TradiNews

Actualité(s) du Traditionalisme Catholique

24 août 2016

[DICI] Le monastère Notre-Dame de Guadalupe vu du ciel

SOURCE - DICI - 23 aout 2016

Fondé en 1991 par le P. Cyprien, le monastère bénédictin Notre-Dame de Guadalupe célébrait cet été son jubilé d’argent. Il est situé au Nouveau Mexique, à 2050 m d’altitude, au milieu de la forêt, en bordure immédiate d’un des plus vastes parcs nationaux des Etats-Unis.
            

Our Lady of Guadalupe Monastery / 142 Joseph Blane / Silver City NM 88061-9799 USA / Courriel : ologmonastery@gmail.com – Téléphone : (575) 388-9279 – Télécopie : (575) 534-4320 – Site Internet : ourladyofguadalupemonastery.com

[Mgr Faure - via France Fidèle] Décret d'érection de la « Société Sacerdotale des Apôtres de Jésus et Marie

SOURCE - Mgr Faure - France Fidèle - 22 aout 2016
Note de France Fidèle : A la demande de prêtres qui souhaitent intégrer une structure régulière et pour pouvoir incardiner certains séminaristes qui rentrent au séminaire Saint Louis Marie Grignion de Montfort et qui ne seraient pas incardinés dans une autre structure (Compagnie de Marie de l'abbé Chazal par exemple ) , Mgr Faure a donc signé le 22 août un décret d'érection de la "Société sacerdotale des Apôtres de Jésus et de Marie" pour combler ce vide et répondre à ces demandes. 
Décret d'érection de la « Société Sacerdotale des Apôtres de Jésus et Marie » 
Étant donné la très grave crise causée à l’Église par le Concile Vatican II et les réformes qui l'ont suivi, et l’état de nécessité qui en découle; 
Etant donné la nécessité urgente, en ces temps d'apostasie, de prêtres formés dans la Tradition de l’Église qui consacrent leur vie à la restauration du Règne du Christ, en combattant sans relâche contre le libéralisme et le modernisme qui prévalent actuellement parmi les catholiques; 
Etant donné la trahison des autorités actuelles de la Fraternité Saint-Pie X à l'esprit et à l'œuvre de Monseigneur Marcel Lefebvre: 
Nous, Christian Jean Michel Faure, Evêque de l'Eglise Catholique, le Saint Nom de Dieu invoqué, décrétons ce qui suit: 
1. Est érigée la Société Sacerdotale des Apôtres de Jésus et Marie, au titre de « Société cléricale de vie commune », aux termes du Canon 673 du Code de Droit Canonique (1917).  
2. Le siège de la Société est fixé au 1 Chemin de la Petite Garde, 49240 Avrillé, France.

3. Nous approuvons et confirmons les statuts de la Société. 
Nous implorons les bénédictions divines sur cette Société afin qu'elle atteigne son but principal qui est la formation de saints Prêtres. 
Fait à Avrillé, le 22 août 2016 en la fête du Cœur Immaculé de Marie.

+ Christian Jean Michel Faure, Evêque de l'Eglise Catholique. 
« Depuis le concile Vatican II, le Saint Sacrifice de la Messe, la doctrine catholique et toute la vie de l'Eglise, sont attaqués par la hiérarchie libérale et moderniste. Parce que le sacerdoce catholique a le devoir essentiel de combattre le libéralisme et le modernisme dans la défense des droits divins violés, la Société écarte toute possibilité de régularisation canonique par voie d'accord bilatéral, reconnaissance unilatérale, ou de quelque façon que ce soit, tant que la hiérarchie catholique ne revient pas à la Tradition de l'Eglise. » (Statuts, II, 5)

21 août 2016

[Paix Liturgique] Cardinal Sarah (4): Comment avancer vers une mise en oeuvre authentique du Sacrosanctum Concilium dans le contexte actuel?

