23 mars 2013

[Mgr Williamson - Commentaires Eleison] "A vous de choisir"

SOURCE - Mgr Williamson - Commentaires Eleison - 23 mars 2013

Quelle confusion règne dans l’Église et dans le monde! Nous voyons parmi les meilleurs des hommes, l’un après l’autre, peut-être avec les meilleures des intentions, abandonner le combat et prendre la décision de ne plus résister, se laisser aller, suivre le courant, faire ce que font tous les autres. Cependant ce laisser-aller ne cesse de braver Dieu, et il est condamné par Dieu sans appel, parce que Dieu ne change pas. Sans doute fait-Il appel en ce moment au nouveau Pape pour qu’il fasse ce qu’il doit faire, coûte que coûte.

Entre 1966 et 1975, Il semble avoir appelé une femme, en France, à faire en sorte qu’un prélat français remette en mains propres à Paul VI une série de messages divins demandant au Pape de conduire de grands pèlerinages de pénitence à la célèbre basilique de Vézelay (et aussi, à partir de 1972, de rétablir l’usage de la Messe Tridentine). Les messages ont reçu le titre du Chant de Carême, Parce, Domine, Populo Tuo (Épargnez, Seigneur, Votre Peuple). Ils sont reproduits sans autorisation officielle mais ils correspondent bien à la Semaine Sainte. Les lecteurs qui voudront bien lire ces brefs extraits pourront juger pour eux-mêmes s’ils semblent authentiques:
16-X-66 : Le monde est au bord de la catastrophe. Cependant, crois bien que la supplication de quelques âmes humbles a un grand pouvoir sur Mon cœur.

3-III-68 : Tu diras au Saint Père qu’il chante le Parce, Domine en imploration, les bras en croix, devant les foules réunies à Vézelay, qu’il entraînera lui-même.

2-III-70 : Si mon appel est méprisé, les eaux de Ma colère submergeront tout. Que de pleurs et de gémissements alors, mais il sera trop tard.

13-II-71 : Dis aux prêtres qu’ils demandent prière et pénitence dans la Chrétienté en déroute, et donnent eux-mêmes l’exemple. Sinon il y aura des massacres sur la terre de France. Si vous refusez de faire monter vers Mon Père les voix de l’humble prière pénitente, vous ferez monter, de force, celles de votre terreur. Choisissez!

25-III-71 : Mes petits enfants, si vous ne voulez pas de processions d’amour, vous aurez des processions de haine. Déjà celles-ci s’ébranlent. Que vous faut-il de plus pour croire à Mon appel?

28-IV-72 : S’ils ne veulent pas faire de génuflexion devant le Saint Sacrement, ils en feront d’autres dans les mines de sel !

10-VII-72 : Si le Pape ne fait pas ce que j’ai demandé, la Justice divine s’abattra lourdement sur le monde et vous aurez tellement à souffrir que si les détails vous en étaient connus maintenant, vous en sécheriez de frayeur.

15-VII-72 : Je fais appel à mes fidèles enfants. Ne trouverai-Je que des déserteurs? Si vous saviez, Mes enfants, ce qui vous attend, comme vous vous hâteriez de répondre à Mes désirs. Mais bientôt la justice se fera. Vous crierez vers Moi dans votre terreur, mais il sera trop tard.

6-XI-72 : Si je vous montrais ce qui vous attend, ce sont des nuits entières de prière que vous passeriez à mes pieds, pour éloigner le terrible châtiment.

13-VII-73 : Les laïcs sont actuellement l’espoir de l’Église. Priez pour vos pasteurs défaillants.

2-V-75 : Dans les temps mauvais qui viennent, il faudra que les familles Chrétiennes se groupent et s’entendent pour recueillir Mes pasteurs fidèles et subvenir à leurs besoins, tandis que ceux-ci seront contraints à un ministère clandestin. Il faut revenir aux catacombes. Il n’y a pas d’autre voie.
Parce, Domine.

