17 juin 2019

[Jean-Pierre Maugendre - Renaissance Catholique] Vers une contre-révolution catholique ?

SOURCE - Jean-Pierre Maugendre - 17 juin 2019

Renaissance Catholique À une semaine d’intervalle deux signaux, en apparence contradictoires, ont été émis par les catholiques de France.

D’une part le score électoral très modeste de François-Xavier Bellamy aux élections européennes, même dans les isolats catholiques votant traditionnellement à droite de l’ouest parisien, atteste qu’une part notable de la bourgeoisie catholique accorde plus d’importance à la défense de ses intérêts matériels qu’aux principes moraux défendus par l’Église.

D’autre part, la nouvelle progression très sensible du nombre de participants au pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres ( 14 000 participants, moyenne d’âge : 21 ans), atteste qu’une part significative, et la plus jeune, du catholicisme contemporain est capable de sacrifier trois journées de vacances pour prier, souffrir, être enseignée, vivre en autarcie une micro-chrétienté itinérante, participer à une liturgie sublime et immémoriale et écouter les paroles de feu et de combat d’un évêque, Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines- Bruxelles qu’il n’aurait été possible d’entendre, il y a quelques décennies, que dans la bouche de… Mgr Lefebvre. Les fidèles de ce dernier rassemblant de leur côté 4 000 marcheurs dont 1 600 pour la colonne enfants-adolescents, aux mêmes dates, mais en sens inverse.
Deux catholicismes se font face
Deux catholicismes se font face. Un catholicisme vieillissant, sociologiquement installé, bourgeois, résiduel qui a d’autant plus pris son parti du monde tel qu’il est qu’il y a, confortablement, trouvé sa place. C’est le catholicisme institutionnel, dominant, de la conférence des évêques de France, de l’enseignement catholique, de la direction de l’ICES.

