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31 janvier 2016

[Abbé Troadec, fsspx - Lettre aux amis et bienfaiteurs - Séminaire de Flavigny] "Les effectifs des entrées au séminaire ont-ils évolué?"

SOURCE - Abbé Troadec, fsspx - Lettre aux amis et bienfaiteurs, n°88 - Séminaire de Flavigny - 31 janvier 2016

Chers amis et bienfaiteurs,

Au cours de mes déplacements, il n’est pas rare que des fidèles me demandent : depuis 20 ans que vous êtes à Flavigny, les effectifs des entrées au séminaire ont-ils évolué? D’où viennent en général les vocations? À quel âge les jeunes gens pensent-ils pour la première fois à la vocation? Y a-t-il des éléments déclencheurs de vocation? Combien parmi ceux qui entrent au séminaire ont la grâce d’accéder au sacerdoce?

Pour répondre à votre attente, voici des chiffres sous forme de tableaux, étayés par quelques réflexions. Le séminaire existant depuis 1986, j’ai joint quelques données des années 1986 à 1995 pour discerner les différences de profil de séminaristes entre cette période et les 20 dernières années.

Effectifs des séminaristes et frères
1996-2000 101
2001-2005 104
2006-2010 98
2011-2015 100

Comme vous le constatez, les effectifs des entrées au Séminaire Saint-Curé d’Ars sont stables depuis 20 ans avec une moyenne de 20 entrées par an.

Séminaristes (1996-2015)
Entrées Français et étrangers: 347
Âge moyen: 21, 3 ans
Nb d’enf./fam.: 5, 8
Mères demeurant au foyer: 80%
Français passés par une école de la FSSPX: 73%
Etrangers passés par une école de la FSSPX: 37%

Les séminaristes venant de nos écoles ont en moyenne 20 ans et les autres entre 22 et 23 ans. Ils sont issus de familles de près de 6 enfants en moyenne. 80% parmi eux ont leur mère au foyer.

Enfin, quant à l’éducation reçue en complément de celle dispensée par leurs parents, près des 3/4 des séminaristes français sont passés par une école de la Fraternité Saint-Pie X.

À titre de comparaison, entre 1986 (année d’ouverture du séminaire de Flavigny) et 1995, les séminaristes étaient âgés en moyenne de 23 ans, ils étaient issus de familles de 4 enfants en moyenne, 60% d’entre eux avaient leur mère au foyer et 32% seulement parmi les Français étaient passés par une école de la Fraternité.

Les séminaristes sont donc aujourd’hui plus jeunes à leur entrée que dans les années 1986-1995, ils sont issus de familles plus nombreuses. Ils sont en plus grand nombre à avoir leur mère au foyer et plus nombreux également à être passés par des écoles foncièrement catholiques. Ces quelques chiffres montrent donc la vitalité des familles de la Tradition et la générosité qui en découle. Ils révèlent également que les écoles pleinement catholiques forment un terreau favorable à l’éclosion des vocations.

1er appel à la vocation
(2003-2015 - effectif : 219): 12,5 ans

Même s’il est parfois difficile de discerner l’âge du premier appel de Dieu, certains séminaristes ont pu le déterminer de façon très précise. Tout d’abord quant à l’âge, plus de la moitié des séminaristes entrés au séminaire ont pensé à la vocation avant l’âge de 12 ans. Beaucoup parmi eux ont été touchés par la grâce en servant la messe ou en remplissant la fonction de sacristain. 12 ont ressenti l’appel de la vocation le jour de leur première communion. Un nombre élevé de séminaristes ont vu comme élément déclencheur de leur vocation la qualité de l’éducation reçue dans leur famille et d’autres, en nombre presque aussi important, le bel exemple donné par un prêtre de leur entourage ou par un religieux.

Beaucoup de séminaristes connaissent au moment de l’adolescence une période de flottement au cours de laquelle s’estompe l’idée d’une consécration totale à Dieu et celle-ci revient plus tard à leur esprit. C’est environ à l’âge de 19 ans en moyenne qu’apparaît le deuxième appel. Près de la moitié d’entre eux l’ont ressenti au cours d’une retraite et un nombre significatif également grâce à l’aide d’un prêtre.

Persévérance dans la vocation 1996-2010
Séminaristes: Effectif : 262
Persévérance clergé Fraternité: 52%
Persévérance dans la vie consacrée: 62%

Pour la persévérance dans la vocation, les effectifs s’arrêtent en 2010, c’est-à-dire qu’ils concernent ceux qui sont entrés à Flavigny depuis 1996 et qui ont été ordonnés depuis 2002 et ceux qui seront ordonnés prêtres en juin prochain. Si un peu plus de 50% des séminaristes ont persévéré dans la voie du sacerdoce dans la Fraternité Saint-Pie X, plus de 60% sont aujourd’hui Le séminaire sous la neige engagés dans le sacerdoce ou la vie religieuse. Certains parmi eux, hélas, sont prêtres dans des communautés non traditionnelles et l’un d’entre eux dans une communauté sédévacantiste.

