.000 membres du mouvement et leurs familles en otage, pour imposer une décision qui ne relevait pas du pouvoir, ni de l’AGSE, ni des prêtres ou des évêques qui avaient pu la leur conseiller. Ces comportements, ces arguties casuistiques, ce manque de générosité dans l’obéissance à la volonté du pape n’étaient pas dignes. Ceux qui en sont la cause portent une grave responsabilité. Si l’on prétend obéir au Christ, et aux évêques comme au Christ, comment est-il possible d’agir ainsi dans l’Église ?

Des conseillers spirituels, des chefs, des parents (les premiers concernés on l’oublie un peu trop) étaient donc fondés à dire « cela suffit », mieux, ils avaient le devoir de s’interroger sur les motivations profondes qui ont conduit à cet abus de pouvoir, pour éviter toute velléité d’autoritarisme mal placé.

La hiérarchie de l’Église n’est pas une « administration pastorale », selon le mot du cardinal Ratzinger, elle est au service de la communion. La vie du mouvement des Guides et Scouts d’Europe, en tant que mouvement de scoutisme, avec sa pédagogie propre, son organisation, son identité, n’appartient pas au champ des vérités de foi pour lequel les évêques ont reçus la charge du Christ. En revanche, dès lors que ce mouvement se définit comme catholique, il est légitime de demander aux évêques de l''aide concrète sur les moyens d''appliquer le motu proprio et de travailler avec eux pour définir des règles à la fois généreuses et permettant de limiter les risques d''excès. Il n''était pas normal que le bureau de l’association s’attribuât la responsabilité de dégager ces règles. Ce n''est pas sa fonction. En revanche, c’est la mission pastorale des évêques.

Nous ne sommes plus en 1930

Il arrive encore fréquemment dans l’Église que des laïcs ou des clercs se comportent consciemment ou inconsciemment comme au temps de l’Action catholique sous "mandat". À cette époque, ne pouvait se dire alors catholique que ce qui était reconnu par la hiérarchie de manière explicite sous une forme ou sous une autre comme "catholique". L’Église a voulu libérer le dynamisme missionnaire des fidèles de cette tutelle hiérarchique. L’Esprit souffle où il veut. Comme le concile Vatican II le prévoit, il existe de multiples formes d’initiatives et d’engagement des catholiques, qui définissent de nouvelles relations des fidèles laïcs avec la hiérarchie (Apostolicam actuositatem, n. 24).

Si la pratique des mandats ou des missions a pu être tout à fait justifiée lorsque l''Église fonctionnait encore sur le mode de la chrétienté, on peut se demander si elle ne mériterait pas d''être remise en question alors même que l''Église de France cherche officiellement à échapper aux tentations communautaristes : y a-t-il plus communautariste qu''un label ou un tampon « catholique », surtout dans la pratique qui en est faite actuellement ?

Précisons : il y a soixante ans, on pouvait encore concevoir l''apostolat des laïcs comme un pur prolongement de la hiérarchie catholique, prolongement obtenu par l''intermédiaire de délégations ou de mandats. Cela relevait d''une conception théologique de l''Église tout à fait particulière, mais d''une conception autorisée. Il est désormais impossible de le soutenir après le décret conciliaire Apostolicam actuositatem et l’exhortation Christifideles laici de Jean-Paul II, tout particulièrement en ce qui concerne les mouvements participant à l''éducation puisque cette dernière est, de droit naturel, de la compétence des parents.

Dans son texte, Jean-Paul II rappelait le droit, lui aussi naturel, d''association des laïcs, soumis à un légitime discernement de l''autorité ecclésiale selon des critères objectifs d''ecclésialité (n. 29-31). Si ce texte était effectivement appliqué, la dénomination « catholique » ne devrait pas constituer une prébende ni un blanc-seing comme c''est le cas aujourd''hui mais, à l''inverse, elle devrait résulter d''une évaluation de la fidélité concrète à l''Église, régulièrement contrôlée et remise en jeu à partir de critères réellement objectifs, les décisions pouvant faire l''objet d''un appel devant les juridictions ecclésiastiques. Nous ne sommes plus en 1930.