Là-contre, émerge, chaque jour plus puissant, un catholicisme que dans un passionnant essai intitulé Une contre-révolution catholique. Aux origines de la Manif Pour Tous le sociologue Yann Raison du Cleuziou a qualifié de « catholicisme observant ». Ce catholicisme observant, autrefois on aurait dit « intransigeant », se fixe comme objectif prioritaire la transmission intégrale de la foi catholique et n’a pas renoncé à féconder la société civile des valeurs de l’Évangile. Il est un fait que depuis une cinquantaine d’années les deux structures privilégiées de transmission de la foi qu’étaient l’Église et l’école catholique ont largement renoncé à leur mission. Le catéchisme n’est plus enseigné, une liturgie désacralisée fait l’impasse sur la transcendance de Dieu et ses mystères, etc. N’ont réussi à transmettre le dépôt sacré de la foi, sauf exceptions, que les familles qui ont trouvé en elles-mêmes les ressorts moraux, intellectuels et spirituels de la transmission. A l’aune de ce constat, le catholicisme s’est réduit à une partie de la bourgeoisie catholique, accompagnée par quelques prêtres, qui avait les moyens intellectuels de résister à l’apostasie immanente des « nouveaux prêtres » selon l’expression de Michel de Saint-Pierre. Yann Raison du Cleuziou, comme avant lui Guillaume Cuchet dans Comment notre monde a cessé d’être chrétien confirme que seules ces familles observantes ont transmis et transmettent encore la foi. Le catholicisme de gauche est mort, même si son cadavre bouge encore dans les officines épiscopales.
Des lieux de rencontre
La Manif pour Tous, comme le Pèlerinage de Chrétienté à la Pentecôte, a été le lieu de rencontre de ces différentes familles « observantes » soit : la mouvance charismatique (Emmanuel, Béatitudes), les néo-classiques (communautés Saint-Jean, Saint- Martin), les traditionalistes (Communautés Ecclesia Dei et Fraternité Saint Pie X). Les uns et les autres acceptent de vivre en opposition avec les valeurs dominantes de la société post moderne, par fidélité à la loi de Dieu. Le point de clivage le plus apparent entre ces différentes mouvances est, bien sûr, la question liturgique. Les jeunes générations sont, d’un côté comme de l’autre, moins sensibles à cette ligne de fracture sans doute amenée à s’estomper au fil du temps au bénéfice d’une liturgie réformée resacralisée voire de la liturgie traditionnelle. Aujourd’hui 25% des ordinations sacerdotales en France sont effectuées selon la forme extraordinaire du rite romain alors que les traditionalistes ne représentent que 3 ou 4 % des catholiques. De nombreux évêques, que leur histoire ne prédisposait guère à célébrer cette forme du rite romain, s’y mettent peu à peu. Citons Mgr Cattenoz à Avignon, Mgr Rey, de la communauté de l’Emmanuel, à Toulon, Mgr Aillet, de la communauté saint Martin à Bayonne. La fécondité « vocationnelle » de la messe traditionnelle est un fait qui n’est plus à démontrer, uniquement contredit par l’essor de la communauté Saint-Martin. Ce tableau des catholiques observants serait incomplet si n’était notée leur relation « décomplexée » avec l’épiscopat français, fruit d’une histoire tumultueuse. La communauté Saint Martin trouve son origine à Gênes, car son fondateur, l’abbé Guérin était persona non grata en France malgré son acceptation de la réforme liturgique. Pendant plusieurs années, de 1983 à 1989, les pèlerins de la Pentecôte à Chartres n’ont pas eu le droit de faire célébrer la messe dans la cathédrale. Tout est « oublié, pardonné », mais… Inexorablement, pour des raisons simplement biologiques, le poids des catholiques observants est amené à croître dans l’Église de France. Qui sauvera le diocèse de Montauban dont l’évêque, Mgr Ginoux, vient de confier à l’Homme nouveau que la moyenne d’âge de son clergé est de 78 ans et que sur les 30 prêtres actifs de son diocèse la moitié sont étrangers, essentiellement africains ?
Quelle manifestation politique ?
L’émergence politique des catholiques observants s’est faite à l’occasion des manifestations pour la défense du mariage naturel. Traditionnellement ces catholiques étaient la chasse gardée du Front national. Les catholiques traditionalistes étaient nombreux au bureau politique du FN, la fête annuelle des BBR commençait par la célébration de la messe traditionnelle, le programme était très inspiré de la doctrine sociale de l’Église rappelant le caractère sacré de la vie humaine innocente, refusant la banalisation de l’avortement, promouvant le chèque scolaire, favorisant la liberté d’enseignement, etc. Sous la conduite de Marine Le Pen ce programme a été sensiblement édulcoré, le Rassemblement national ayant, désormais, sur l’avortement, l’euthanasie, la loi Léonetti des positions très politiquement correctes. Comme l’ont montré ses entretiens avec Samuel Pruvost dans son livre 2017 Les candidats à confesse la présidente du Rassemblement national semble entretenir un lourd contentieux non avec la foi, dit-elle, mais avec les chrétiens, ce qui ne simplifie pas les choses.

François-Xavier Bellamy, figure nouvelle de la vie politique, vrai ou faux ingénu, l’avenir le dira, intellectuellement très supérieur à l’ensemble de ses rivaux a accepté une mission impossible : assumer des valeurs conservatrices et, disons sommairement, de droite à la tête d’une organisation politique qui depuis des décennies trompe ses électeurs. Signe patent de la confusion des esprits : le successeur, provisoire, de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains est Jean Léonetti, promoteur de la loi portant son nom rendant possible l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert contre laquelle s’est élevé… François-Xavier Bellamy. Le fait est que le résultat des élections européennes n’a en aucune façon constitué un frein aux « avancées sociétales » puisque l’extension de la PMA est au menu de la rentrée parlementaire et que la GPA suivra inéluctablement.

Politiquement, ou plutôt électoralement, les catholiques observants se sentent un peu orphelins. Les sujets de société qui leur tiennent à cœur, car ce sont eux qui assurent la pérennité et la stabilité d’une société et d’une civilisation, ne leur semblent réellement portés par personne.
Vers un catholicisme religieux ?
Ces catholiques ont également conscience d’être une toute petite minorité (2% de pratique religieuse). Cependant l’émoi suscité par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a révélé qu’il existait encore, enfoui au fond de l’âme de bien des Français, un catholicisme latent, historique, identitaire et patrimonial. Est-ce que le défi de la contre-Révolution catholique pour les années à venir ne serait pas de faire évoluer cette religiosité d’inspiration catholique, somme toute essentiellement sociologique et affective, vers un catholicisme personnel et religieux. Voilà, peut-être, un bon sujet pour la prochaine réunion des évêques de France ?

