TradiNews

Actualité(s) du Traditionalisme Catholique

31 juillet 2015

[Lettre à Nos Frères Prêtres - Abbé Bouchacourt - FSSPX] Nécessaire lucidité (éditorial)

SOURCE - Lettre à Nos Frères Prêtres - FSSPX - juin 2015

Deux faits doivent actuellement attirer notre attention vigilante. Il s’agit, d’une part, de la situation des chrétiens en pays d’islam qui, en de nombreux lieux, sont menacés, attaqués et même souvent assassinés sans autre forme de procès. Il s’agit, d’autre part, du centenaire de l’immense massacre qui, dans l’Empire ottoman, a décimé les Arméniens et d’autres minorités chrétiennes.

De ces réalités, nous devons lucidement, me semble-t-il, tirer trois conclusions importantes. La première, c’est qu’une partie de l’islam considère comme légitime, normal voire nécessaire de persécuter et d’exterminer les chrétiens. Peu importe de savoir, pour le moment, si cette conception du « djihad » est légitimement déduite des textes coraniques ou, comme le prétendent certains, s’il s’agit d’une interprétation erronée. La seule réalité à connaître est que, en vertu de l’islam ou contre son véritable esprit, une partie des musulmans est décidée à attaquer et à détruire le christianisme.

La deuxième conclusion, plus importante d’un point de vue religieux, c’est que l’islam (et ici dans toutes ses composantes) est en pleine expansion. Des milliers de mosquées sont construites tous les ans à travers le monde, les conversions se multiplient, ses fidèles se réveillent, se ressaisissent et se remettent à pratiquer assidûment, sa « visibilité» s’accroît chaque jour.

Cette situation doit nous interroger. Notre religion catholique est-elle, elle aussi, en expansion à travers le monde ? Construisons-nous des églises pour accueillir les fidèles issus de conversions? Les anciens fidèles pratiquent-ils en masse, les séminaires sont-ils pleins ? Si tel n’est pas le cas, il est à craindre que l’islam ne finisse par submerger le christianisme.

Mais c’est la troisième conclusion qui est la plus urgente à considérer. L’Histoire nous apprend que la progression de l’islam ne peut être stoppée que par une foi vive et rayonnante. Aucune armée, aucun « drone », aucune mobilisation purement temporelle ne suffira pour arrêter une progression qui possède une dimension spirituelle.

L’Afrique, l’Asie mineure et une bonne partie du Moyen Orient connaissaient des chrétientés nombreuses, mais minées par le schisme, l’hérésie, le relâchement spirituel : ces chrétientés ont été littéralement englouties par l’islam conquérant. Au contraire, c’est par une foi ardente et pleinement orthodoxe que les Maronites du Liban ou les Espagnols de la Reconquista ont pu faire pièce aux assauts musulmans et demeurer catholiques.

Soyons lucides et courageux : l’unique voie de salut pour l’avenir de la religion catholique en nos pays est une foi brûlante qui informe toute la vie.

[Lettre à Nos Frères Prêtres - FSSPX] La loi de notre sainteté sacerdotale

SOURCE - Lettre à Nos Frères Prêtres - FSSPX - juin 2015

La loi de sainteté joue dans l’histoire du salut un rôle de premier plan. A son peuple élu, à Israël, Dieu impose impérieusement cette loi : « Soyez saints car moi, Yahvé, votre Dieu, je suis saint! » (Lv 19, 2).

Cette consigne, saint Pierre la redonne au nouveau Peuple de Dieu, en reprenant d’ailleurs le Lévitique : « De même que celui qui vous a appelés est saint, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : “Vous serez saints, puisque moi je suis saint” » (1 P 1, 16). Et saint Pierre ajoute : « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte » (1 P 2, 9).

Si tout le nouveau Peuple de Dieu, le peuple des chrétiens baptisés, est soumis à la loi de sainteté, si saint Paul appelle les fidèles « les saints par vocation » (Rm 1, 7 ; 8, 28), les prêtres conducteurs et exemples de ce Peuple doivent l’être à plus forte raison.

Les paroles du Lévitique concernant les prêtres de l’ancienne Loi atteignent de plein fouet ceux de la nouvelle Loi que nous sommes : « Ils seront consacrés à leur Dieu et ne profaneront pas le nom de leur Dieu » (Lv 21, 6).

La sainteté qui nous est demandée est celle de l’Église, royaume de Dieu, royaume du Christ qui, pour être visible, n’en est pas moins essentiellement le royaume intérieur des âmes où règne le Christ par son Esprit. Le prêtre, collaborateur de l’évêque, représente en ce royaume spirituel le Christ Souverain Prêtre, Saint de Dieu et sanctificateur des hommes.