Une dernière précision : les séminaristes de Flavigny issus d’une famille traditionnelle et passés par une école pleinement catholique sont, en proportion, plus nombreux que les autres à accéder au sacerdoce dans la Fraternité. Ce n’est pas une nouveauté. L’Église a toujours reçu un maximum de vocations (90%) d’un minimum de familles (10%). Elle a également cultivé les vocations dans des écoles pleinement catholiques parfois même spécialisées (les petits séminaires).

Persévérance dans la vocation 1996-2010
Frères (Effectif : 52): Persévérance 48%

Près de 50% des frères ont persévéré dans la vie religieuse. Ce taux de persévérance est bien supérieur à celui des années 1986-1995. De plus, le nombre d’entrées a beaucoup augmenté depuis 15 ans environ, mais nous souhaiterions qu’il augmente encore, vu la beauté de cette vocation et le soutien que les frères apportent aux prêtres dans les écoles et les prieurés où ils sont affectés. Si le nombre de vocations dans la Fraternité Saint-Pie X est tout à fait honorable comparé à celui de bien d’autres séminaires, il pourrait être encore bien plus important, c’est certain. Alors que faire pour cela?

Que les parents fassent preuve d’un grand esprit de foi dans leur vie personnelle, familiale et sociale, qu’ils manifestent également une grande charité autour d’eux avec l’esprit de sacrifice qu’elle suppose, et qu’ils inculquent ces mêmes principes à leurs enfants en recourant à des éducateurs animés du même idéal qu’eux. Qu’ils vivent dans le monde sans être du monde, et ils auront une influence très positive sur leurs enfants. Leur plus belle récompense sera de voir un jour Notre-Seigneur porter sur leur famille un regard de prédilection en appelant au moins l’un ou l’autre de leurs enfants à embrasser la voie sublime et exaltante de la vie sacerdotale ou religieuse. C’est certainement votre vœu le plus cher et le mien!

Soyez vivement remerciés, chers amis et bienfaiteurs, pour votre soutien spirituel, moral et financier à l’œuvre du séminaire, et soyez bien assurés de notre profonde reconnaissance et de nos prières.

Abbé Patrick TROADEC, directeur
Le 31 janvier 2016, en la fête de saint Jean Bosco.

[Abbé Michel Simoulin, fsspx - Le Seignadou] « Croire en l’Eglise et croire en la France »

SOURCE - Le Seignadou - février 2016
Puisque certains ont évoqué récemment une troisième guerre mondiale, je rappellerai simplement ce que j’ai lu il y a déjà vingt-cinq ans : « Au soir d'une longue vie - puisque né en 1905, je vois l'année 1990 -, je puis dire que cette vie a été marquée par des événements mondiaux exceptionnels: trois guerres mondiales, celle de 1914-1918, celle de 1939-1945 et celle du Concile Vatican II de 1962-1965. Les désastres accumulés par ces trois guerres, et spécialement la dernière, sont incalculables dans le domaine des ruines matérielles, mais bien plus encore spirituelles. Les deux premières ont préparé la guerre à l'intérieur de l'Église en facilitant la ruine des institutions chrétiennes et la domination de la Franc-Maçonnerie, devenue si puissante qu'elle a pénétré profondément par sa doctrine libérale et moderniste les organismes directeurs de l'Église. » (Mgr Lefebvre - Itinéraire spirituel.)

Cela dit, sans être prophète, il m’arrive de réfléchir à l’analogie que voici : en 1689, le Sacré-Cœur avait demandé que le Roi de France lui consacre son royaume. Cela n’a pas été fait et, cent années après, nous avons eu 1789 !

En 1917, la Vierge Marie a demandé la consécration du monde et de la Russie à son Cœur Immaculé. Cela a-t-il été fait ? Certains disent non, d’autres oui. Des consécrations partielles et imparfaites ont été réalisées, et peut-être est-ce grâce à cela que la Russie demeure aujourd’hui le denier témoin d’une chrétienté encore vivante et active, sans toutefois avoir rejoint la famille catholique.  Alors que va-t-il se passer, cent ans après, en 2017 ?

Certains nous prédisent une catastrophe ou un châtiment, mais je sais, quant à moi, que Dieu n’aime pas châtier, et que lorsqu’il le fait c’est pour un temps, pour éprouver, purifier, éclairer, ramener à la vie, et je n’ai pas oublié que « à cause des élus, ces jours seront abrégés » (Mt. XXIV). Avez-vous noté que l’année liturgique se conclut avec le récit des catastrophes qui accompagneront la fin des temps, mais qu’elle commence également avec un récit analogue, le 1° dimanche de l’Avent ? Elle recommence comme elle avait fini, et devrait même recommencer mieux qu’elle n’avait fini ! Quand Dieu efface, disait Bossuet, c'est qu'il s'apprête à écrire.

Telle est la loi de l’amour divin : un désastre, une catastrophe, une épreuve met fin à un état de choses pour introduire à un nouvel état meilleur, plus parfait. C’est l’incessant et éternel « nunc coepi » de l’Eglise qui avance, toujours neuve et aussi jeune que l’Esprit- Saint.