http://www.libertepolitique.com

Commentaire de Paix liturgique

C''est exact Nous ne sommes plus en 1930 et Pie XII ainsi que le concile Vatican II sont passé par là... en reconnaissant la légitimité de l''apostolat des laïcs

Cette légitimité n''induit bien sur pas pour les laïcs une liberté qui serait opposée aux décisions du Pape et de l''Eglise, Mais comment, et pourquoi, refuser que les fideles puissent vivre en 2008 ... au rythme liturgique que l''Eglise elle-même autorise ? En suivant le Catéchisme que le bon Jean-Paul II à promulgué il y à plus de 20 ans...?

Comment Comprendre que les désirs légitimes des fideles, ceux acceptés par le Magistère en moult matières soient Bridés ? Contestés ? Bafoués ? Comment comprendre que les fideles soient ainsi Manipulés ? Et oser ensuite leur reprocher de mener une guerre alors que depuis des années ils tendent la main à leurs pères pour obtenir les miettes du repas et une attitude intelligente, sinon respectueuse, à leur égard ?

Oui nous demandons à nos prêtres et à nos évêques que la hiérarchie de l’Eglise soit au service de la communion et non au service de l’exclusion et de la division, Nous leur demandons d’être bons et généreux, d’agir réellement pour la paix avec bienveillance qu’ils agissent comme les pères le font tout les jours avec leurs enfants

Nous prions pour que cette demande soit entendue et exaucés

Sylvie Mimpontel
Présidente du mouvement pour la Paix Liturgique et la Réconciliation dans l’Église.

Paris - Messe traditionnelle à Saint-Pierre de Montrouge

Dimanche 30 mars prés de 200 fidèles se sont retrouvés pour assister dans la chapelle Saint Paul au 171 boulevard Brune (à 200 mètres de la porte d''Orléans) à la première messe selon la forme extraordinaire célébrées dans la paroisse depuis 1969.

Combien auraient-ils été si cette messe avait été célébrée à une heure familiale ? Un nouvel indice du nombre très important de catholiques qui souhaitent vivre leur foi, en communion avec l''église et le saint père, au rythme de la liturgie tridentine

Bien sur la chapelle Saint Paul n''est guère adapté pour une belle célébration et une organisation va devoir être mise en œuvre pour distibuer dignement la communion mais remercions le père Marssey, curé de la paroisse de sa générosité et retrouvons-nous encore plus nombreux dimanche prochain 6 avril à midi

Contact :
http://www.motuproprio75.com

Paris - Sur motuproprio75 associez-vous à un groupe de demandeur !

Si vous souhaitez vous associer à un des groupes de familles qui sollicitent la célébration d''une messe selon la forme extraordinaire sur les paroisses de Paris allez-vous inscrire ... et faites inscrire vos amis sur le site de motuproprio75 !

Contact :
http://www.motuproprio75.com

Oise - Le groupe des Paroissiens de Thève et Nonette, Coye la Forêt, Gouvieux et Lamorlaye amplifie sa demande

Depuis plusieurs mois un groupe de fidèles de Thève et Nonette, Coye la Forêt, Gouvieux et Lamorlaye s''organise autour de Christophe Machard pour obtenir chaque dimanche la célébration d''une messe selon la forme extraordinaire du rite latin dans leur doyenné

Pour amplifier leur action il demande à tous les fideles intéressés de les rejoindre !

Contact :
christophe.machard@tele2.fr
http://www.motuproprio60.com

Aube - Groupe à Nogent sur Seine

Depuis plusieurs mois un groupe de fidèles de Nogent sur Seine s''organise pour obtenir chaque dimanche la célébration d''une messe selon la forme extraordinaire du rite latin dans leur ville.

Pour amplifier leur action il demande à tous les fideles intéressés de les rejoindre !

Contact :
http://www.motuproprio10.com

Si vous souhaitez ne plus recevoir notre lettre, cliquez ici.

