20 mai 2019

[FSSPX-news] Communiqué conjoint de Mgr Vitus Huonder et de l'abbé Davide Pagliarani

SOURCE - FSSPX-news - 20 mai 2019


Ce lundi 20 mai 2019, le pape François a relevé Mgr Vitus HUONDER de sa charge d’évêque du diocèse de Coire, en nommant un administrateur en vue de l’élection de son successeur.

Selon une volonté exprimée depuis longtemps, Mgr Huonder se retire dans une maison de la Fraternité Saint-Pie X. Le seul et unique but de cette démarche est de se consacrer à la prière et au silence, de célébrer exclusivement la messe traditionnelle, et d’œuvrer pour la Tradition, unique moyen de renouveau de l’Eglise.

La Fraternité Saint-Pie X apprécie la décision courageuse de Mgr Huonder, et se réjouit de pouvoir lui fournir le cadre spirituel et sacerdotal qu’il désire si vivement. Puisse cet exemple être suivi, afin de « tout restaurer dans le Christ ».

Le 20 mai 2019

Monseigneur Vitus HUONDER  
Evêque émérite de Coire                                                  

Don Davide PAGLIARANI
Supérieur général FSSPX

13 mai 2019

[Riposte Catholique] Changement pour la forme extraordinaire à Paris

SOURCE - Riposte Catholique - 12 mai 2019

Un lecteur nous indique que des changements ont été annoncés ce matin à Saint Germain l’Auxerrois par le vicaire général du diocèse Mgr Leproux.

A partir du mois de septembre suite à l’incendie du 15 avril dernier, l’ensemble des offices célébrées habituellement à la Cathédrale Notre-Dame de Paris seront célébrés en l’église Saint Germain l’Auxerrois à Paris (sauf grand rassemblement qui seront célébrés à Saint-Sulpice). Par conséquent, les messes célébrées à Saint Germain seront déplacées ou supprimés pour une durée de 2 ans.

La messe dans la forme extraordinaire sera désormais célébrée à 9h30 en l’église Saint-Roch située à quelques centaines de mètres. Les célébrants seront l’abbé Thierry Laurent (curé de Saint-Roch), l’abbé Eric Iborra (nouveau vicaire) et le chanoine Pascal Thuillier (qui célébrait régulièrement à Saint Germain l’Auxerrois).

Notre lecteur nous indique que ces derniers mois des célébrations ponctuelles ont eu lieu dans la forme extraordinaire à Saint-Roch et que le curé, l’abbé Thierry Laurent, voulait célébrer la forme extraordinaire sur sa paroisse.

[Riposte Catholique] Ordinations à la Fraternité Saint-Pierre (Séminaire de Denton)

SOURCE - Riposte Catholique - 3 mai 2019

5 diacres du Séminaire Our Lady of Gudalupe (Denton) seront ordonnés prêtres pour la Fraternité Saint-Pierre en mai.
  • Mgr Fabian Bruskewitz, évêque émérite du diocèse de Lincoln, ordonnera prêtres les abbés John Killackey (originaire du New Jersey, USA), Ralph Oballo (originaire de Calgary, Canada), Daniel Powers (originaire de l’Illinois, USA) et Jesus Valenzuela (originaire du Texas, USA) le 24 mai en l’église Saint Thomas d’Aquin de Lincoln.
  • Mgr Terrence Prendergast, archevêque d’Ottawa, ordonnera prêtre l’abbé Luc Poirier (Originaire du Nouveau-Brunswicj, Canada) le 31 mai en la Cathédrale Notre-Dame d’Ottawa.
D’autres ordinations aura lieu pour le Séminaire Saint-Pierre (Wigratzbad) en juin.

