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Actualité(s) du Traditionalisme Catholique

21 juin 2016

[Abbé Theresian Babu Xavier, fsspx] 30 ans de gratitude - «Aujourd'hui, le salut est arrivé en Inde»

SOURCE - Abbé Theresian Babu Xavier, fsspx - mise en ligne par La Porte Latine - 13 mai 2016

Il était une fois un homme nommé Zachée. C’était un tout petit bout d’homme qui rentrait dans son livre de comptes combien d'argent chaque personne devait au gouvernement fédéral. Pour aggraver les choses, il avait la réputation de cibler malhonnêtement des groupes qu'il n'aimait pas. Il les taxait régulièrement avec des impôts plus élevés. Zachée avait une horrible réputation. En fait, certains ont affirmé qu'il était l'homme le plus impopulaire de tout le village de Jéricho. Les villageois l’évitaient, sa famille l'avait renié, et ses propres clients avaient placé dans sa cour des pancartes sur lesquelles était écrit : "Ne me marchez pas dessus".

C’est lors d’une de ces paisibles journées que Zachée entendit un groupe de ses ex-amis parler dans la cour. « Jésus vient à Jéricho ! », crièrent-ils. « Il sera là dans l'heure ! » Les yeux de Zachée sont maintenant grand ouverts. Est-ce possible ? Le célèbre Jésus de Nazareth vient dans notre bourgade ? Zachée avait entendu beaucoup de rumeurs au sujet de Jésus. Beaucoup de gens disaient qu'il était un faiseur de miracles envoyé du ciel. « Je dois voir Jésus de mes propres yeux... », se dit-il en lui-même. « S'il peut guérir les autres, peut-être pourra-t-il aussi me pardonner mes opérations malhonnêtes ». Comme les foules s’agglutinent près des portes de Jéricho pour saluer le Sauveur, Zachée se trouve coincé, assez loin. Et vu qu’il est minuscule de stature, il ne peut rien voir ! Il a une bonne tête de moins que les gens autour de lui… « Quelle horreur, pense-t-il, à cette distance, je ne pourrai jamais l’apercevoir ! »

En désespoir de cause, Zack saute dans le sycomore le plus proche et monte de toutes ses forces dans l’arbre pour obtenir une meilleure vue. Jésus s’approche immédiatement du grand arbre. Il s’arrête devant le sycomore et lève les yeux vers ses branches. À la grande surprise des gens debout à proximité, Jésus dit alors : « Bonjour, Zachée.... Descends de cet arbre, car aujourd'hui, je vais manger dans ta maison ». Les gens sont choqués. Pourquoi Jésus va-t-il manger chez Zachée ? Ne sait-il pas qui il est ? Les gens commencent à murmurer : « Jésus va être l'invité d'un pécheur... »

Zachée savait très bien qu'il avait roulé les habitants de Jéricho. Alors quand Jésus arrive à sa porte, il avoue tout à Notre-Seigneur. Et à voix haute, il déclare : « J’ai un profond regret pour les fautes de ma vie passée » ; avec le ferme propos, Zachée déclare à Jésus : « Je vais distribuer la moitié de ma fortune aux pauvres et ceux que j’ai spoliés, je leur rembourserai le quadruple ! » Jésus lit dans le cœur de Zachée et Il sait qu’il entend bien réaliser ce qu'il affirme. Jésus sait qu'il a la contrition pour ses méfaits. « Aujourd'hui, dit Jésus en guise de bénédiction, le salut est arrivé pour cette maison ».

Cette histoire célèbre, rapportée dans l’évangile de saint Luc, sert d’allégorie à un événement qui a eu lieu récemment, au 20è siècle.

De la même manière que Jésus entra dans la maison de Zachée il y a 2000 ans, ainsi la Fraternité Saint-Pie X a honoré l'Inde de sa venue, il y a 30 ans. Contrairement à de nombreux pays, la lutte pour la Tradition catholique après Vatican II y avait lieu en sourdine et était de peu d'importance en Inde. Puisque la majorité de l'Inde est païenne, il y avait très peu de catholiques prêts à prendre position contre les nouveautés au sein de l'Eglise. Il y avait seulement en Inde un petit reste de catholiques traditionnels ayant le désir de la messe en latin. Ces petits groupes de catholiques fervents ont grimpé dans le sycomore et interpellé à haute voix le fameux prélat.