[Abbé Régis de Cacqueray-Valménier, fsspx] Apologues de la dernière cartouche

SOURCE - abbé Régis de Cacqueray-Valménier - La Porte Latine - avril 2008

Apologues de la dernière cartouche
Suresnes - Avril 2008 
«S’il ne reste au dernier des chasseurs qu’une seule cartouche pour tuer la bête, qu’il ne croit pas qu’elle mourra s’il la tire mal et encore moins s’il ne la tire pas...»
Premier apologue
Au soir de cette journée, les chasseurs venaient de renverser leurs étuis : il ne leur restait plus qu’une unique et dernière cartouche. Tout naturellement, ils la remirent à celui d’entre eux qui était le meilleur fusil. En temps habituel, aucun n’aurait assurément reconnu cette supériorité de l’un d’entre eux sur les autres. Mais l’heure était suffisamment grave pour que beaucoup de sentiments d’amour-propre disparussent d’eux-mêmes. A ce dernier coup de feu, bientôt tiré, se trouverait en effet suspendue la survie de toute la population. Voilà des mois qu’ils combattaient une bête maléfique qui dévastait leurs habitations et, du cercle des chasseurs qu’ils formaient, il n’en était pas un qui ne pleurait quelque membre de sa famille emporté dans la gueule du monstre. Ils savaient, puisqu’ils avaient épuisé leur poudre, qu’ils y passeraient tous si la dernière cartouche manquait sa cible.
Ils n’avaient pas hésité à désigner leur champion. Mais aucun d’eux ne pouvait s’empêcher de penser  qu’avec cette dernière cartouche, c’était aussi sa vie et celle de tous les siens qui se trouvait remise entre les mains d’un seul homme ! Ils se le chuchotaient entre eux et leur inquiétude montait. Chacun pensait intensément- car aucun n’était inexpérimenté dans l’art de la chasse ni ne manquait d’une réelle connaissance du terrain- au choix du meilleur affût pour se poster, de l’instant le plus favorable du jour, pour ce coup qu’il restait à tirer.
Tandis que les nouvelles les plus sombres des horreurs commises par la bête continuaient de leur arriver, certains estimèrent nécessaire de donner à leur camarade, en plus de la dernière cartouche, leurs avis et vives recommandations. Ce fut un brouhaha d'opinions divergentes. Plusieurs, conscients des ravages opérés par la bête, alors même qu’on était encore en train de réfléchir et de parler, plaidaient pour qu’on ne perdît plus de temps et que l’affrontement, de toute façon inévitable, eût lieu au plus vite. D’autres, non moins justement, rétorquaient qu’à se précipiter sans avoir pris le temps de choisir le meilleur guet, le coup serait manqué et la population entière définitivement livrée à la bête. La discorde augmentait leur peine. Voilà que ceux qui devaient combattre un si grand ennemi commun se retrouvaient, à l’heure la plus grave, presque fâchés entre eux.
Les premiers se tournaient vers leur champion et le sommaient de courir sus à la bête sans plus attendre. Les autres le retenaient par la manche et lui reprochaient de penser à partir au combat sans plus de réflexion. Ils ne semblaient pas s’apercevoir que par leur désunion, le ton de leur querelle et cette soudaine appréhension, ils lui faisaient endurer deux combats au lieu d’un seul, au risque de le voir arriver affaibli pour le duel décisif.
Mais lui, conscient et même compréhensif de leur mélange de méfiance et de confiance, écoutait leurs avis et en retenait le meilleur. Il savait, depuis qu’ils avaient fait ce geste de lui remettre leur dernière cartouche et depuis qu’elle était bien passée de leurs mains dans les siennes, que, à un instant donné qui ne manquerait pas de survenir, c’est lui et lui seul qui se retrouverait devant la bête, face à face, et lui seul qui appuierait sur la gâchette.