[Abbé Claude Barthe - L'Homme Nouveau] Mgr Rey présidera le pèlerinage Summorum Pontificum, une présence encourageante

SOURCE - Abbé Claude Barthe - L'Homme Nouveau - 30 avril 2019

Pour la fête du Christ Roi, se dèroulera à Rome la huitième édition du pèlerinage Summorum Pontificum. Cette année, c'est Monseigneur Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui présidera le pèlerinage. L'Abbé Claude Barthe, aumônier du pèlerinage, a répondu à nos questions.
Cette année, c’est donc Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui présidera le pèlerinage Summorum Pontificum.
En effet, du 25 au 27 octobre, Mgr Dominique Rey conduira ce pèlerinage au Tombeau de l’Apôtre. Sa présence sera particulièrement appréciée des pèlerins venus de toutes les parties du monde, car il est un des rares évêques à appliquer intégralement le motu proprio de 2007. Je veux dire par là que bien des évêques acceptent certes volontiers la célébration de la messe traditionnelle dans leur diocèse, mais au titre d’une permission qu’ils accordent pour tel ou tel lieu, telle ou telle paroisse. C’est une bonne chose. Mais dans le diocèse de Fréjus-Toulon, conformément aux dispositions de Summorum Pontificum, les curés de paroisses ont toute latitude pour prendre eux-mêmes, librement, l’initiative de répondre aux demandes des fidèles.
Quel est le programme du pèlerinage ?
Avant le pèlerinage, comme l’an passé, aura lieu une « Rencontre Summorum Pontificum » à l’Augustinianum, le vendredi 25 octobre, qui sera organisée par Paix liturgique et Una Voce.

Quant au pèlerinage, il commencera le vendredi après-midi par un chemin de Croix à Saint-Louis des Français, et il s’achèvera le dimanche, par une messe pontificale à la Trinité-des-Pèlerins. Mais comme chaque année, le moment fort du pèlerinage sera le samedi 26 octobre, avec une adoration eucharistique à San Lorenzo in Damaso, suivie d’une procession dans les rues de Rome, présidée par Mgr Rey, et d’une messe pontificale à Saint-Pierre qu’il célèbrera à midi.
Comment faut-il s’inscrire ?
Pour la Rencontre Summorum Pontificum, les indications seront données dans quelques temps. 

Pour le pèlerinage, un programme détaillé sera également fourni, mais aucune inscription n’est requise. On peut librement participer à tout ou partie du pèlerinage. En revanche, il faut que chacun organise son propre voyage et qu’il prévoit son logement, ce que je conseille de faire assez tôt (on peut aussi s’adresser à l’agence Via Sacra, info@viasacra.it, qui peut se charger de réservations de vols et dans des hôtels ou pensions religieuses). Les dates du pèlerinage se situent d’ailleurs au sein des vacances scolaires de la Toussaint. Pour les prêtres qui voudraient être rentrés en France le dimanche 27, afin d’assurer leur ministère paroissial, il existe des vols à tarif intéressants partant de Fiumicio le samedi après-midi. 
Vous jugez donc importante la présence de Mgr Rey ?
Pour les catholiques français, qui appartiennent à ce qu’on appelle le «peuple Summorum Pontificum», c’est un encouragement. Aussi, est-il est bon que les pèlerins de notre pays soient nombreux à l’entourer. 

En outre, la pratique conforme à l’esprit et à la lettre du motu proprio, qui est la sienne comme celle de quelques autres évêques dans le monde, doit être saluée et soutenue. La visée de Summorum Pontificum était de « banaliser » la messe d’avant le Concile, et cela doublement : d’une part, il la déclarait de soi légitime, au même titre que la messe de la réforme qui a suivi le Concile, puisque chaque prêtre de rite latin peut désormais personnellement la célébrer ; d’autre part, c’est au curé de paroisse qu’il a confié le soin de l’organisation publique de cette messe, lorsque des fidèles la demandent, au titre d’un exercice normal de sa charge pastorale. Cette normalité de l’usus antiquior est un jalon extrêmement important pour le redressement futur de la liturgie et de l’Eglise. Il est très important d’entourer les évêques qui, dans le monde, l’ont compris.