SOURCE - Paix Liturgique - Lettre n°557 - 19 août 2016

Voici l'avant-dernière partie de l'allocution prononcée le 5 juillet 2016 par le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, lors des journées Sacra Liturgia 2016. Cette lettre et la suivante rapportent les propositions concrètes faites par le ministre de la liturgie du pape François pour « une authentique mise en œuvre de Sacrosanctum Concilium ». 

Le cardinal continue en fait d’interpréter la constitution conciliaire selon une « herméneutique de continuité », en allant vraiment très loin en ce sens. Par exemple :
  • en expliquant que l’apprentissage de la forme extraordinaire devrait être une partie importante de la formation liturgique du clergé, puisque cette forme donne accès à la tradition liturgique latine ;
  • en infléchissant la participation active des fidèles vers la piété intérieure plutôt que dans « le bruyant et dangereux activisme liturgique », dans la droite ligne de Benoît XVI ;
  • en revenant très clairement sur le thème de la révision de certaines réformes trop conformes à l’esprit du temps : « Je ne pense pas qu’on puisse disqualifier la possibilité ou l’opportunité d’une réforme officielle de la réforme liturgique » ;
  • en posant la question du caractère convenable des immenses concélébrations (il pense aux concélébrations présidées par le Pape, où l’on voit, dit-il des concélébrants sortir leurs téléphones portables ou leurs appareils photographiques).
Ces propositions ont suscité à la fois l'enthousiasme des participants à la conférence (nous y étions !) comme de nombreux prêtres sur les réseaux sociaux, mais aussi une réaction virulente de la part des derniers dinosaures modernistes.

"À la lumière des souhaits fondamentaux des Pères du Concile et des différentes situations que nous avons vu apparaître après le Concile, j’aimerais présenter quelques considérations pratiques quant à la façon de mettre en œuvre Sacrosanctum Concilium plus fidèlement dans le contexte actuel. Quand bien même je suis à la tête de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, je le fais en toute humilité, comme prêtre et comme évêque, dans l’espoir qu’elles susciteront des études et des réflexions mûres ainsi que de bonnes pratiques liturgiques partout dans l'Église.

Vous ne serez pas surpris si je recommande que nous puissions avant tout examiner la qualité et la profondeur de notre formation liturgique, la manière dont nous avons aidé le clergé, les religieux et les laïques à s’imprégner de l’esprit et de la force de la liturgie. Trop souvent, nous supposons que les candidats à la prêtrise ou au diaconat en « savent » assez en matière liturgique. Mais ici, le Concile n’insistait pas sur les savoirs académiques, quoique, naturellement, la Constitution souligne l’importance des études liturgiques (cf. n. 15-17). La formation liturgique est avant tout et essentiellement une immersion dans la liturgie, dans le profond mystère de Dieu Notre Père bien-aimé. Il s’agit de vivre la liturgie dans toute sa richesse, de s’enivrer en buvant à une source qui n’éteint jamais notre soif pour ses délices, ses lois et sa beauté, son silence contemplatif, son exultation et adoration, son pouvoir de nous relier intimement avec Celui qui est à l’œuvre dans et par les rites sacrés de l'Église.

C’est pourquoi ceux qui sont en « formation » pour le ministère pastoral devraient vivre la liturgie aussi pleinement que possible dans les séminaires et les maisons de formation. Les candidats au diaconat permanent devraient être immergés dans une intense vie de prière liturgique pour une période prolongée. J’ajoute que la célébration pleine et riche de la forme ancienne du rite romain, l’usus antiquior, devrait être une part importante de la formation liturgique du clergé. Sans cela, comment commencer à comprendre et à célébrer les rites réformés dans l’herméneutique de la continuité si l’on n’a jamais fait l’expérience de la beauté de la tradition liturgique que connurent les Pères du Concile eux-mêmes et qui a façonné tant de Saints pendant des siècles ? Une sage ouverture au mystère de l'Église et sa riche tradition pluriséculaire et une humble docilité à ce que l’Esprit Saint dit aux Églises aujourd’hui sont un vrai signe que nous appartenons à Jésus Christ : « En effet Jésus leur dit : Ainsi donc tout scribe devenu disciple du Royaume des Cieux est semblable à un propriétaire qui tire de son trésor du neuf et du vieux » (Mt 13,52).