Chasseurs ! Si vous les croyez justes, donnez tous vos conseils de chasseur à votre champion mais prenez garde cependant de ne pas l’accabler ! Il vous est évidemment difficile de remettre votre vie entre les mains de l’un des vôtres mais souvenez-vous -c’est ainsi- qu’une cartouche n’est jamais tirée que par un seul homme.
Deuxième apologue
Lorsque son étui est bien garni, le fier chasseur ne regarde pas à ses cartouches. Il se saisit impatiemment de chacune puis, qu’elle ait ou non atteint sa cible, c’est toujours son fusil, puisque la cartouche n’est plus là pour l’entendre, ou qu’il gronde ou qu’il congratule ; ce n’est jamais la cartouche.
Mais, lorsqu’au soir de la journée, il ne lui reste plus que la dernière, voyez donc comme il la regarde, comme il la traite avec respect, comme il la polit entre ses mains ! On dirait que d'être sa dernière l'a comme transfigurée à ses yeux, qu’elle en a brusquement reçu un surcroît d’être qu’elle ne possédait pas, qu’elle mérite désormais les plus grands égards. Sans doute veut-il la tirer mais il veut encore moins la gaspiller ! Alors que le crépuscule descend, il pense qu'elle seule pourra lui procurer le couronnement de sa journée et l’ovation de ses pairs.
Le chasseur veut donc - et pour cause !- ne tirer qu’"à coup sûr". Mais, à dire vrai, quel est le sens de cette expression ? Ne signifie-t-elle pas qu’il faut seulement tirer lorsqu’il n’y a plus aucune chance de manquer la bête maléfique ? Cependant est-ce jamais possible ? Y a-t-il un chasseur sans faiblesse et un fusil sans défaut à qui  le triomphe soit garanti ?
S’il ne reste au dernier des chasseurs qu’une dernière cartouche pour tuer la bête maléfique, avant la tombée de la nuit, chacun comprend que le chasseur, les autres chasseurs et la population ne risquent la mort que pour deux motifs possibles. Il est certain qu’ils mourront si la cartouche n'est pas tirée à la nuit tombée. Ils mourront également si elle est tirée mais qu’elle manque la bête. N’apparaît-il donc pas qu’il vaut encore mieux se risquer à tirer plutôt que de ne pas tirer ?
Cependant, cette certitude, au yeux du détenteur de la dernière cartouche, ne constitue pour autant qu’un premier principe de sa stratégie. Il sait bien qu’elle ne le dispense nullement de se mettre en quête de toutes les circonstances qui rendront, lorsqu’il tirera, son âme paisible, parce que son coup, prudemment et parfaitement calculé, sera un coup de maître. 
Comme illustration de ces deux apologues.
Autant que le plan de Dieu nous apparaisse visible, il semble que  la dernière cartouche qui doive être tirée sur l'hydre moderniste soit la Fraternité Saint-Pie X.
Autant que le plan de Dieu nous apparaisse visible, si cette dernière cartouche n’est jamais tirée, la bête ne sera pas tuée et finira par étouffer l’Eglise.
Autant que le plan de Dieu nous apparaisse visible, si cette dernière cartouche est mal tirée, la bête ne sera pas tuée et finira par étouffer l’Eglise.
Autant que le plan de Dieu nous apparaisse visible, la Fraternité Saint-Pie X est  cette dernière cartouche qui sera tirée, depuis le bon affût et à l’instant convenable, et elle tuera la bête.
C'est à la lumière de telles considérations sur la Providence que nous avons donné notre confiance à la Fraternité.