[RTS.ch] Reportage: Ecône, le traditionalisme triomphant

SOURCE - RTS.ch - 23 mars 2013

Communauté catholique intégriste séparée de Rome, la Fraternité Saint-Pie X d'Ecône en Valais ne connaît pas la crise.
 

22 mars 2013

[Vini Ganimara - Osservatore Vaticano] Conclave : la déconfiture des ratzinguériens?

SOURCE - Vini Ganimara - Osservatore Vaticano - 22 mars 2013

Une question lancinante se pose à Rome depuis le 13 mars au soir, du côté des battus (car si l’Esprit Saint dirige bien les conclaves, il lui arrive de donner des fessées…). C’est celle-ci : comment le vent a-t-il tourné si rapidement à la Sixtine lors des premiers scrutins (lundi soir et mardi matin) et comment le principal papable, le cardinal Angelo Scola, a-t-il été si vite éliminé ? Une nouvelle rumeur court actuellement. Ce n’est qu’une rumeur.

Dans un article du 1er mars, sur ce blogue (« Le cardinal Ouellet, papable de l’extrême centre ») : j’avais évoqué le scénario catastrophe que certains imaginaient pour se faire peur, celui d’un duel entre Scola et Ouellet, au bénéfice final de ce dernier, c’est-à-dire aboutissant à l’élection d’un pape plus jeune et en meilleure santé que le précédent, mais en quelque sorte déjà “émérite” par son tempérament et sa personnalité.

Or, selon les supputations actuelles, il se pourrait que le scénario réel ait été encore pire. Les votes se seraient partagés entre les non ratziguériens, Scherer et Borgoglio – avec une dynamique bien orchestrée en faveur de ce dernier – d’une part, et les ratzinguériens, d’autre part, mais qui se seraient auto suicidés avec un duel interne Scola/Ouellet. Copé, je veux dire Scola, n’aurait eu que 33 voix au 1er tour, talonné par Fillon, j’ai encore fourché, je voulais dire Ouellet.

On a compris immédiatement qu’il n’y aurait pas de Benoît XVII, et les voix de Marc Ouellet se seraient reportées sur le cardinal Bergoglio. Le cardinal Ouellet – rumeur dans la rumeur, à prendre donc avec une très, très grande prudence – se serait vu annoncer la charge ratzinguérienne par excellence de Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi – ce qui signalerait aussi la “disgrâce” de Mgr Gerhard Müller, empêtré dans l’affaire de l’Université ci devant « catholique et pontificale » du Pérou, et redonnerait de la crédibilité à la nomination de Mgr Pietro Parolin, un italien nonce au Vénézuéla depuis 2009 et proche du cardinal Fernando Filoni, membre éminent de la “vieille Curie”, comme nouveau secrétaire d’État.

Dans un article paru aujourd’hui dans Présent, et daté du 23 mars, l’abbé Claude Barthe émet des doutes sur le fait que le pape François puisse assumer à plein l’héritage doctrinal conciliaire. Et il émet d’autre part l’hypothèse que « l’herméneutique de continuité » risque de sombrer. Je ne partage pas cette analyse : il est en effet parfaitement possible qu’une place soit laissée à cette herméneutique dans le nouveau pontificat : on peut très bien la laisser fonctionner à la Congrégation pour la Doctrine de la foi, dans des chaires universitaires, dans des revues scientifiques, mais comme le moulin de Maître Cornille, à vide.

Le vide ne viendrait pas seulement du fait qu’elle n’aurait plus les rênes du pouvoir, mais viendrait surtout du fait qu’il n’y a plus de ratzinguérisme théologique possible, et encore moins magistériel, après Ratzinger, sinon sur un mode mineur.