Si nous y parvenons, si nos nouveaux prêtres et diacres ont vraiment soif de la liturgie, ils seront à même de former ceux qui leur sont confiés, et ce, même si les circonstances et les possibilités de leur mission ecclésiale sont plus modestes que celles d’un séminaire ou dans une cathédrale. Je connais beaucoup de prêtres, qui, dans de telles circonstances, forment leurs fidèles dans l’esprit et la force de la liturgie, et dont les paroisses sont des exemples de grande beauté liturgique. Nous devrions nous souvenir que la noble simplicité n’est pas un minimalisme réducteur, ou un style négligé voire vulgaire. Le Pape François l’a rappelé dans l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium : « L’Église évangélise et s’évangélise elle-même par la beauté de la liturgie, laquelle est aussi célébration de l’activité évangélisatrice et source d’une impulsion renouvelée à se donner » (n. 24).

Deuxièmement, je pense qu’il faut être clair au sujet de la participation à la liturgie, de la participatio actuosa qu’appelait le Concile. Cela a généré beaucoup de confusions au cours des dernières décennies. L’article 48 de la Constitution expose que : « L’Église se soucie […] d’obtenir que les fidèles n’assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers et muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils participent de façon consciente, pieuse et active à l’action sacrée [...]. » Pour le Concile, la participation est d’abord intérieure, obtenue en « comprenant bien [le mystère de l’Eucharistie] dans ses rites et ses prières ». La vie intérieure, la vie plongée en Dieu et intimement habitée par Dieu est la condition indispensable à une participation fructueuse et féconde aux Saints Mystères que nous célébrons dans la liturgie. La Célébration eucharistique doit être essentiellement vécue de l’intérieur. C’est au-dedans de nous que Dieu désire nous rencontrer. Les Pères voulaient que les fidèles chantent, qu’ils répondent au prêtre, qu’ils assurent les services liturgiques leur appartenant. Mais les Pères insistent également pour que les fidèles « participent de façon consciente, pieuse et active à l’action sacrée ».

Si nous comprenons la priorité d’intérioriser notre participation liturgique nous éviterons le bruyant et dangereux activisme liturgique qui s’est rencontré trop souvent dans les dernières décennies. Nous n’allons pas à la messe pour se donner en spectacle, nous y allons pour rejoindre l’action du Christ à travers une intériorisation des rites, prières, signes et symboles qui font partie des rites extérieurs. Nous prêtres, nous pourrions nous en souvenir plus souvent que les autres, nous dont la vocation est le service liturgique ! Nous devons aussi former les autres, en particulier les enfants et les jeunes, à la véritable signification de la participation, à la manière de prier la liturgie.

Troisièmement, j’ai évoqué le fait que certaines réformes introduites après le Concile ont pu être élaborées conformément à l’esprit du temps. Depuis lors, un nombre croissant d’études critiques menées par des fils de l'Église posent la question de savoir si ce qui a été fait mettait authentiquement en œuvre les buts de la Constitution sur la Liturgie, ou si, en réalité, ces réformes avaient manqué l’objectif. Ce débat a parfois lieu sous l’intitulé de « réforme de la réforme », et je sais que le Père Thomas Kocik a présenté une étude érudite à ce sujet lors de la conférence Sacra Liturgia à New York, il y a un an.