Suresnes, Avril 2008
Abbé Régis de Cacqueray-Valménier,
Supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pie X.

27 mars 2008

[Paix Liturgique] Dimanche in Albis à Salon de Provence

SOURCE - lettre 93 de Paix Liturgique - 27 mars 2008

Nous avons le plaisir de signaler une nouvelle célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rit latin qui a débuté depuis le 8 mars dernier à Salon de Provence, dans le diocèse d'Arles et d'Aix en Provence.

Nous remercions le clergé de Salon de Provence d'avoir accordé cette célébration, une fois par quinzaine dans un premier temps, à 18 h à l'église Saint Michel, place Saint Michel à Salon de Provence.

Nous sommes assurés que cette liturgie, célébrée dignement conformément aux rubriques et avec les lectures du missel du bienheureux Jean XXIII, participera à la nécessaire réconciliation des catholiques dans leurs paroisses.

Les prochaines messes seront célébrées les dimanches 30 mars, 6 et 20 avril, 4 et 18 mai, 8 et 22 juin.

Voilà un nouveau bel exemple d'accueil et d'écoute, respectueux des différences et soucieux de suivre le Pape Benoît XVI dans son chemin de réconciliation entre tous les catholiques.

Unissons-nous nombreux par notre présence et par nos prières aux fidèles de Salon de Provence.

Pour en savoir plus http://www.motuproprio13.com
Sylvie Mimpontel
Présidente du mouvement pour la Paix Liturgique et la Réconciliation dans l’Église.

25 mars 2008

[Paix Liturgique] Une culture du mépris bien enracinée dans le diocèse de Reims

SOURCE - lettre 92 de Paix Liturgique - 25 mars 2008

Nous publions ci-après une lettre d’un fidèle de Reims excédé par le mépris dont les familles attachées à la forme extraordinaire du rite romain font l’objet à Reims et dans tout le diocèse…

Amis de Paix Liturgique,

Ouvrez donc les yeux ! La paix liturgique semble impossible si un des deux protagonistes la combat de toutes ses forces. C’est ce qui se passe à Reims avec Monseigneur Thierry Jordan.

Après plusieurs années de suppliques demeurées sans effet et faute de pouvoir être écouté par leur évêque, plusieurs familles avaient décidé d’en appeler à leurs frères chrétiens du diocèse en allant chaque dimanche à leur rencontre afin de leur rendre compte de leur situation d’exclusion. Que n’a-t-on pas alors entendu comme mensonges sur ces familles : « cela concerne une seule famille, ils ne sont pas du diocèse, cette demande n’intéresse personne… »
A la suite du Motu Proprio de Benoît XVI et pour tenter d'interrompre notre action de protestation, Monseigneur Thierry Jordan a daigné nous lâcher un « os à ronger » et il a décidé arbitrairement, sans concertation avec les fidèles, d’accorder la célébration de la messe de Saint Pie V, une fois par mois depuis le 21 octobre dernier. Oui, vous avez bien lu : 1 dimanche par mois… Difficile de faire moins.

Alors que plus de deux cents fidèles assistaient à la première messe et que l’affluence a continué aux messes suivantes, on aurait pu penser que l’évêque allait peut être revoir son jugement, admettre la réalité et mettre en place le minimum que constitue la messe dominicale hebdomadaire.

Force est de constater qu’il n’en est rien. A Reims, malgré une demande connue de tous, malgré un besoin clairement identifié avec les 150 à 200 personnes qui assistent à la messe mensuelle de l’église Sainte Jeanne d’Arc (sans compter les 250 fidèles qui assistent à la messe de la Fraternité Saint Pie X ) : pas de sacrements pour les fidèles qui se réclament du Motu Proprio de Benoît XVI, pas de catéchisme pour leurs enfants, aucune activité paroissiale, une seule messe par mois et… Aucun dialogue possible !

On se fout de nous ! Sous couvert d’obéissance au Pape et des belles paroles de notre évêque, la réalité est que nous sommes traités comme des lépreux dans le diocèse de Reims à cause de notre attachement à la messe traditionnelle de l’Église.

Non, la paix, le dialogue ne peuvent fonctionner que si les deux parties sont de bonne foi. Ce n’est apparemment pas le cas de notre évêque. Pour toutes ces raisons, nous n’avons d’autre choix que nous organiser pour reprendre nos actions publiques dans les paroisses de Reims et pourquoi pas nous inviter à Lourdes à la prochaine réunion de la conférence épiscopale pour obtenir enfin un entretien honnête avec Monseigneur Jordan. Qui sème le vent…


Bon courage.
Xavier H.

Les commentaires de PL

1/Après avoir répété pendant des années il n’y a pas de fidèles intéressés par la célébration de la messe traditionnelle à Reims ou que cela ne concernait qu’une seule famille (sic !!!), force est de constater que plusieurs centaines de familles sont concernées : de 150 à 200 à sainte Jeanne d’Arc et environ 250 à la chapelle desservie par la FSPX. Il est donc incorrect de prétendre qu’il n’y a pas de demande bien qu’il soit de bon ton d’affirmer qu’ils ne sont pas du diocèses (C’est vrai que désormais avec le TGV les paroissiens de Rambouillet vont un dimanche par mois assister à la messe de Reims, pendant que les Rémois vont, de temps en temps à la messe à Rambouillet !!!!). Encore, ce chiffre serait il probablement beaucoup plus élevé si la messe était célébrée chaque dimanche à Sainte Jeanne d’Arc.