Alors, s’il survenait quelque cataclysme social, mondial ou ecclésial en 2017, ne serait-ce pas pour ouvrir la voie d’une « contre-révolution », pour nous ramener à la vie après cette longue période de purification pénitentielle que nous vivons depuis 1789 en France et depuis 1965 dans l’Eglise ? L’heure de vérité est-elle arrivée ? Allons-nous vivre de douloureux déchirements qui seront ceux qui permettront à la vérité de se libérer des oripeaux qui tentent de l’étouffer depuis tant d’années ? L’Eglise et la France vont-elles retrouver leur âme ? Pouvons-nous espérer que soit venue enfin l’aube de cette « contre-révolution » qui mettra fin à tant de désordres et tant de souffrances ?

Je veux l’espérer, et j’ose même discerner quelques signes prometteurs dans des réactions de plus en plus nombreuses chez des fidèles, des éducateurs et de simples compatriotes dont le bon sens semble être réveillé par les désastres qu’ils doivent vivre impuissants. Au mépris de la bien-pensance qui nous tue, des voix s’élèvent enfin et des jeunes eux-mêmes crient leur colère et leur espérance.

Je dois confesser que j’ai bien apprécié ces réflexions d’une jeune inconnue, qui motive cette espérance : 
« Si vous pensez que « la croix » est une faucille et un marteau, je vous invite à rouvrir vos livres d’Histoire. Pas ceux d’aujourd’hui qui sont affligeants tant ils sont pauvres, mais un vieux Lagarde et Michard qui traîne sûrement dans une bibliothèque. Car vous parlez de la France laïque, depuis 1905, depuis 1789. Vous semblez penser que la France a toujours été laïque. Mais vous semblez oublier que ceci n’est pas la France qui s’est construite en 1789, mais simplement une idée de la République. Vous oubliez aussi qu’avant 1905, des prêtres ont éduqué les Français, car il n’y avait pas autant d’instituteurs que de nos jours. Ils leur ont appris à lire, écrire, compter et penser suffisamment pour qu’un jour ils rejettent la main qui les avait nourris. Et la République de 1789… Vous semblez également oublier qu’elle fut fondée par de nombreux déistes, lorsqu’ils n’étaient pas chrétiens. Le culte de l’Être Suprême vous parle-t-il ? Le « Grand Horloger » de Voltaire également ? Robespierre lui-même était déiste, quel culot ! En 1793, la guillotine vous aurait tendu les bras pour avoir tenu de pareils propos !
 En parlant de « votre » France de 1789, vous rasez près de 1789 années d’Histoire, pendant lesquelles la religion chrétienne, catholique, a guidé un peuple et un Royaume. Reniez-les si cela vous rassure, elles existeront toujours. Tant que Fontainebleau, Versailles, le Louvre et les châteaux de la Loire existeront, tant que la crème Chantilly existera, tant que Notre-Dame et la Sainte Chapelle se dresseront, tant que la France aura ces frontières géographiques. Reniez cette France aux racines catholiques, mais elle perdure. Des milliers d’Asiatiques déferlant l’été en Île-de-France le comprennent mieux que vous. Vous oubliez que la France n’est un pays laïque que depuis 110 ans. C’est tout. Avant, ne vous en déplaise, la France a grandi dans un giron chrétien. »
Par ailleurs, j’aime assez faire un parallèle entre ce que nous vivons dans l’Eglise et ce que nous vivons dans la société. L’ennemi de tout ce qui est divin a voulu leur imposer un vêtement nouveau, mais ce vêtement est trop étroit pour les grandeurs qu’il voudrait habiller, et il craque de toutes parts ! L’Eglise est plus grande que le concile, et la France est plus grande que la république. L’Eglise est même trop grande pour le concile et la France trop grande pour la république, et nous constatons l’échec des « valeurs » conciliaires et l’échec des « valeurs » républicaines… ce sont d’ailleurs les mêmes : droits de l’homme, libéralisme, tolérance, dialogue, partage, liberté de conscience, etc.…tout craque sous la pression de la réalité et les divisions internes laissent espérer que l’heure approche où nous pourrons enfin revenir aux « vertus » évangéliques et aux « vertus » françaises !

Aussi est-il temps, me semble-t-il de croire en l’Eglise et de croire en la France. Pas plus que la France ne s’identifie à la république, l’Eglise ne peut s’identifier au concile !

Comme la République s’est substituée à la France ou à la patrie, ainsi le concile a pris le dessus sur l’Eglise, dont on parle encore mais en l’affublant de cet esprit conciliaire qui n’est plus catholique. Un homme ne s’identifie pas à son défaut, même dominant, mais à sa nature rationnelle… Et l’ivraie conciliaire semée par l’ennemi ne peut pas définir l’Eglise, ni corrompre sa nature divine ! On ne peut identifier l’Eglise catholique à ses « accidents » conciliaires, pas plus qu’il n’est possible de réduire Jésus-Christ à son humanité crucifiée. L’Eglise ne se réduit pas aux hommes qui la composent, qui peuvent adhérer à l’erreur et se laisser gagner par les mensonges du monde. L’esprit de l’Eglise n’est pas celui des hommes, ni même de ses chefs mais le Saint-Esprit.