Jean-Pierre Maugendre

15 juin 2019

[Mgr Williamson - Initiative St Marcel] Prométhée – I

SOURCE - Mgr Williamson - Initiative St Marcel - 15 juin 2019

Un Nouvel Humanisme ? Aussi vieux que le monde !
Mais causant dans l’Eglise, les maux les plus immondes.
  

Vatican II a été pour l’Église catholique un véritable fiasco. C’est pourquoi il est essentiel, pour que l’Eglise continue, que les catholiques, soucieux du salut de leur âme, s’efforcent d’identifier la cause d’un tel désastre. Il y a dix ans, le P. Alvaro Calderón, professeur de philosophie et de théologie thomiste au Séminaire Sacerdotal de la Fraternité Saint Pie X à La Reja (Argentine), a écrit un livre sur Vatican II pour montrer comment ce Concile avait substitué une religion de l’homme à la religion de Dieu. Ce livre comprend quatre parties : la première expose d’abord la nature de Vatican II, en donnant une définition en trois parties : l’officialisation d’un humanisme, grimé en catholique.

Vatican II, c’est d’abord un humanisme ; autrement dit, une glorification de l’homme usurpée aux dépens de Dieu. Certes, après le Moyen Age, se succédèrent une série d’humanismes : la Renaissance, la Réforme, la Révolution française. Cependant, à chaque fois, l’humanisme mourait de lui-même, dit Calderón, car il se coupait de l’Église catholique. Le résultat de tout cela ? Deux guerres mondiales ! Mais cette fois-ci, les ecclésiastiques eux-mêmes élaborèrent un humanisme nouveau qui serait compatible avec l’Église catholique. D’où l’introduction officielle, sans précédent, lors de Vatican II, de ce que l’Eglise avait toujours condamné comme étant une erreur grave. Mais cette fois-ci, les clercs avaient réussi à donner à cette erreur une apparence catholique. De cette façon, leur nouvel humanisme leur permettait de tendre la main au monde moderne centré sur l’homme, sans se couper de l’Église. Pour quel motif ? Soi-disant pour sauver à la fois l’homme moderne de son impiété, et l’Église de son isolement stérile. Au mieux, disons que les ecclésiastiques de Vatican II avaient de bonnes intentions ; au pire, ils savaient pertinemment que cette nouvelle alliance de forces contraires qu’ils proposaient ne servirait à rien sauf à détruire l’Église. Mais n’était-ce pas justement-là ce que voulaient les pires d’entre eux ?

Maintenant, examinons en quoi cette alliance nouvelle ne pouvait pas fonctionner. Tout simplement parce que Paul VI voulait instaurer un humanisme nouveau, qui ne serait ni inhumain, – c’est-à-dire tout orienté vers Dieu, comme l’était supposément la religion au Moyen Âge – ni totalement orienté contre Dieu, comme à notre époque moderne. Il devait réaliser un nouvel équilibre entre ces deux excès : un humanisme montrant combien la plus grande gloire de Dieu coïncide avec la gloire de l’homme. Assurément, l’homme est le chef-d’œuvre de la création. C’est pourquoi glorifier l’homme revient à glorifier Dieu. Et l’homme, par sa liberté, est l’image de Dieu. Donc, plus il est libre, plus il glorifie Dieu. Par conséquent, promouvoir la dignité et la liberté humaines, c’est non seulement glorifier l’homme, mais également Dieu. Toutefois, en partant du principe de la gloire de l’homme, qui ne voit le risque de s’en tenir en premier à la gloire de l’homme ? Plus profondément, Dieu est le seul et unique Etre Parfait qui n’a nullement besoin d’être ou de vouloir quoi que ce soit en dehors de Sa propre gloire intrinsèque. Ce n’est que pour Sa gloire extrinsèque qu’Il peut, à titre secondaire, vouloir ou désirer la bonté d’une créature en dehors de Lui-même. Au final, la vérité est que tout, en Dieu, comme dans l’homme, se rapporte d’abord et entièrement à Dieu ; et ce n’est que secondairement qu’on peut dire que Dieu est orienté vers l’homme.