11 mai 2019

[Mgr Williamson - Initiative St Marcel] Brexit – II

SOURCE - Mgr Williamson - Initiative St Marcel - 11 mai 2019

« Brexiteers », voulez-vous vraiment être bénis ?
Couronnez Dieu, et le reste vous sera bien acquis.

Un poème anglais du XIXe siècle, célèbre à juste titre, jette une vive lumière sur le tapage énorme suscité par la tentative du peuple britannique d’échapper aux contraintes européennes. Le poème de Matthew Arnold (1822–1888), Dover Beach (La plage de Douvres), écrit vers 1851 probablement, dépeint en quatre strophes inégales sa profonde mélancolie alors que résonne en lui au bord de la Manche le battement continu des vagues s’échouant sur la plage devant la maison où il passe la nuit avec sa bien-aimée, sans doute sa légitime épouse.

La première strophe donne une belle description du bord de la mer et des vagues au clair de la lune, mais se termine sur la « note de tristesse éternelle » qu’il lui semble entendre dans le ressac. Maître des classiques, cet érudit se remémore une citation du dramaturge grec Sophocle (496–406 av. J.-C.) qui, lui aussi, sur une plage semblable, bien que située à des milliers de kilomètres et à plus de deux mille ans de distance, entendait “le flux et le reflux obscur de la misère humaine”. L’esprit du poète se tourne vers les troubles profonds de sa propre époque, l’ère Victorienne, et bien qu’il n’ait jamais été catholique, dans la troisième strophe il les fait remonter à la perte de foi du XIXe siècle, dont il lui semble capter dans le bruit des vagues se retirant devant lui le « le grondement prolongé, la retraite en tristesse »

La quatrième et dernière strophe présente la seule solution que le poète puisse concevoir à ce problème de la vie qui quitte ce qui fut autrefois la chrétienté, et c’est de se retourner vers la bien-aimée à ses côtés pour la supplier de maintenir leur fidélité mutuelle, car l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre est le seul bien qu’ils possèdent vraiment. La sombre conclusion du poème le dit : Tout le reste

Est dépourvu d’amour, de joie, et de lumière,
Privé de certitude, de paix, où la douleur est reine,
Et nous voilà, comme sur une sombre plaine
Balayée par les bruits confus de luttes et de fuites,
Où des armées ignares se heurtent dans la nuit.

Arnold avait donc assez de foi pour comprendre que le problème essentiel de la civilisation venait, à son époque, de la perte de foi. Mais sa foi à lui n’était pas assez forte pour croire en l’alternative réelle qui permet d’échapper à cette obscurité et confusion ambiantes : l’Église catholique. De même, les partisans du Brexit ont assez de bons instincts et de bon sens pour sentir que l’Union européenne va à la catastrophe, mais puisqu’ils ont encore moins de religion qu’Arnold n’en avait, ils sont d’autant moins inspirés que lui pour savoir comment sortir de cette “sombre plaine”. C’est pourquoi le Brexit continue de se présenter comme un débat « où des armées ignares se heurtent dans la nuit. ». Car tout le monde aborde le sujet en termes économiques, alors qu’en fait le vrai débat est religieux : d’un côté les derniers vestiges des nations chrétiennes, de l’autre côté, la montée de l’Anti-christ avec son Nouvel Ordre Mondial. C’est la dimension religieuse qui donne au débat toute sa force. C’est l’absence de religion qui, des deux côtés, donne au débat sa grande confusion.

Car, en effet, Dieu est le grand absent de la “civilisation” moderne ; mais comme l’a dit un jour le cardinal Pie : « Si le Seigneur ne gouverne pas par Sa présence, Il gouvernera par Son absence ». Sans Lui, le débat du Brexit se déroule largement sur des bases économiques. Or sur ces bases, les partisans du Brexit ont perdu d’avance. Mais, sont-ils prêts à se tourner vers Dieu ? Voilà toute la question.

Kyrie eleison.