L’Eglise continue le mystère de l’Incarnation : divine et humaine, une personnalité divine associée à une nature humaine… intacte et parfaite dans sa divinité, mais faible et fragile dans son humanité, sujette à la persécution, aux déformations, aux blessures, aux tentations et aux séductions du monde.

Oui, nous avons peut-être raison d’être en colère, et d’estimer que nous sommes trahis par ceux qui devraient nous guider et nous défendre ; et nous avons donc d’autant plus de raisons d’œuvrer dans l’Eglise et dans la cité pour tout y restaurer en Jésus-Christ, sans attendre d’autre secours que de Notre-Dame de la Sainte-Espérance.

30 janvier 2016

[Ennemond - Le Forum Catholique] Double mouvement

SOURCE - Ennemond - Le Forum Catholique - 30 janvier 2016

L'intérêt de la conférence de Mgr de Galarreta n'est pas tant de faire croire à une divergence profonde entre évêques que de montrer qu'il existe un double mouvement dans l'Eglise, ce qui a été dit par le supérieur général en novembre en Amérique latine puis en janvier en Amérique du Nord et que confirme Mgr de Galarreta. Au premier mouvement, la FSSPX a quelque chose à dire. Nous sommes toujours dans le contexte traditionnel d'un arrangement entre deux protagonistes en désaccord. Au deuxième, la FSSPX ne peut pas faire grand chose, à moins de prétendre remplacer l'autre protagoniste : le pape.

- Une proposition a été faite par la Congrégation de la Doctrine de la Foi en juillet. Il se trouve que les points faisant obstacle en 2012 ont été retirés : la légitimité de la nouvelle messe et la reconnaissance de l'aspect traditionnel du Concile n'y sont plus demandés (comme l'a révélé publiquement Mgr Fellay dès la fin de l'année 2015). Cependant la confusion dans laquelle sont plongées beaucoup d'autorités à Rome n'incitent pas une grande confiance.

- Par ailleurs, le pape souhaite reconnaître la FSSPX, bon gré mal gré. Il n'est plus du tout à l'abri de lui décerner une structure canonique comme il a conféré une reconnaissance de validité à ses confessions. La FSSPX n'arrêtera pas de fonctionner comme structure sous prétexte que celle-ci est reconnue. De même que ses prêtres n'ont pas cessé de confesser sous prétexte que la validité du sacrement était reconnue.

Les observateurs pourront donner leurs avis sur les parvis ou devant les claviers, cela n'y changera pas grand chose. Le pape, en vertu du pouvoir des clefs, aura redonné ce qui avait été retiré en 1975, c'est-à-dire la structure canonique. C'est dans la logique de 2007 où Rome avait rendu ce qu'elle avait retiré en 1988 en supprimant les effets du décret d'excommunication qu'elle avait publié à l'époque. Une infime minorité de personnes avait alors pris ses distances.

Des écueils peuvent forcément se profiler devant pareille perspective : la mise au pas, relativisant toute conviction, ou le discours caricatural cherchant à provoquer une nouvelle condamnation. Le mieux serait d'imiter la sagesse du fondateur, à la fois, ferme et doux, déterminé et mesuré. La mâturité de l'oeuvre qui a désormais 45 ans saura passer ce cap sans encombre. L'avenir réside dans les prières et les sacrifices.

[Mgr Williamson - Initiative St Marcel] L’explosion Approche

SOURCE - Mgr Williamson - Initiative St Marcel - 30 janvier 2016

En explosant pendant trois jours la musique de Beethoven
Devrait choquer, consoler, éclairer et épater.
     
La musique est mal comprise et son pouvoir gravement sous-estimé par les libéraux. Ils sont encore assez humains pour avoir un type de musique préféré, logiquement de mauvaise qualité – et pour voir comment l’homme tient à sa musique il n’y a que leur dire que c’est de mauvaise qualité – mais en tout cas l’idéologie subjectiviste des libéraux qui les rend maîtres de la réalité (et même du Bon Dieu) les pousse à nier qu’il y ait quoi que ce soit d’objectif dans la musique. Donc pour eux jamais un compositeur n’a eu recours à tel moyen pour obtenir tel effet, jamais tel type ni morceau de musique n’est « meilleur » que tel autre. La musique, diront-ils, ne fait que suivre l’humeur ou le goût de l’auditeur – « La beauté se situe dans l’œil de celui qui regarde », et la musique la plus discordante est aussi « bonne » que la musique la plus célèbre du passé.

Bien sûr, les libéraux se trompent complètement. Un proverbe chinois nous dit, « Lorsque le mode de la musique change, les murailles de la cité s’ébranlent, » vérité amplement illustrée par l’arrivée de la musique Rock dans les années 1960 et 1970. Platon a si bien compris la puissance morale de la musique pour le bien ou le mal que dans sa République idéale certains genres de musique auraient été exclus. Malheur aux parents qui ne s’intéressent pas à la musique qu’écoutent leurs enfants ! « Ce n’est que la musique, » diront-ils. Et par là ils mériteront de voir emporter leurs enfants par les joueurs de flute du Hamelin du Rock. La musique est d’une importance extrême et elle est objective de nature – ne relève-t-il pas du bon sens le plus élémentaire que toute musique militaire, mais aucune berceuse, soulignera le rythme ? Mais qu’ importe le bon sens aux libéraux ? Ils font tout ce qu’ils peuvent pour l’effacer. Il est bien trop réel pour leur rêve.