La pensée du cardinal Ouellet est l’archétype de cette théologie qui a tenté de canaliser le torrent conciliaire depuis les années 80, sous la houlette de Joseph Ratzinger, mais dont l’expression s’essouffle aujourd’hui visiblement. La présentation de l’Instumentum Laboris du synode sur « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église » qui s’est tenu en 2008, était précisément signée de Marc Ouellet : « Grâce à la vision trinitaire et christocentrique de Vatican II, l’Église a renouvelé la conscience de son propre mystère et de sa mission. La Constitution dogmatique Lumen Gentium et la Constitution pastorale Gaudium et Spes développent une ecclésiologie de communion qui s’appuie sur une conception renouvelée de la Révélation. […] Les Pères conciliaires ont mis l’accent sur la dimension dynamique et dialogale de la Révélation comme autocommunication personnelle de Dieu, etc. »

De tels discours, complexes et évidés, peuvent se développer à l’infini, sans aucun bénéfice tangible pour la résurrection du catholicisme. A côté desquels, le pape François pourra tenir des discours réformateurs beaucoup plus simples et très compréhensibles, mais d’un effet finalement identique. Le plus important quotidien de Buenos Aires, La Nacion, dans un article du 21 mars 2013 sur « La méthode de Bergoglio pour gouverner », donnait comme l’un de ses principes : la réalité est plus déterminante que les idées. On le voit par exemple dans un entretien donné à la revue 30 Giorni de novembre 2007, où il disait : « À Buenos Aires, il y a environ 2 km entre deux paroisses. Alors j’ai dit aux prêtres : “Si vous le pouvez, louez donc un garage, et si vous trouvez un laïc bien disposé, jetez-vous à l’eau ! Qu’il reste un peu avec ces gens, qu’il leur fasse un peu de catéchèse et qu’il donne la communion à ceux qui le demandent”. Un curé m’a dit : “Mais Mon Père, si nous faisons ça, alors les gens ne viendront plus à l’église”. “Et alors ?”, lui ai-je dit, “Ils y viennent, aujourd’hui, à la messe ?”. “Non”, m’a-t-il répondu. Et bien alors ! Il faut sortir de soi-même, sortir des barrières étroites du jardin de nos propres convictions considérées comme inamovibles, quand elles risquent de devenir un obstacle, si elles nous ferment l’horizon qui est Dieu ».

[Jérôme Bourbon - Rivarol] Election de François Ier : le triomphe du modernisme pur et dur

Jérôme Bourbon - Rivarol - 22 mars 2013

AUCUN vaticaniste n’avait prévu l’élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio. Sans doute à cause de son âge avancé (76 ans et demi), de son état de santé (il n’a qu’un seul poumon depuis l’âge de vingt ans) et de son profil généralement jugé beaucoup plus progressiste que celui de Benoît XVI. Pourtant l’ancien archevêque de Buenos Aires était celui qui avait obtenu le plus de voix lors du conclave de 2005 derrière Josef Ratzinger. Preuve qu’il est considéré comme l’un des prélats les plus ouvertement modernistes, il avait alors reçu le soutien des partisans du défunt cardinal Martini, chef de file des éléments les plus progressistes. Sauf énorme surprise, tout laisse donc à penser que le règne de François Ier marquera une inflexion à gauche. D’ailleurs, beaucoup de traditionalistes qui, fort naïvement, avaient salué l’élection de Jean Paul II en 1978 et de Benoît XVI en 2005, croyant voir en eux d’authentiques conservateurs, sont cette fois amers et inquiets si l’on en juge par ce que l’on peut lire sur les différents forums.

Ainsi le journaliste Yves Daoudal qui avait toujours manifesté jusque-là la plus extrême déférence envers les précédents occupants du siège de Pierre se montre très sévère sur son blog envers le successeur de Benoît XVI : « (Bergoglio) a choisi un nom qu’aucun pape n’avait porté. C’est la première fois depuis un certain Landon qui ne fut pape que pendant six mois au début du Xe siècle. Cela montre la volonté de ne pas s’inscrire dans une lignée (dans une… “tradition”). On peut l’interpréter autrement, mais on peut aussi l’interpréter comme cela, surtout dans le contexte. D’autant qu’il refuse aussi d’être François Ier, donc de créer éventuellement une lignée. Il est le premier pape à paraître au balcon de Saint-Pierre de Rome sans aucun ornement liturgique, et ne daigne revêtir une étole que pour la bénédiction urbi et orbi, récitée et non chantée. Il commence son allocution par “Bonsoir” et la termine par “Bonne nuit”, comme tous ces prêtres réfractaires à tout esprit liturgique qui commencent la grand-messe par “Bonjour à tous” et la terminent par “Bon dimanche”. Il s’exprime exclusivement en tant qu’évêque de Rome, et ne s’adresse qu’aux Romains, alors qu’il a devant lui des gens du monde entier, et par la télévision le monde entier. »