Je ne pense pas qu’on puisse disqualifier la possibilité ou l’opportunité d’une réforme officielle de la réforme liturgique. Ses promoteurs font des remarques judicieuses dans leur tentative d’être fidèle au souhait du Concile exprimé dans l’article 23 de la Constitution qui souhaite « que soit maintenue la saine tradition, et que pourtant la voie soit ouverte à un progrès légitime ». Il faudra toujours commencer par une soigneuse étude théologique, historique, pastorale et qu’« on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique. »

Pour appuyer cela, je souhaite dire que lorsque je fus reçu en audience par le Saint-Père en avril dernier, le Pape François m’a demandé d’étudier la question d’une réforme de la réforme et la manière dont les deux formes du rite romain pourraient s’enrichir mutuellement. Ce sera un travail long et délicat et je vous demande de la patience et l’assistance de vos prières. Si nous voulons mettre en œuvre Sacrosanctum Concilium plus fidèlement, si nous voulons réaliser ce que le Concile souhaitait, cela est une question qui doit être étudiée avec attention et examinée avec la clarté et la prudence requises dans la prière et la soumission à Dieu.

Nous, prêtres et évêques, portons une grande responsabilité. Autant notre exemple vertueux produit de bonnes pratiques liturgiques, autant notre négligence, notre routine ou nos mauvaises manières de faire blessent l'Église et sa liturgie !

Nous, prêtres, devons avant tout être des ministres du culte. Les fidèles savent différencier un prêtre qui célèbre avec foi d’un autre qui célèbre en hâte, regardant souvent sa montre, manifestant peut-être par là qu’il veut retourner à ses activités pastorales, à d’autres engagements, ou aller regarder sa télévision au plus vite ! Mes frères dans le sacerdoce, rien n’est plus important que de célébrer les saints mystères. Prenons garde à la tentation de célébrer avec indolence ou tiédeur, parce que c’est une tentation du diable.

Nous devons nous souvenir que nous ne sommes pas les maîtres de la liturgie, mais ses humbles ministres, sujets à une discipline et à des lois. Nous sommes responsables de la formation de ceux qui nous assistent dans le service liturgique, tant en ce qui concerne l’esprit et la force de la liturgie que ce qui touche à ses lois. Parfois, j’ai vu des prêtres s’écarter et se mettre de côté pour laisser des ministres extraordinaires distribuer la sainte communion : cela n’est pas acceptable parce que c’est autant une négation du ministère du prêtre qu’une cléricalisation des laïques. Lorsque cela se produit, c’est le signe que la formation a été particulièrement médiocre, et cela doit être corrigé (cf. Mt 14,18-21). « Jésus pris les cinq pains et les deux poissons... il les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule... et tous ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes » (Mc 6,30-44).

J’ai également vu des prêtres, des évêques, habillés pour célébrer la sainte messe, sortir leurs téléphones ou leurs appareils photos et s’en servir au cours de la sainte liturgie. Cela est révélateur de ce qu’ils croient assumer comme mission lorsqu’ils revêtent les vêtements liturgiques qui nous habillent et nous transforment enalter Christus, et plus profondément encore, en ipse Christus, c’est-à-dire le Christ lui-même. C’est un sacrilège. Aucun évêque, prêtre, ou diacre habillé pour le service liturgique ou présent dans le sanctuaire ne devrait prendre de photographies, même pendant les messes avec un grand concours de concélébrants. Le fait est que tristement cela arrive souvent au cours de ces messes, ou encore que des prêtres parlent entre eux ou que d’autres s’assoient nonchalamment. C’est urgent, à mon sens, de réfléchir et de poser la question de l’idonéité de ces immenses concélébrations, surtout si des prêtres adoptent des attitudes si scandaleuses et indignes du mystère célébré, ou si la taille extrême de ces concélébrations conduit à un risque de profanation de la Sainte Eucharistie."

© Cardinal Robert Sarah, Sacra Liturgia UK

[Mgr Williamson - Initiative St Marcel] Mgr Fellay - III

SOURCE - Mgr Williamson - Initiative St Marcel - 20 aout 2016
Trois Évêques ont dit la vérité, mais « Il n’y a personne d’aussi aveugle
Que celui qui ne veut pas voir » – il ferme son esprit.