Or, entre la reconnaissance par les hommes et leur refus de l’ordre objectif de la réalité implanté par le Bon Dieu dans toutes ses œuvres un grand tournant fut la Révolution française (1789–1794). Puisque la vie de Beethoven en l’enfourchant lui prêta son expression musicale la plus forte, il y a plusieurs de ses œuvres les mieux connues qui servent bien pour illustrer certaines vérités objectives concernant la musique. De Haydn et Mozart il a hérité l’ordre objectif du 18me siècle. A ses successeurs c’est surtout Beethoven qui a légué le désordre croissant (non sans ses beautés) de la musique du 19me siècle, à suivre par le chaos et la désintégration (à quelques exceptions près) de la musique supposément sérieuse des 20me et 21me siècles. On pourrait donc qualifier Beethoven de grand-père ou arrière-grand-père du Rock, et si une telle affirmation choque trop maint amateur de Beethoven, qualifions-la tout de suite en disant qu’il a fallu un grand musicien pour entamer la destruction de la musique.

Le « weekend explosif » approche vite – du 19 au 21 février – cette Séance de Beethoven qui doit avoir lieu ici à Broadstairs entre 18h00 le vendredi et le dimanche midi. Un jeune pianiste américain capable de déchiffrer presque toutes les sonates pour piano et les arrangements par Liszt pour piano à deux mains des neuf symphonies a offert de jouer autant des 32 sonates que l’on pourra inclure dans un weekend, en y intercalant des extraits des symphonies pour illustrer comment fonctionne la musique classique en général et Beethoven en particulier. A l’origine cette séance a été conçue pour la simple délectation personnelle, mais la tentation s’est présentée de l’ouvrir à tous ceux qui voudraient ou bien profiter de ce qui devrait être un vrai festin de la musique de Beethoven, ou bien apprendre pourquoi les libéraux sont si pervers, en musique comme dans tout le reste.

Donc si quelqu’un s’y intéresse qui ne se soit pas encore annoncé, qu’il vienne entre ces deux horaires annoncés ci-dessus. La demi-pension pour deux nuits à Broadstairs ne devrait pas être introuvable à cette époque de l’année sur l’Internet, et si vous nous prévenez que vous venez, nous pourrions normalement nous occuper de vous pour le reste. Que Dieu soit en tout servi.

Kyrie eleison.

29 janvier 2016

[Abbé Lorans, fsspx - DICI] En la fête de saint François de Sales

SOURCE - Abbé Lorans, fsspx - DICI - 29 janvier 2016

Ce numéro de DICI paraît le 29 janvier, en la fête de saint François de Sales qui fut proclamé par Pie XI patron des journalistes catholiques, car le zèle missionnaire de l’évêque de Genève lui inspira d’atteindre par des feuilles imprimées les protestants qui fuyaient sa prédication.

Le 29 janvier 1959, lors d’une messe célébrée pour des journalistes à Rome, le cardinal Alfredo Ottaviani, Secrétaire de la Congrégation du Saint-Office, prononça ces paroles : « La Providence vous a mis à la main une arme : la plume, arma veritatis. Tout ceci in aedificationem. Et cette édification spirituelle se réalisera spécialement si, aux yeux de votre esprit, est toujours présente l’image de Jésus, reflet en quelque sorte, des innombrables visages de vos lecteurs. (…) Le visage de Jésus qui, encore sur la Croix, exprime par ses paroles d’amour et de pardon la loi suprême du monde racheté, vous enseignera la manière de parler à vos adversaires. (…)

« Dites la vérité, mais dites-la avec amour. Ainsi seulement vous ferez prévaloir dans les cœurs ulcérés des hommes, empoisonnés par une propagande d’erreur et de haine, le sens de la paix chrétienne ; ainsi seulement vous honorerez et imiterez votre Patron qui écrivit : ‘Qui prêche avec amour prêche assez contre les hérétiques ; bien qu’il ne prononce pas une seule parole de dispute contre eux’. Et parler avec amour ne veut pas dire parler sans force. L’Amour est une force à laquelle aucune autre force ne résiste ; elle vainc tout et entraîne tout. »

Saint François de Sales, priez pour « tous ceux qui, par la publication de journaux ou autres écrits, expliquent, propagent et défendent la doctrine chrétienne ». Qu’à votre exemple, ils sachent « toujours garder, dans la discussion, la fermeté unie à l’esprit de mesure et à la charité ». (Pie XI, Encyclique Rerum omnium perturbationem, 26 janvier 1923)

Abbé Alain Lorans

[Riposte Catholique] Messes dans la forme extraordinaire en Italie

SOURCE - Riposte Catholiqque - 29 janvier 2016

Le Coordinamento nazionale del Summorum Pontificum, qui coordonne et représente la plupart des coetus fidelium transalpins, s’est livré à un travail fort utile, celui de rassembler tous les lieux de célébration de la messe traditionnelle en Italie (FSSPX comprise) sur une carte Google.