Mgr Lefebvre a entendu des cris provenant de l'arbre. Il s’est approché et a dit au peuple de l'Inde: «ce soir, je dois demeurer dans ta maison». Et les gens ont commencé à murmurer : «Il est l'invité d'un pays païen...»

Mgr Lefebvre a envoyé les abbés Laroche et Fellay (aujourd'hui Mgr Fellay) pour étudier la possibilité d’ouvrir un prieuré en Inde. Le 3 Septembre 1986, il a été officiellement inauguré. Ce jour-là, nous avons entendu les mots: «Aujourd'hui, le salut est arrivé en Inde».

Oui, Zachée a reçu le pardon. Mais il a reçu quelque chose d'autre, quelque chose de plus grand : Notre Seigneur lui-même!! Notre-Seigneur va rester chez lui. Que peut-il demander d’autre ? Lui, l'Emmanuel, sera chez Zachée.

Et notre pays de l'Inde a reçu une bénédiction similaire. Les trois dernières décennies ont été une période de grande grâce dans notre pauvre pays.La Fraternité Saint-Pie X a travaillé sans relâche dans le vignoble de l'Inde. Les prêtres de la Fraternité ont établi le royaume de Dieu sur notre sol. Ils représentent la plus grande bénédiction de Dieu sur notre pays.

Grâce à la présence de la Fraternité Saint-Pie X et de ses prêtres, combien de sacrifices ont été offerts depuis 1986 ? Combien de prêtres ont découvert la messe de toujours ? Combien d'âmes sont maintenant nourries de la vraie doctrine et de la piété? Combien de pécheurs sont absous de leurs péchés ? Combien d'âmes ont maintenant accès aux sacrements?

Quelle aurait été la situation si la Fraternité n’avait pas été là? Les gens parleraient-ils aujourd’hui de Tradition dans notre pays? Et la messe en latin? Et que dire de ces très nombreuses âmes dans le besoin, en particulier celles des petits? Auraient-ils accès au trône de la grâce? Au cœur de Jésus, brûlant si tendrement par amour?

Proclamons avec conviction les sentiments de Zachée: «Merci, chère Fraternité Saint-Pie X ! Merci, Mgr Lefebvre! Merci, Mgr Fellay! Merci,Monsieur l’abbé Schmidberger! Merci, MM. les abbés Stehlin et Couture! Deo gratias et Mariae! »

Abbé Theresian Babu XAVIER, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, Prieur de Palayamkottai

[breizh-info.com] Loire-Atlantique : une messe traditionnelle en latin dans le Pays de Retz cet été

SOURCE - breizh-info.com - 20 juin 2016
Une messe traditionnelle de rite tridentin – en latin – sera célébrée pour la première fois cet été dans le Pays de Retz, sur la commune de Pornic, au sud de la Bretagne. Une célébration de rite tridentin existait déjà depuis 2008 en l’église de la Madeleine, une section communale de Guérande, sur la rive nord de la Loire, l’été. A Pornic la célébration sera assurée par des prêtres du diocèse.

La lettre n°341 du 26 juin 2012 de la Paix Liturgique indique qu’à l’époque, une demande de messe traditionnelle existait déjà dans le pays de Retz, entre Pornic et Saint-Brévin. Cette demande ancienne se heurtait à deux problèmes, la centralité exercée par les paroisses traditionnelles nantaises (la FSSPX au prieuré Saint-Louis, et à l’école de la Placelière à Château-Thébaud, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre à l’église Saint-Clément), et le fait, pour les demandes émanant de groupes de familles à cheval entre plusieurs paroisses que « le problème pour le curé est de pouvoir proposer une célébration suffisamment centrale pour fédérer les demandeurs sans bouleverser le calendrier existant des paroisses », écrivait alors la Paix Liturgique.