À la lecture des deux récents numéros de ces Commentaires sur l’état d’esprit du Supérieur Général de la Fraternité Saint Pie X derrière sa poussée implacable vers un accord purement pratique avec les autorités de l’Église de Rome, un bon ami m’a rappelé que les idées qui l’inspirent il les avait exposées il y a quatre ans dans sa Lettre du 14 avril 2012 où il répondait aux trois autres Évêques de la Fraternité qui le mettaient sérieusement en garde contre tout accord purement pratique avec Rome. Aujourd’hui, plusieurs lecteurs de ces Commentaires ont peut-être oublié, ou n’ont jamais connu cet avertissement, ni la réponse de Mgr Fellay. De fait, cet échange de lettres en dit long sur un différend capital. Voici les lettres, en résumé cruellement bref comme d’habitude, avec un commentaire également bref –

La principale objection des trois Évêques contre tout accord pratique avec Rome sans accord doctrinal fut la profondeur du gouffre doctrinal entre la Rome conciliaire et la Fraternité traditionnelle catholique. Moins d’un an avant sa mort, Mgr Lefebvre disait que plus on analyse les documents de Vatican II et l’après-Concile, plus on se rend compte que le problème est moins telle ou telle erreur classique en particulier, même la liberté religieuse, la collégialité ou l’œcuménisme, qu’une « totale perversion de l’esprit » en général, qui sous-tend toutes les erreurs particulières et qui procède d’une « toute nouvelle philosophie fondée sur le subjectivisme ». Et quant à l’argument-clé de Mgr Fellay que les Romains ne sont plus hostiles mais plutôt bienveillants envers la Fraternité, les trois Évêques répondirent avec une autre citation de l’Archevêque : une telle bienveillance n’est qu’une « manœuvre », et rien ne saurait être plus dangereux pour « nos fidèles » que de « nous remettre entre les mains d’Évêques conciliaires et de la Rome moderniste ». Les trois Évêques conclurent qu’un simple accord pratique déchirerait la Fraternité et la détruirait.

À cette objection profonde, aussi profonde que le gouffre entre le subjectivisme et la vérité objective, Mgr Fellay répondit (cherchez Mgr Fellay, 14 avril 2012 sur Internet) :— 1 que les Évêques étaient « trop humains et fatalistes ». 2 L’Église est guidée par le Saint-Esprit. 3Derrière la réelle bienveillance de Rome envers la Fraternité, il y a la Providence de Dieu. 4Affirmer que les erreurs du Concile constituent une « super-hérésie » est une exagération déplacée, 5 qui conduira logiquement les Traditionnalistes au schisme. 6 Pas tous les Romains ne sont modernistes, car il y en a de moins en moins qui croient en Vatican II, 7 au point où si Mgr Lefebvre était encore en vie, il n’hésiterait pas à accepter ce qu’offre Rome actuellement à la FSSPX. 8 Dans l’Église, il y aura toujours du froment et de la bale, en sorte que la bale conciliaire n’est pas une raison de reculer. 9 Combien j’aurais aimé recourir à vous trois pour me faire conseiller, mais chacun de vous, de façon différente, « avez fortement et passionnément refusé de me comprendre », et vous m’avez même menacé en public. 10 Opposer la Foi à l’Autorité est « contraire à l’esprit sacerdotal ».

Et finalement, le plus bref des commentaires sur chacun des arguments de Mgr Fellay –

1 « Trop humain » ? Comme le disait Mgr Lefebvre, le grand gouffre en question est philosophique (naturel) plutôt que théologique (surnaturel). « Trop fataliste » ? Les trois Évêques furent plutôt réalistes que fatalistes. 2 Est-ce que les hommes d’Église conciliaires sont guidés par le Saint-Esprit lorsqu’ils détruisent l’Église ? 3 Derrière la réelle malveillance de Rome est sa ferme résolution de dissoudre la résistance à la nouvelle religion Conciliaire de la part de la Fraternité – comme de tant d’autres congrégations Traditionnelles avant elle !4 Seuls les subjectivistes eux-mêmes ne peuvent voir la profondeur du gouffre entre le subjectivisme et la Vérité. 5 Les Catholiques objectivistes qui s’accrochent à la Vérité sont loin du schisme. 6 Les Francs-maçons tirent les ficelles à Rome. Tout non-moderniste n’y a aucun pouvoir réel. 7 Croire que Mgr Lefebvre aurait accepté l’offre actuelle de Rome est complètement le méconnaître. Le problème à la base est devenu bien pire qu’à son époque. 8La cuillère de Mgr Fellay est bien trop courte pour qu’il soupe en sécurité avec les diables (objectifs au moins) romains. 9 Les trois Évêques comprirent parfaitement Mgr Fellay, mais il ne voulut pas entendre ce que tous les trois avaient à lui dire. Se croit-il infaillible ? 10 Saint Paul, c’est sûr, s’imagina que l’Autorité peut s’opposer à la Foi – Gal. I, 8–9 ; II, 11. Saint Paul manquait-il de « l’esprit sacerdotal » ?