Cet instrument, qui précise les horaires et la fréquence des messes, tombe à point au moment où le site Wikkimissa est hors ligne depuis Noël.
 
Signalons pour la France que vous pouvez retrouver les lieux de messes dans la forme extraordinaire sur ces deux sites : La Porte Latine (pour la Fraternité Saint-Pie X et communautés alliées) et sur Ad Majorem Dei Gloriam (application du Motu Proprio Summorum Pontificum).

[Christian Lassalle - MPI] Pour Mgr de Galarreta, il n’est pas à souhaiter qu’un accord entre Rome et la FSSPX intervienne

SOURCE - Christian Lassalle - MPI - 29 janvier 2016

Résumé de la conférence de Mgr de Galarreta à Bailly (78) le 17 janvier 2016
I – L’ambiance à Rome.
Nous assistons à une recrudescence du modernisme à Rome avec le pape François. Ceci peut avoir un effet positif du fait que de plus en plus de cardinaux et d’évêques réagissent fermement et publiquement contre cette dérive.
II – L’état de nos rapports avec Rome.
Concernant nos rapports avec Rome il existe deux voies distinctes depuis que la Congrégation pour la doctrine de la foi a envoyé à Mgr Fellay en juillet 2015 deux nouveaux documents, l’un doctrinal, l’autre canonique.

Le document doctrinal est moins exigeant que celui de 2012, mais les conditions exigées sont toujours aussi inadmissibles. Elles le seront sans doute toujours, vu que leur but est de nous faire accepter Vatican II. Quand bien même il serait acceptable, il faudrait franchir la deuxième étape, canonique celle-là.

Le document canonique est toujours aussi inacceptable, car il nous met dans la dépendance concrète d’autorités qui veulent le mal de l’Eglise. Ils ne pourront jamais accepter nos conditions nécessaires à notre sécurité. Quand bien même, par impossible, ils les accepteraient, il resterait la troisième étape : celle, impossible à contourner, du chapitre général de la FSSPX.
III – Conclusion : rien n’arrivera par cette voie
Il paraît indéniable que le pape veut un accord (NDLR : à l’instar de Mgr Bernard Fellay depuis 2009). Il peut très bien passer par dessus la Congrégation pour la doctrine de la foi comme il l’a fait à propos de la juridiction sur les confessions. Est-ce souhaitable ?

Côté avantages : cela pourrait nous permettre, d’après Mgr Fellay, un apostolat plus élargi.

Côté inconvénients : nous serons souvent dans des situations concrètes inextricables avec un risque réel de perte d’unité de la FSSPX car les autorités de la FSSPX feront inévitablement des erreurs, qui diviseront encore plus.

En conclusion, et en l’état actuel de l’Eglise et pour Mgr de Galarreta, il n’est pas à souhaiter qu’un accord intervienne.

Que répondre à la question de savoir si cela arrivait quand même (par exemple par une reconnaissance «unilatérale»)? Cela créerait un trouble réel dans la Fraternité. De nombreux prêtres refuseraient et seraient tentés de partir. Dans la mesure où nous ne l’aurons pas cherchée (cette reconnaissance), nous n’y pourrons rien. La Providence veillera encore une fois sur l’œuvre de Mgr Lefebvre.

Contrairement à ce que certains fidèles, présents à la conférence, ont cru comprendre, Mgr de Galarreta n’a pas dit, au sujet de départ prévisible de nombreux prêtres, que «si cela doit arriver, cela arrivera » mais que tout est entre les mains de la Providence. La nuance est d’importance.

Christian LASSALE

[ICRSP Rennes] Les constitutions de l'institut du Christ Roi approuvées définitivement par le Siège Apostolique!

SOURCE - ICRSP Rennes - 29 janvier 2016

Te Deum!

En cette 25ème année de sa fondation, le jour de la fête de notre cher Saint François de Sales " docteur de L'amour Divin", la sacré Congrégation pour la doctrine de la Foi a approuvé définitivement notre ordre de chanoines séculiers.

Voici une raison supplémentaire de vous rendre ou de vous unir à la messe ce soir (19h) qui sera précédée des vêpres et du salut du saint Sacrement et suivie du Te Deum!

Merci Très saint Père, notre jeune famille spirituelle est modestement au service de l'Eglise pour l’avènement de la règne du Christ en nos cœurs, et le triomphe de sa royauté sociale sur l'univers.

Cœur sacré de Jésus, que votre Règne arrive!

ô Marie conçue sans péché, priez pur nous qui avons recours à vous!

Saint Benoit, saint Thomas d'Aquin, Saint François de Sales, priez pour nous!

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, priez pour nous!

Saint Michel et saint Joseph priez pour nous!


28 janvier 2016

[Les Amis de LPL] Civitas: Triple peine?

SOURCE - Les Amis de LPL - 28 janvier 2016

Les catholiques de Tradition ont-ils vocation à être les dindons de la farce? Ils sont déjà victimes des évêques qui leur ferment les portes des églises, lesquelles ont pourtant été construites pour le rite traditionnel. Spoliés de leur patrimoine, les fidèles doivent donc financer de nouvelles chapelles. Ils sont aussi victimes de l’Etat qui refuse tout subside à leurs écoles : payant via l’impôt l’enseignement public, les fidèles doivent en plus payer eux-mêmes celui que reçoivent leurs enfants. Et voilà qu’arrive la triple peine: il faudrait en plus payer pour une association politique.