L’ELECTION de Jorge Mario Bergoglio peut en effet s’analyser comme un désaveu de Josef Ratzinger qui a peut-être été contraint à la démission par encore plus progressiste que lui. Certes, tous les deux sont des modernistes, adeptes de Vatican II et de la révolution doctrinale, liturgique, disciplinaire et pastorale qui en est issue comme l’étaient du reste les 115 cardinaux électeurs tous nommés soit par Karol Wojtyla, soit par Josef Ratzinger. Mais si le modernisme des deux derniers savait parfois se déguiser sous des oripeaux apparemment traditionnels, celui de Bergoglio est beaucoup plus brut de décoffrage. En tant qu’archevêque de Buenos Aires, cet Argentin d’origine italienne qui a interdit l’application du Motu Proprio SummorumPontificum dans son diocèse et qui n’a jamais manifesté le moindre intérêt pour la messe tridentine non plus que pour les précieux et dorés ornements sacerdotaux (d’où le désarroi des tradisEcclesia Dei et des éléments ralliéristes de la FSSPX) est allé très loin dans l’œcuménisme et le dialogue interreligieux et l’on peut s’attendre à de nouvelles “avancées” dans ce sens. Le 19 juin 2006, au cours de la « troisième Rencontre de la communion fraternelle renouvelée des évangéliques et des catholiques » qui a eu lieu dans le stade Luna Park à Buenos Aires, Jorge Bergoglio est tombé à genoux pour être béni par les quelque vingt pasteurs protestants présents, c’est-à-dire par des personnes qui ont toujours été considérées comme des hérétiques par l’Eglise catholique.

MAIS c’est surtout envers les juifs que celui qui veut une « Eglise pauvre » (ira-t-il jusqu’à vendre ou offrir les trésors du Vatican ?) et attentive à l’environnement (c’est la mode de l’écologie !) a montré le plus d’affinités et de complaisance. Il a ainsi participé activement à des cultes talmudiques dans des synagogues, célébrant notamment la fête juive d’Hanoukka, a co-écrit un livre avec un rabbin, préfacé celui d’un autre (présenté comme son “professeur”), ainsi que le note avec satisfaction le site ultra-sioniste JSSNews. Dans la cathédrale de Buenos Aires qu’il prête régulièrement aux juifs, aux musulmans et aux protestants, Bergoglio a fait allumer, le 12 novembre 2012, six bougies « à la mémoire des 6 millions de Juifs tués dans l’Holocauste » et a effectué devant un auditoire en grande partie composé de rabbins des réflexions très convenues sur la commémoration de la Nuit de Cristal. On peut donc s’attendre à de nouvelles reptations devant le grand Sanhédrin et au dépôt de nombreux grains d’encens devant la religion holocaustique. Dans ces conditions l’on comprend que le B’naiB’rith, le grand rabbinat d’Israël, le président israélien Shimon Perez et les principales instances israélites aient été dithyrambiques envers François Ier à l’annonce de son élection. Ce n’est d’ailleurs pas aux catholiques que le successeur de Benoît XVI a adressé son premier message mais à la communauté hébraïque de Rome. Le jour-même de son élection, François Ier a trouvé le temps d’écrire une lettre à la dite communauté, dans laquelle il affirme : « J’espère vivement pouvoir contribuer au progrès que les relations entre juifs et catholiques ont connu à partir du concile Vatican II, dans un esprit de collaboration rénovée et au service d’un monde qui puisse être toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur. » Comme on le voit, depuis l’avènement de Jean XXIII le 28 octobre 1958, à Rome rien jamais ne change, sinon en pire. Toutefois, il faut se garder de confondre la religion catholique et cette contrefaçon d’Eglise qui occulte et éclipse l’Eglise de Jésus-Christ. Nous vivons en effet le temps de la Grande Apostasie prédite par les Ecritures. En cette période apocalyptique il convient d’abord et avant tout d’être lucide et de ne pas s’illusionner car, comme l’enseignait Bossuet, « il n’est pire dérèglement de l’esprit que de voir la réalité non telle qu’est mais telle qu’on voudrait qu’elle soit. »