La messe traditionnelle sera célébrée cet été du 10 juillet au 21 août 2016, nous apprend le Forum Catholique ; l’église choisie est celle du Clion sur Mer, une section de commune de Pornic située à l’intérieur des terres, un peu à l’écart de la route de Port-saint-Père et de Nantes. La messe aura lieu à 9 heures les dimanches et lors de la fête de l’Assomption le 15 août. Les personnes qui souhaitent plus de renseignement ou qui voudraient aider à la chorale ou au service de messe peuvent envoyer un message à l’adresse suivante : messeclion@free.fr Cette décision a été annoncée dans les vœux du père Arnaud de Guibert qui précise que le Clion a choisi pour sa centralité, pour l’existence d’une autre messe dominicale, avancée au samedi 19h, et parce que « à la demande de l’évêque il fallait aussi que les Messes soient célébrées sur le même autel, ce qui nécessite un emmarchement adéquat devant l’autel ». L’horaire permet quant à lui aux curés de célébrer une autre messe, ordinaire celle-là, dans la foulée, à 11h, ailleurs dans leurs paroisses.

La célébration sera assurée par les curés des paroisses avoisinantes : Saint-Jean le Baptiste en Retz (Pornic, Sainte-Marie, Le Clion, La Bernerie, Les Moutiers), Saint-Gildas de la Mer (la Plaine, Préfailles, Saint-Michel-Chef-Chef et son annexe de Tharon-Plage), Saint-Vital en Retz (Chauvé, Frossay, la Sicaudais – section de commune d’Arthon-en-Retz – Saint-Père en Retz, Saint-Viaud) et Saint-Nicolas de l’Estuaire (Corsept, Saint-Brévin, Paimboeuf). Le Père Arnaud de Guibert est le curé titulaire des deux premières, le père Christophe de Cacqueray des deux autres. Ce dernier, qui fut précédemment en poste à Saint-Pierre sur Loire (Ligné, Le Cellier, Saint-Mars du Désert, Couffé, Mouzeil) près d’Ancenis a été formé au séminaire français de Rome où il avait été envoyé par Mgr Marcus, évêque de Nantes de 1982 à 1996.

« Je suis entré au séminaire juste après le bac, et Mgr Marcus voulait que j’aie des diplômes pour ne pas être désemparé si je ne devenais pas prêtre », nous confie en toute modestie le père de Cacqueray. Suite au Motu Proprio prononcé par Benoit XVI en 2007 qui libéralisa la messe traditionnelle dans les paroisses, et permit à des groupes de familles stables et constitués de la demander, « j’ai appris à dire la messe en latin, afin d’être en mesure de répondre à ces familles ». Lorsqu’il est arrivé en Pays de Retz courant 2012, « un groupe de paroissiens est venu me voir pour demander une messe traditionnelle ; mais ils étaient très peu nombreux ». Qu’est-ce qui a changé ? « Il y a un vrai projet d’accueil, ils ont pris contact avec des vacanciers qui aiment cette liturgie mais qui allaient avant à Nantes ou à Guérande pour en profiter, ils s’organisent, il y aura une chorale, des servants de messe, c’est solide ». En revanche la généralisation à l’année est pour l’instant exclue : « certes, les demandeurs sont des gens bien intégrés aux paroisses l’hiver, mais à l’année ils sont trop peu nombreux ».

Le père Arnaud de Guibert, né en 1969, a été formé au séminaire inter-diocésain d’Angers-Nantes. Vicaire à Vallet, puis le Pouliguen, il a été curé à Nozay-Derval avant d’arriver à Pornic il y a quatre ans. Par le passé, il avait accueilli la messe traditionnelle à Mouais, lorsqu’elle a été dite un dimanche sur deux par le père Jimenez Torres : « c’était alors une demande de Châteaubriant, qu’on avait accueilli. L’église de Mouais est jolie, elle était de taille adaptée à la demande, centrale, avec un autel où on peut célébrer des deux côtés, et elle était libre un dimanche sur deux ». Cependant l’expérience n’a pas tenu, notamment parce que les paroissiens venaient d’un peu partout et que le caractère irrégulier de la célébration nuisait à la stabilité du groupe dans la durée. A Pornic, « j’ai eu des demandes de paroissiens en vacances et d’autres qui sont là à l’année et qui vont aussi à la forme ordinaire [la messe issue du Concile, en français, NDLR]. J’ai appris à la dire, notamment à l’abbaye de Randol et j’ai aussi été formé par certains de mes paroissiens qui connaissent cette liturgie. » Les deux curés diront la messe traditionnelle à tour de rôle.