De quoi s’agit-il? L’administration fiscale réclame 55.000 euros à Civitas. Voilà l’affaire telle que présentée publiquement par l’association : agissant sur ordre des gays et des maçons, l’Etat «prive» Civitas de la déduction fiscale dont elle jouit, et ce à titre rétroactif. En réalité, et selon nos sources internes, c’est bien plus simple: Civitas a tout simplement négligé de demander son agrément. Plutôt que de reconnaître sa boulette, l’association invoque la maçonnerie et autres plaies qui n’ont pourtant jamais empêché des mouvements religieux tels que la FSSPX ou politiques comme l’AGRIF de bénéficier de la loi fiscale.

Nous avouons notre perplexité en recevant l’appel larmoyant de Civitas («Vous ne partagez peut-être pas toutes les convictions de Civitas mais…»), et en considérant son ciblage (les catholiques de Tradition) un peu surprenant au regard des récentes prises de position du noyau dirigeant, plus proche d’Alain Soral que de Menzingen, plus proche a fortiori de l’Aube Dorée grecque que de Rome. Nous comprenons que les fidèles, parce qu’ils souffrent déjà d’une double peine (chapelles, écoles) auront d’autres priorités financières que de couvrir l’amateurisme comptable d’une association politique résiduelle.

Pour autant, nous n'avons aucune crainte quant à l'avenir de Civitas, qui bénéficie de générosités peu nombreuses, certes, mais substantielles, et dont le train de fonctionnement ne laisse deviner aucun souci pécunier.

[Riposte Catholique] Mgr Fellay et le pape François: « La Fraternité Saint-Pie X a une relation étroite avec lui »

SOURCE - Riposte Catholique - 28 janvier 2016

Le site DICI, qui est l’organe de communication officiel de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX), met à disposition une traduction française des propos tenus par Mgr Fellay, lors d’une conférence qui a eu lieu aux États-Unis. Le supérieur général de la FSSPX, Mgr Fellay, aborde notamment la situation de l’Église et les relations de la Fraternité avec Rome et le pape François.