Kyrie eleison.

[RT.com] «Une bande d’excités qui n’ont rien de catholique» : l’abbé de Sainte-Rita condamne l’agression

SOURCE - RT.com - 20 août 2016
Après la diffusion d’une vidéo choquante montrant un extrémiste catholique asséner un violent coup au visage d’un passant de couleur, au cours d’une prière de rue devant l’église Sainte-Rita à Paris, l’abbé de Tanoüarn a dénoncé un «geste stupide».

Certains s’étaient réjoui de l’agression, assurant que l’homme terrassé était coupable de «blasphème» et avait été «châtié pour son impolitesse». En charge de l’église parisienne promise à la démolition, devant laquelle s’est déroulée la scène, l’abbé traditionaliste Guillaume de Tanoüar est sorti du silence pour condamner cet acte.
  
«Une bande d'excités, qui n'ont rien de catholique et qui se prennent pour des soldats du Christ, selon l'intitulé de leur propre film, exaltent leur "haut-fait"», a déploré le religieux dans un billet publié sur son blog personnel.
  
L’abbé, qui était en charge de l’église avant sa fermeture récente par les forces de l’ordre, a ensuite précisé : «A part l'un d'entre eux, avec qui j'ai déjà eu fort à faire, je ne reconnais aucun des jeunes avec lesquels nous avons défendu Sainte-Rita par la non-violence. Ils font apparemment partie d'un groupe qui est étranger à Sainte-Rita mais profite de l'intervention scandaleuse des forces de l'ordre cet été, pour donner le spectacle de "catholiques radicalisés"».
  
Jugeant que ce «geste stupide» a engendré une mauvaise publicité, l’abbé de Tanoüarn conclut : «Ce soir Sainte-Rita est outragée par quelques marginaux qui s'intitulent ses défenseurs et qui sont ses fossoyeurs.»
  
Promise à la démolition depuis plus d’un an et évacuée de force par la police le 3 août 2016 alors qu’elle était occupée par des croyants, l’église Sainte-Rita, dans le XVe arrondissement de Paris, est devenue un symbole pour des dizaines de catholiques traditionalistes. Depuis sa fermeture, plusieurs messes spontanées ont en effet été organisées devant le lieu de culte.
  
Entre le 15 et le 19 août, une dizaine de personnes se sont rassemblées pour prier dans la rue, devant l’emplacement de l’église. Alors qu’un homme de couleur s’approchait des fidèles, l’un d’eux s’est levé et lui a asséné un violent coup de poing en plein visage, le propulsant au sol.
Certains se réjouissent de l'agression
  
La vidéo choquante a été publiée sur plusieurs sites, dont un compte YouTube baptisé «Les Soldats du Christ», et parfois accompagnée de commentaires approuvant le geste.
  
L’organisation extrémiste chrétienne française Deus Vult, qui organisait la prière de rue, a démenti que l’agresseur soit l'un de ses membres.
  
«La personne ayant défendu le chapelet devant Sainte Rita en vidéo sur notre page, ne fait pas à notre connaissance parti [sic] de notre mouvement. Cependant, nous restons solidaires de son geste chrétien et lui souhaitons une belle carrière sportive», peut-on lire sur le site du groupuscule.