A titre d’exemple, voici quelques citations tirées du document de Vatican II, Gaudium et Spes dont l’ambiguïté n’échappera à personne : “Tout sur la terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet [ . . . ] (L’homme) a été constitué seigneur de toutes les créatures terrestres, pour les dominer et pour s’en servir en glorifiant Dieu “ (§ 12) : Puisque l’homme doit agir en glorifiant Dieu, n’est-ce pas plutôt Dieu qui est au centre et au sommet de toute la création ? “L’amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus grand commandement “ (§ . 24) – Le prochain apparaît-il dans la première table des commandements ? [Certes, l’Écriture enseigne que « l’ amour de Dieu est inséparable de l’amour du prochain ». Mais ne convient-il pas de distinguer entre le créateur et la créature ?] “L’homme est la seule créature aimée de Dieu pour lui-même “ (§ . 24). Pour l’homme lui-même ? La déviation est grave, mais subtile. Dans les textes du Concile, elle reste plutôt implicite qu’explicite, mais elle se dévoile clairement dans l’enseignement de l’Église après le Concile, par exemple dans le Nouveau Catéchisme (cf. 293, 294, 299). En effet, dit l’abbé Calderón, le Concile place l’homme sur le trône de la Création, et met Dieu à son service.

De même, Vatican II renverse l’autorité. L’humanisme va toujours contre l’autorité. Mais, dans la mesure où le Nouvel Humanisme se doit d’avoir une apparence catholique, il fallait chercher une autre voie pour que l’autorité du Christ règne à la fois dans l’Église et dans le monde. Or, le Christ n’a-t-il pas dit qu’il était venu pour servir ? (Mt XXV, 25–28). Ainsi, la solution est trouvée ; la hiérarchie devra se rendre démocratique de haut en bas, afin de servir l’homme moderne d’une manière comprise par lui. Mais, dans cette nouvelle hiérarchie, comment l’autorité de Dieu pourra-t-elle élever les hommes au Ciel ? Elle sera dissoute, et avec l’autorité dissoute dans l’Église, l’autorité sera partout dissoute, comme nous pouvons le constater autour de nous en 2019.

Dans la seconde partie, l’Abbé Calderón présentera l’Homme Nouveau de Vatican II ; la partie III traitera de la Nouvelle Église ; la partie IV de la Nouvelle Religion.

Kyrie eleison.

12 juin 2019

[FSSPX Actualités] Fraternité Saint-Pie X : 13 prêtres ordonnés au mois de juin 2019


SOURCE - FSSPX Actualités - 12 juin 2019

Les séminaires de la Fraternité Saint-Pie X, dans l’hémisphère nord, achèvent leur année académique au cours du mois de juin, consacré au Sacré-Cœur. 

Aux Etats-Unis, le 21 juin, Mgr Alfonso de Galarreta ordonnera au Séminaire Saint-Thomas d’Aquin de Dillwyn, en Virginie, cinq nouveaux prêtres, tous de nationalité américaine. 

En Suisse, au Séminaire Saint-Pie X d’Ecône, Mgr Bernard Tissier de Mallerais imposera les mains à six prêtres – 4 Français, 1 Anglais et 1 Italien –, le 28 juin. 

Enfin, Mgr Bernard Fellay ordonnera deux prêtres au Séminaire du Sacré-Cœur de Jésus de Zaitzkofen en Allemagne – 1 Allemand et 1 Polonais –, le dimanche 30 juin. 

Ces cérémonies sont ouvertes au public. Les fidèles sont cordialement invités à se rendre à ces messes d’ordination et à recevoir les bénédictions des jeunes prêtres. 

Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres ! 

[FSSPX Actualités] Un évêque américain condamne les parlementaires pro-avortement de son diocèse

SOURCE - FSSPX Actualités - 12 juin 2019

Le mandement épiscopal publié le 6 juin 2019 interpelle notamment le président du Sénat de l’Illinois, John Cullerton, ainsi que le président de la Chambre des représentants, Michael J. Madigan, leur enjoignant à tous deux de « se repentir sincèrement de leur grave péché et, en outre, d’en réparer comme il convient les dommages et le scandale causés ». 