2/A l’heure du Motu proprio de Benoît XVI de 2007, Monseigneur Thierry Jordan semble découvrir celui de Jean-Paul II de 1988 et encore, il en fait une application minimaliste et non pas une application « large et généreuse » pour reprendre les paroles du défunt Pape. Le diocèse de Reims est donc-t-il si crotté que les textes de Rome ne lui parviennent qu’avec 20 ans de retard ?

3/Il est clair qu’un groupe significatif de fidèles soucieux de vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle de l’Église existe à Reims. Dès lors il est inadmissible que la messe ne soit pas célébrée au minimum une fois par semaine dans cette grande ville et que le Motu proprio de Benoît XVI soit ainsi bafoué. L’Église n’est pas une dictature et Monseigneur Thierry Jordan ne peut continuer à bâillonner la demande et faire la sourde oreille.

4/Ces comportements indignes sont bien anachroniques. Il est temps d’avoir un comportement adulte et honnête de faire la paix des braves et de cesser cette gué guerre stérile.

Pour en savoir plus http://www.motuproprio51.com

Sylvie Mimpontel
Présidente du mouvement pour la Paix Liturgique et la Réconciliation dans l’Église.

23 mars 2008

[Paterculus - le Forum Catholique] L’Eglise accusée : la portée de nos débats sur le F.C.

SOURCE - Paterculus - Le Forum Catholique - 23 mars 2008


Après mon absence du forum tout le temps du carême, j’éprouve le besoin de faire le point. Parfois je suis d’accord avec mon interlocuteur, mais une certaine gêne m’empêche de l’écrire. C’est que, si je suis d’accord sur le fond, quelque chose dans le contexte m’interdit d’en convenir. Et ce contexte inhibant, c’est un climat de suspicion, voire d’accusation, envers l’Eglise.

Prenons l’exemple de la génuflexion après la consécration. Certes, il vaudrait mieux la faire avant de montrer l’hostie aux fidèles, afin de manifester que leur assentiment n’est pas requis pour que la transubstanciation s’accomplisse. Cela je veux bien en convenir. Mais faut-il y voir une intention des réformateurs de la liturgie de diminuer le sens de la messe ? Je ne le crois pas. Il est clair qu’ils ont voulu éviter le redoublement de la génuflexion, avant et après l’ostension. Là où ils se sont trompés, c’est en absolutisant leur perception de la liturgie, et en négligeant la volonté des Pères Conciliaires de faire en sorte que la liturgie révisée apparaisse comme en continuité avec les formes précédentes. S’ils avaient suivi cette indication, ils se seraient contentés de rendre l’une des deux génuflexions facultative. Et le bon sens – le sensus fidei – l’aurait emporté : là où l’on n’aurait fait qu’une génuflexion, on l’aurait faite avant l’ostension.

Cet exemple sur un point de détail m’amène à formuler une recommandation. Il faut se garder des procès d’intention. Certes l’historien se doit de tenter de les percer, mais si elles ne sont pas clairement exprimées, il ne peut être totalement assuré de ses conclusions. On me dira que tant de garde-fous contre le protestantisme ont sauté que l’intention de protestantiser la liturgie est évidente. Je répondrai que les intentions des individus ou des groupes, si elles sont mauvaises, ne sont pas celles de l’Eglise. Celle-ci est sainte. Et justement l’intention de l’Eglise, qui apparaît dans les énoncés dogmatiques, se retrouve dans le maintien de l’orate fratres et de son répons. C’est, à ce qu’il me semble, la volonté expresse de Paul VI qui nous a valu ce maintien d’un texte incompatible avec les théologies courantes des réformés (à l’exception de certains groupes qui se trouvaient alors très influencés par la théologie catholique). L’intention de Paul VI, par conséquent, n’était pas de protestantiser la liturgie, même si la suppression de certains points rend le missel qu’il a promulgué moins choquant à première vue pour des protestants.