Cette messe d’été au Clion s’ajoute aux célébrations de la messe tridentine déjà assurées par des curés du diocèse de Nantes : l’été aussi à la Madeleine, à l’année dans deux chapelles des Sorinières (la Maillardière) et de Couëron (l’Erdurière) ainsi que par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre en l’église Saint-Clément de Nantes, un apostolat solide et actif, avec chorale, groupe de scouts, cours pour étudiants et adultes etc. Elle s’inscrit aussi dans la normalisation progressive de la messe en latin au sein des diocèses de France, selon les prescriptions du Motu Proprio de 2007 ; en 2015, il n’y avait plus que 14 diocèses de France où aucune messe diocésaine traditionnelle n’était célébrée, et aucun en Bretagne. Toutes origines confondues, la Bretagne compte aujourd’hui 38 célébrations dans 37 lieux de culte. Un sondage réalisé en 2012 par la Paix Liturgique montre que si la messe traditionnelle était célébrée dans leur paroisse, 30.3% des catholiques pratiquants de Loire-Atlantique y assisteraient chaque semaine et 18.1% une à deux fois par mois, ce qui augurait alors de bonnes perspectives pour son développement dans le département. Riche et universelle, la messe traditionnelle, la messe de toujours trouve de mieux en mieux sa place dans les paroisses bretonnes.

[Riposte Catholique] Sous pression, Mgr d’Ornellas rencontre les tradis

SOURCE - Riposte Catholique - 21 juin 2016
A Rennes, les fidèles traditionalistes n’ont pas l’intention de se laisser faire. Des affiches réclamant « la liberté religieuse » ont été collées sur des bâtiments sur les fenêtres de la maison de la communication du diocèse, rue du Père-Lebret, dans la nuit de samedi à dimanche, ainsi qu’à la maison diocésaine située à une centaine de mètres, rue de Brest. Sur un fond noir, on peut y lire : « Oui à la liberté religieuse » ; « Oui à la messe traditionnelle à Rennes » et « Non à la fermeture de la chapelle Saint-François ». Jelle Lemaitre, chargé de communication au diocèse, ne s’y attendait pas :
« Nous sommes surpris et même abasourdis par cette démarche. Il n’est pas question de supprimer la messe traditionnelle à la chapelle Saint-François ».
Aussi, dès lundi, Mgr d’Ornellas a rencontré ces catholiques pour les rassurer, ce que sa lettre lue dimanche n’est pas parvenue à réaliser. Durent 2 heures, l’archevêque a écouté au répondu aux membres du bureau de l’association Saint-Benoît-de-Nursie, qui gère la chapelle Saint-François. Néanmoins, suite à l’affichage sauvage, une double plainte contre X a été déposée par le diocèse. Pour sa part, le président de l’association « regrette » ces collages et reconnaît un « débordement ».

Sur le fond, si la messe à la chapelle Saint-François semble maintenue, rien n’est encore certain concernant le remplacement de l’abbé Cristofoli, membre de l’Institut du Christ-Roi souverain. Mgr d’Ornellas dit attendre d’avoir un échange avec le supérieur provincial de l’Institut pour prendre position. La messe sera-t-elle donc assurée par un ou plusieurs prêtres diocésains, comme cela a aussi été annoncé par ailleurs ? Une solution mixte ? L’association reste « inquiète et préoccupée »

20 juin 2016

[Ouest France] Rennes. Tension entre le diocèse et des catholiques traditionnels

SOURCE - Ouest France - 20 juin 2016
Des affiches réclamant "la liberté religieuse" ont été posées sur des bâtiments du diocèse par des catholiques traditionnels qui craignent pour l’avenir de leur culte. Le diocèse rassure les fidèles.