20 mars 2013

[Paix Liturgique] Octobre 2013: Le peuple Summorum Pontificum de retour à Rome pour la clôture de l'année de la Foi

SOURCE - Paix Liturgique - Lettre n°379 - 20 mars 2013

Que de commentaires sur le nouveau Souverain Pontife ! Et rarement mesurés, tant les médias projettent sur le pape François leurs lubies et préjugés. Pour ce qui nous intéresse plus spécifiquement, la pleine réconciliation liturgique dans l'Église, nous voulons prendre comme un signe encourageant pour notre action au début du nouveau pontificat l'annonce d'un nouveau pèlerinage du peuple Summorum Pontificum à Rome, du 24 au 27 octobre 2013. Nous n’avons bien sûr pas la naïveté de croire que le nouveau Pape a été informé à la sortie du conclave de cette demande, mais c’est le fait que l’autorisation ait été accordée sans problème par un cardinal fort proche de lui, le lendemain de l'élection du pape François, qui est notable.
 
Car, comme l'immense majorité des catholiques, nous ne connaissions pas le cardinal Bergoglio avant qu'il n'apparaisse au balcon de Saint-Pierre mercredi dernier comme notre nouveau souverain Pontife. Nous avons simplement le grand désir de faire sa connaissance. Certes, nous savons que, comme archevêque de Buenos Aires, il avait tout à la fois permis avec célérité la célébration de la forme extraordinaire du rite romain au lendemain de Summorum Pontificum mais aussi veillé à ce que cette célébration demeure la plus limitée possible. Une attitude somme toute dans la moyenne de l'épiscopat, hélas... Mais désormais, il est en charge de l’Église universelle, ce qui est tout différent. Et nous faisons partie de ceux dont il a la charge.

Ainsi, depuis huit jours, pour le connaître, nous suivons avec intérêt ses premiers gestes et écoutons avec attention ses premières paroles. En essayant, surtout, de ne pas nous laisser prendre par la distorsion médiatique qui frappe chacune de ses interventions. Si certains gestes sont surprenants – à commencer par l'absence de bénédiction lors de l'audience avec la presse « pour respecter la conscience de chacun » – d'autres sont réjouissants, comme les prières à la Vierge, à saint Ignace et à saint Pie V lors de la visite à Sainte-Marie-Majeure. Quant aux paroles, certes, elles n'ont pas la richesse doctrinale de celles de Benoît XVI mais elles ont la simplicité et la clarté d'une catéchèse efficace : le salut par la Croix (homélie du 14 mars) ; l'Église, Corps mystique du Christ (aux cardinaux le 15 mars) ; communiquer la Vérité, la Bonté et la Beauté (aux médias le 16 mars) ; le respect pour la Création (le 16 mars et le 19 mars lors de la messe d'inauguration du pontificat) ; la toute puissance de la miséricorde divine (Angélus du 17 mars).

Voici donc le communiqué signé du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum (CISP), reçu ce lundi 18 mars, suivi de quelques commentaires.
I – LE COMMUNIQUÉ DU CISP
Le Cœtus Internationalis Summorum Pontificum (CISP) est heureux d'annoncer qu'il conclura l'Année de la Foi comme il l'a commencée : par un pèlerinage Ad Petri Sedem.