Le décret de Mgr Paprocki vient comme une réponse cinglante au texte voté par les parlementaires sur la santé reproductive en Illinois, dans lequel l’avortement est défini comme un « droit fondamental ». 

Ce projet de loi, qui a été adopté le 1er juin 2019 par le Sénat de l’Etat, assouplit considérablement les restrictions imposées aux avortoirs. 

De plus, la loi entend obliger les régimes privés d’assurance maladie à couvrir les frais d’interruption volontaire de grossesse, et à supprimer les délais d’attente pour rembourser un avortement. 

L’évêque de Springfield a également précisé que les sanctions canoniques prises à l’encontre de John Cullerton et Michael J. Madigan s’appliquaient aussi à tout autre homme politique catholique favorable à l’avortement dans l’Etat. 

Conscient que sa décision pourrait être fort mal reçue dans un contexte où l’Eglise, outre-Atlantique, est sous le feu des critiques dans le cadre de sa gestion des abus sur mineurs, Mgr Paprocki a tenu à prendre les devants, et mettre les points sur les « i » : 

« La colère légitime que tous ressentent à l’égard de mineurs abusés devrait susciter une semblable levée de boucliers contre la légalisation du meurtre d’enfants innocents. Les épreuves que traverse l'Eglise ne modifient en rien la vérité objective : le meurtre d'un bébé sans défense demeure toujours un acte intrinsèquement pervers », explique le prélat. 

Depuis plusieurs décennies, les catholiques ont appelé leurs pasteurs à prendre des mesures contre les politiciens soi-disant catholiques qui œuvrent pour la légalisation de l’avortement, mais qui luttent en fait contre les restrictions qui lui étaient jusqu’ici apportées. 

Ces appels ont été la plupart du temps ignorés, laissant croire qu’il serait normal pour une personne d’être catholique dans la sphère privée, mais acatholique dans la sphère publique. 

Cette dissociation ne peut-elle pas être - en partie au moins - imputée à la propagation du libéralisme dans l'Eglise catholique dans la foulée du Concile Vatican II, où beaucoup en sont venus à croire que la foi n’était plus qu’une affaire privée sans implication politique ? 

On ne sait pas encore comment les législateurs catholiques favorables à l'avortement réagiront au décret de Mgr Paprocki : tout dépendra du clergé diocésain de Springfield, dont certains membres ne partageront peut-être pas la fidélité de leur évêque à l’enseignement moral catholique traditionnel, et au droit de l’Eglise. 

Quoi qu’il en soit, les efforts de l’évêque de Springfield, visant à lutter contre les politiciens favorables à l’avortement, tout en protégeant l'intégrité de l'Eucharistie, peuvent être salués. 

Puissent de nombreux prélats suivre son exemple, aux Etats-Unis comme ailleurs.

[FSSPX Actualités] Ordination diaconale au séminaire Herz Jesu à Zaitzkofen

SOURCE - FSSPX Actualités - 12 juin 2019

Le samedi 8 juin, Mgr Bernard Fellay a ordonné trois diacres au séminaire du Sacré-Cœur de Zaitzkofen, en Allemagne : 1 Allemand, 1 Autrichien et 1 Polonais. Au total, 18 prêtres étaient présents et un bon nombre de fidèles sont venus de l'étranger pour cette ordination.

Dans son homélie, le célébrant a souligné le lien du diaconat avec l'Esprit Saint : « Immédiatement avant la forme sacramentelle, le texte de l'ordination dit : “Recevez l'Esprit Saint ; il sera votre force pour résister au démon et à ses tentations. Au nom du Seigneur”. La formule consécratoire dit elle-même : “Aussi, Seigneur, nous vous en conjurons, répandez sur eux votre divin Esprit, afin que, fortifiés par ses sept dons, ils deviennent capables de remplir fidèlement leurs célestes fonctions”. De fait, le diacre est désigné comme l’assistant du prêtre dans l’Église pour prêcher, baptiser, et coopérer au sacrifice du corps et du sang du Seigneur. Par conséquent, il doit être orné de toutes les vertus et vivre une vie sans reproche ».

C'est ainsi que l'Eglise se renouvelle peu à peu dans l'espace germanophone et dans les pays d'Europe de l'Est, même si le travail prend plus de temps qu'on ne le voudrait. 

Abbé Franz Schmidberger, Recteur