Une vingtaine d’affiches ont été collées sur les fenêtres de la maison de la communication du diocèse, rue du Père-Lebret, dans la nuit de samedi à dimanche, ainsi qu’à la maison diocésaine située à une centaine de mètres, rue de Brest. 

Sur un fond noir, on peut y lire : "Oui à la liberté religieuse" ; "Oui à la messe traditionnelle à Rennes" et "Non à la fermeture de la chapelle Saint-François".
700 fidèles
"Nous sommes surpris et même abasourdis par cette démarche. Il n’est pas question de supprimer la messe traditionnelle à la chapelle Saint-François", indique Jelle Lemaitre, chargé de communication au diocèse.

Depuis une semaine, la tension est palpable chez les catholiques traditionnels qui exercent leur culte à la chapelle Saint-François, dans le quartier de Cleunay. Cette communauté regroupe environ 700 fidèles. L’annonce du départ de leur prêtre (ici depuis 8 ans), dans le cadre du mouvement annuel des prêtres du diocèse, a été mal vécue. Certains redoutent même la fermeture de la chapelle.

Un message de Mgr d’Ornellas visant à rassurer la communauté a été lu, ce dimanche, lors de l’office religieux.

19 juin 2016

[Abbé Alain Lorans, fsspx - DICI] Peppone au Vatican

SOURCE - Abbé Alain Lorans, fsspx - DICI - 17 juin 2016
Le Figaro du 9 juin nous apprend que Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du Parti de gauche – à gauche de la gauche –, aimerait bien séjourner à la Maison Sainte-Marthe où réside le pape François, car il a « des choses à lui dire ». Un peu comme si le maire communiste de Brescello souhaitait loger au presbytère de don Camillo…

Et que dirait Peppone Mélenchon au pape ? Ce qu’il a déjà écrit, à la mi-avril, lorsque ce dernier est revenu de Lesbos avec douze migrants musulmans : « Vive le pape ! (…) Je me sentais si proche de l’idée qu’illustrait alors le pape en ramenant à la maison douze refugiés. La fraternité humaine est une valeur d’action et une vertu politique. Décidément l’Eglise a vraiment élu un chrétien cette fois-ci ! (…) Le pape met tout le monde au pied du mur spectaculairement, directement et magnifiquement. »

Pour sa part, don Camillo racontait à ses ouailles, en 1953 – avant le Concile –, l’histoire du loup devant la bergerie : « Le loup se coucha devant la porte de l’enclos, avec un air plein de douceur ; il restait là et passait son temps à chanter de joyeuses petites chansons. De temps en temps, il se levait et allait brouter l’herbe qui poussait au pied du grillage.

– Oh ! regarde, regarde, s’étonnèrent les brebis ; il mange de l’herbe, lui aussi, comme nous. On ne nous avait jamais dit que les loups mangeaient de l’herbe.

– Je ne suis pas un loup, répondit le loup. Je suis une brebis comme vous. Une brebis d’une autre race.

Puis il expliqua que les brebis de toutes les races auraient dû s’unir et faire cause commune.

– Pourquoi, dit-il, enfin, pourquoi ne fondons-nous pas un Front démocratique des brebis ? (…)

– Il parle bien ! remarquèrent quelques brebis, il faut faire cause commune ! 

Et elles adhérèrent au Front démocratique des brebis ; et un beau jour, elles ouvrirent la porte au loup qui pénétra dans l’enclos… » (Giovanni Guareschi, Don Camillo et ses ouailles)

Plutôt que de recevoir au Vatican, comme ce fut le cas les 15 et 16 avril 2016, l’agnostique Bernie Sanders, les champions de la gauche populiste Evo Morales et Rafael Correa, ou encore le néo-malthusien Jeffrey Sachs, le pape ferait bien d’accueillir don Camillo à Sainte-Marthe.

Abbé Alain Lorans