Et de toute façon l’intention de l’Eglise en sa sainteté est droite. Ainsi que le reconnaissait Mgr Lefebvre et que le reconnaît à sa suite la fraternité Saint Pie X, le nouveau missel n’est pas hérétique. Il est donc catholique. On dit qu’il peut conduire à l’hérésie. Là je m’interroge : comment quelque chose de catholique peut-il conduire à l’hérésie ? Cela ne se peut pas. Je vois là une contradiction dans les termes. Autant je puis admettre qu’on préfère une liturgie qui manifeste davantage la spécificité catholique, autant je ne peux pas accepter qu’on accuse l’Eglise. Autant je comprends qu’on se batte pour ce type de liturgie, autant je déplore qu’on sorte de l’Eglise pour le faire. L’Eglise ne peut pas traiter avec des gens qui sont en dehors d’elle pour savoir ce qu’elle doit faire chez elle. C’est de l’intérieur de l’Eglise qu’on lui parle comme à une mère pour lui exprimer ses besoins, ses souhaits, ses convictions.

C’est de l’intérieur de l’Eglise que viendra la « réforme de la réforme » à laquelle nous aspirons. Je ne juge pas, ce faisant, l’attitude de Mgr Lefebvre au moment des sacres. Il y avait un blocage à Rome, qui explique que le geste ait pu être posé sans forcément sortir de l’Eglise (et c’est à elle seule d’en juger). Aujourd’hui le blocage est tombé. Benoît XVI appelle ouvertement à ce que les deux missels interfèrent l’un avec l’autre. Voici un exemple que j’aime envisager. La richesse du lectionnaire du missel récent fait paraître bien terne à mes yeux celui de l’ancien (mais on est absolument pas obligé d'en convenir!). Ne pourrait-on pas élargir celui-ci, en répartissant les lectures des dimanches sur trois ans en profitant des évangiles parallèles, et proposer pour la semaine des lectures en rapport avec celles du dimanche ? Il me semble que c’est cela qui aurait dû être fait par les organisateurs de la réforme liturgique s’ils avaient voulu respecter la demande de continuité faite par le Pères Conciliaires. Et une fois ce travail accompli, on autoriserait l’usage de ce lectionnaire pour l’un et l’autre missel.

Bref, on obtiendra beaucoup en se situant à l’intérieur de l’Eglise Une et Sainte, en respectant son unité et sa sainteté. Pour cela il faut s’abstenir des procès d’intentions. Il ne faut jamais désespérer de l’Eglise, même si ceux qui nous gouvernent sont décevants. Un exemple de ce sentiment de déception que j’éprouve est celui des traductions liturgiques. Là l’intention de gommer un grand nombre de points importants pour le dogme est manifeste, à cause de la constance avec laquelle ces fautes sont faites, sans qu'il y ait d'autre explication que cette volonté. Que des traductions aussi idéologiques aient pu être approuvées par Rome a quelque chose de scandaleux, au sens fort du terme. Et si un historien prouvait que ceux qui ont préparé leur approbation sont les mêmes que ceux qui ont rédigé le nouveau missel, on aurait une bonne probabilité de connaître leurs intentions véritables. Mais encore une fois, l’assistance divine promise par Jésus à l’Eglise met celle-ci à l’abri des intentions perverses de ses membres. Que nos évêques, sept ans après « Liturgiam Authenticam » où Jean-Paul II faisait demander une révision de ces traductions selon des normes extrêmement précises, n’aient pas même commencé à préparer l’opinion catholique à cette révision, et que ces évêques aient été nommés par ce même Jean-Paul II, tout cela montre à quel point nous en sommes : les conséquences de la crise ne sont pas derrière nous, mais devant. Raison de plus pour trouver l’attitude juste dans nos doléances.

Les mêmes remarques, mutatis mutandis, valent pour l’appréciation du Concile Vatican II. Mais comme j’ai déjà été long – beaucoup plus que je ne le pensais – je remets cela à plus tard, si des liseurs le souhaitent.

Excellente fête de Pâques à tous !

Votre dévoué Paterculus.