Après le succès spirituel du pèlerinage 2012, le peuple Summorum Pontificum se donne à nouveau rendez-vous à Rome pour témoigner l'éternelle jeunesse de la liturgie traditionnelle sur le Tombeau de l'Apôtre. Le CISP entend ainsi participer à l'harmonie et à l'édification de l'Église universelle, dans la docilité à l'action du Saint-Esprit.

Pour répondre à l'encouragement à « seguir adelante » (continuer à aller de l'avant) que lui avait adressé à l’issue du pèlerinage de novembre le cardinal Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, le CISP avait demandé, en début d'année, la disponibilité de la basilique Saint-Pierre à son archiprêtre, le cardinal Angelo Comastri. Ce 14 mars, le cardinal Comastri a confirmé la disponibilité de la basilique samedi 26 octobre prochain, à 11 heures, pour la célébration solennelle qui sera le temps fort du pèlerinage.

Le Cœtus Internationalis Summorum Pontificum remercie le cardinal Comastri pour son hospitalité et invite tous les groupes liés à la forme extraordinaire du rite romain à se p réparer dès à présent par la prière au pèlerinage et à s'associer activement à son organisation.
 ***
Constitué en juillet dernier, le Cœtus Internationalis Summorum Pontificum est l'organisateur du pèlerinage du peuple Summorum Pontificum – prêtres diocésains ou de communautés, séminaristes, religieux et fidèles attachés à la liturgie traditionnelle – à Rome. Cette année, il est piloté par un comité constitué de : Giuseppe Capoccia, délégué général ; Guillaume Ferluc, secrétaire général ; Abbé Claude Barthe, aumônier. Le Conseiller Giuseppe Capoccia, haut-fonctionnaire italien, succède au Conseiller Riccardo Turrini Vita devenu, le 31 décembre 2012, juge de la Cour d’appel de l’État de la Cité du Vatican.

http://unacumpapanostro.com/
Contact : +39 366 70 46 023 – cisp@mail.com
II – LES RÉFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE
1) Nous  ne voulons pas tirer indûment de l’autorisation donnée une signification qu’elle n’a pas. Elle veut simplement dire, et c’est plus que positif : il n’y a pas de problème. 
 
C’est en ce sens que le fait que la réponse du cardinal Comastri, archiprêtre de la basilique vaticane, soit datée du premier jour du pontificat du pape François n'est pas anodin : cela signifie que, grâce aux précédentes célébrations depuis 2009 et à l'excellente impression laissée par le pèlerinage 2012, la liturgie traditionnelle ne fait plus débat à Saint-Pierre. C'est, en quelque sorte, une réponse à tous ceux qui annoncent la caducité du Motu Proprio de Benoît XVI. N'en déplaise à ceux qui souhaitent sa révocation (tout comme à ceux qui la craignent !) : Summorum Pontificum a été établi comme loi universelle pour toute l'Église et le demeure.

2) Notre correspondant à Rome nous assure que, comme l'an dernier, la messe solennelle à Saint-Pierre du 26 octobre sera précédée d'une procession dans les rues de Rome, ce qui en fera le point d'orgue de ce pèlerinage. Il attire toutefois notre attention sur le fait que le pèlerinage ne se terminera que le dimanche 27 octobre, jour de la fête du Christ-Roi selon l'Ordo traditionnel, soit lors de la même solennité que celle qui marquera, selon l'Ordo moderne, la clôture officielle de l'Année de la Foi, le 24 novembre 2013. Une différence/coïncidence que les organisateurs expliquent par leur souci de manifester l'unité de l'Église universelle dans la diversité. Dans leur communiqué, ils se déclarent désireux de « participer à l'harmonie et à l'édification de l'Église universelle, dans la docilité à l'action du Saint-Esprit », ce qui est une allusion claire aux paroles du nouveau Souverain Pontife aux cardinaux le 15 mars.