C’est pourquoi la loi de sainteté s’impose au prêtre : de la part du Christ-Pontife auquel il est configuré ; de la part de l’Église dont il est le ministre ; de la part des âmes dont il est le sanctificateur.

30 juillet 2015

[Mgr Williamson - Initiative St Marcel] La Confiance Supplie

SOURCE - Mgr Williamson - Initiative St Marcel - 25 juillet 2015
Sur l’Église semble maintenant régner la folie.
C’est de la confiance du Psalmiste que nous avons besoin au milieu de nos douleurs.

Lorsque dans les temps modernes le monde tourna le dos à Dieu, croyait-il vraiment que Dieu ne le remarquerait pas, ou qu’Il n’en aurait cure ? La folie d’aujourd’hui atteint son comble où de plus en plus d’âmes se rendent compte qu’une intervention divine est devenue absolument nécessaire, et qu’elle sera un acte grandiose de miséricorde. Or pour ne pas perdre espoir d’ici là, voyons à quel point déjà à l’époque de l’Ancien Testament le Psalmiste suppliait Dieu d’intervenir, sans douter un seul instant qu’il ne pût le faire. Les Psaumes sont une école de prière divinement inspirée pour tous les temps, et ils conviennent tout aussi bien au Nouveau Testament qu’à l’Ancien. Voici le Psaume LXXIII (74 pour la numérotation moderne. Version Crampon.) :—

A. L’ANXIÉTÉ 1 Pourquoi, ô Dieu, nous avez-Vous rejetés pour toujours ? Pourquoi votre colère est-elle allumée contre le troupeau de votre pâturage ? 2 Souvenez-Vous de votre peuple [ catholique ] que Vous avez acquis aux jours anciens, que Vous avez racheté pour être la tribu de votre héritage ! Souvenez-Vous de votre montagne de Sion [ l’Église catholique ] où Vous faisiez votre résidence, 3 portez vos pas vers ces ruines irréparables ; l’ennemi a tout ravagé dans le sanctuaire [ du Novus Ordo ]. 4 Vos adversaires ont rugi au milieu de vos saints parvis [ ex. la liturgie ] ; ils ont établi pour emblèmes leurs emblèmes. 5 On les a vus, pareils au bûcheron, qui lève la cognée dans une épaisse forêt. 6 Et maintenant, toutes les sculptures ensemble ; ils les ont brisées à coups de hache et de marteau. 7 Ils ont livré au feu votre sanctuaire ; ils ont abattu et profané la demeure de votre nom. 8 Ils disaient dans leur cœur : “ Détruisons-les tous ensemble [ les jours de fête catholiques ] ! “ Ils ont brûlé dans le pays tous les lieux saints. 9 Nous ne voyons plus nos signes ; il n’y a plus de prophète, ni personne parmi nous qui sache jusques à quand . . . 10 Jusques à quand, ô Dieu, l’oppresseur insultera-t-il, l’ennemi blasphémera-t-il sans cesse votre nom ? 11 Pourquoi retirez-vous votre main et votre droite ? Tirez-la de votre sein et détruisez-les !

B. LA CONFIANCE 12 Pourtant Dieu est mon roi dès les temps anciens, lui qui a opéré tant de délivrances sur la terre. 13 C’est Vous qui avez divisé la mer par votre puissance, Vous qui avez brisé la tête des monstres dans les eaux. 14 C’est Vous qui avez écrasé les têtes de Léviathan, et l’avez donné en pâture au peuple du désert. 15 C’est Vous qui avez fait jaillir la source et le torrent, Vous qui avez mis à sec les fleuves qui ne tarissent pas. 16 À Vous est le jour, à Vous est la nuit ; c’est Vous qui avez créé la lune et le soleil. 17 C’est Vous qui avez fixé toutes les limites de la terre ; l’été et l’hiver, c’est Vous qui les avez établis.

C. LA SUPPLICATION 18 Souvenez-Vous : l’ennemi insulte Yahweh, un peuple insensé blasphème votre nom ! 19 Ne livrez pas aux bêtes l’âme de votre tourterelle [ les Catholiques qui gardent la Foi ], n’oubliez pas pour toujours la vie de vos pauvres. 20 Prenez garde à votre alliance [ l’Église catholique ] ! car tous les coins du pays sont pleins de repaires de violence [ le Nouvel Ordre Mondial ]. 21 Que l’opprimé ne s’en retourne pas confus, que le malheureux et le pauvre puissent bénir votre nom ! 22 Levez-Vous, ô Dieu, prenez en main votre cause ; souvenez-Vous des outrages que Vous adresse chaque jour l’insensé. 23 N’oubliez pas les clameurs de vos adversaires, l’insolence toujours croissante de ceux qui Vous haïssent.

Kyrie eleison.