Concernant la situation actuelle de l’Église, Mgr Fellay parle de confusion:
Il y a un mot qui résume bien la situation de l’Eglise, c’est celui de confusion. Et le dernier synode sur la famille a été l’expression de cette confusion. Ce qui s’est passé autour du document final du synode est tout à fait caractéristique (…) Cela a abouti à un texte ambigu et au bout du compte, on ne sait pas quoi faire, quoi penser. Je crois que nous n’avons jamais été à ce degré de confusion dans l’Eglise. Plusieurs évêques progressistes ont exprimé des choses invraisemblables sur des notions fondamentales de morale, et ils n’ont pas du tout été repris par l’autorité qui les a laissé faire. A côté de cela, il y a des cardinaux, des évêques qui se sont dressés contre eux, ouvertement, publiquement. Cela aussi, c’est nouveau. Et nous pouvons nourrir l’espoir que c’est le début d’une vraie réaction, – mais il est grand temps !
C’est vraiment tragique. Comment les fidèles peuvent-ils s’y retrouver ? Et même si aujourd’hui, le Saint Père venait à publier un document clair et précis, ce serait trop tard. Le mal est fait. Quand quelque chose est cassé, pour le réparer, cela demande beaucoup plus d’effort. C’est la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.
Mgr Fellay abordé également la question de la juridiction accordée aux prêtres de la Fraternité Saint-Pie X pour pouvoir confesser:
Ce n’est pas juste une délégation de pouvoir, c’est un pouvoir ordinaire d’entendre les confessions. En temps normal, ce pouvoir est accordé au prêtre par l’évêque. Mais, dans le cas présent, nous l’avons reçu directement du pape. C’est très rare mais il peut le faire.
Cependant, il faut bien voir au-delà de cette permission de confesser: il est difficile de concevoir que les sanctions ne soient pas levées:
Et cela implique aussi, nécessairement, que toutes les sanctions qui pesaient sur les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, sont levées. Les sanctions et la permission de confesser ne pourraient aller de pair, ce serait absurde.
Mgr Fellay souligne l’implication du pape François dans le dossier relatif à la FSSPX:
Cela peut sembler difficile à comprendre, car le pape fait tant de reproches aux personnes qui insistent sur la doctrine, qui ne veulent pas que les choses changent… Mais il n’y a absolument aucun doute que le pape est personnellement impliqué dans notre dossier.
Le pape François connaît la Fraternité Saint-Pie X, et il a déjà eu l’occasion de lui faciliter la tâche lorsqu’il était encore archevêque de Buenos Aires:
Il nous connaît depuis l’Argentine. Nous avons été en relation avec lui car nous avions des soucis administratifs. En Argentine, un concordat permet aux prêtres étrangers d’obtenir un permis de séjour à la condition que l’évêque du lieu l’accepte. Ce qui est, en soi, tout à fait normal. Évidemment, nous avions un problème avec un évêque local qui ne voulait pas de notre présence. Nous aurions pu demander une reconnaissance directement à l’Etat argentin, mais il en était hors de question : nous sommes catholiques et nous ne voulions pas être traités comme une secte. Alors, le supérieur de district d’Amérique du Sud a rencontré le cardinal Bergoglio pour lui exposer le problème. Sa réponse a été très claire : ‘vous êtes catholiques, c’est évident, vous n’êtes pas schismatiques ; je vais vous aider.’ Et il l’a fait ! Il a pris contact avec Rome, il a écrit une lettre en notre faveur au gouvernement qui, dans le même temps, recevait une missive de la nonciature disant exactement le contraire ! Et nous étions dans cette situation lorsqu’il a été élu pape.
Le cardinal Bergoglio a bien entendu parler de Mgr Lefebvre, et il a même lu sa biographie (celle rédigée par Mgr Tissier de Mallerais):
On lui a offert la biographie de Mgr Lefebvre, il l’a lue deux fois ! Ce qui ne se fait pas si l’on ne s’intéresse pas à ce sujet.
Il dit souvent publiquement qu’il ne faut pas se renfermer sur soi, qu’il ne faut pas rester entre nous mais prendre soin de ‘la périphérie’, etc. Et il voit que c’est exactement ce que nous faisons. Nous allons chercher les âmes là où elles se trouvent, nous essayons de les aider, et je suis à peu près sûr que le pape voit tout cela et qu’il en est satisfait. Peut-être qu’il n’est pas content de tout ce que nous faisons, mais de cet aspect-là, oui. 
Autre aspect important: il semblerait que le cardinal Bergoglio soit conscient de la crise de l’Église. On aurait pu penser que le contexte argentin l’éloignait de la compréhension de cette crise, qui est occidentale, mais pas seulement. Or, il n’en est rien, si l’on en croit Mgr Fellay: 
En Argentine, il a dit à nos prêtres ceci : ‘si vous voulez que vos enfants perdent la foi, envoyez-les dans les écoles du diocèse !’ Ce qui veut dire qu’il a parfaitement conscience de ce qui se passe. Il sait qu’il y a de gros problèmes dans l’Eglise, même s’il n’en parle pas beaucoup.
Sur le pape et sa personnalité, en général, Mgr Fellay affirme:
Parfois, en l’observant, nous sommes perdus. Personnellement, je n’ai pas toutes les réponses, j’observe juste les éléments de sa personnalité. Il est inclassable, il est impossible de le placer dans une catégorie, il est tellement imprévisible. Mais, au bout du compte, en tant que pape, il a personnellement réglé notre situation en Argentine.
La Fraternité Saint-Pie X a une relation étroite avec lui, un accès direct à lui, ce qui peut sembler fou dans la situation actuelle.
Enfin, sur les perspectives qui se dessinent, Mgr Fellay n’a pas forcément d’idées précises, tout en refusant que la Fraternité soit paralysée par la situation confuse:
Il est impossible de vous dire ce qui va se passer demain. Est-ce que nous allons être reconnus ? Sincèrement, je n’en ai aucune idée. Pourquoi ? A cause de la situation de l’Eglise ! A Rome même, certains veulent notre mort. Ils veulent que nous soyons condamnés ! Qui va l’emporter ? Le pape ou les autres ? Je suis navré de vous dire que je ne sais pas. 
Mais nous n’allons pas être paralysés par cette situation. Nous savons ce que nous avons à faire, alors nous continuons. Nous admettons que si certains éléments étaient acquis, comme la régularisation canonique, ce serait mieux. Il y a des discussions, il y a eu de nouvelles propositions, mais nous savons que nous avons des ennemis au sein du Vatican. Ce n’est pas nouveau. 
Nous demandons au Seigneur de nous éclairer sur sa Volonté parce que c’est cela qui compte : la Volonté de Dieu, la divine Providence. Jusqu’à maintenant, Dieu nous a protégés et il n’y a pas de raison pour que cela change dans l’avenir.
Nous remercions DICI pour cette transcription. Nous apprécions d’autant plus cette communication des propos de Mgr Fellay qu’elle émane d’un site Internet qui est bien la voix officielle de la Fraternité Saint-Pie X. Dont acte.

[Abbé Paul Aulagnier, ibp] La vocation sacerdotale dans l'Institut du Bon Pasteur

SOURCE - Séminaire Saint-Vincent - janvier 2016

L’Institut du Bon pasteur est une Société de Vie Apostolique de droit pontifical, fondée en 2006 sous le pontificat et avec la bienveillance du pape Benoît XVI. Cela signifie que ses membres sont des prêtres séculiers et non des religieux, bien qu’ils vivent en communauté dans les maisons de l’Institut. La spiritualité sacerdotale de l’Institut se base sur les qualités de Jésus, le Bon Pasteur, qui ne cesse d’aller à la recherche des brebis perdues, avec un zèle pastoral empli de charité et de miséricorde. L’objectif de l’Institut est donc la sanctification de ses membres et la sanctification des âmes, pour la plus grande gloire de Dieu.

L’Institut du Bon Pasteur a comme mission propre et spécifique, qui lui a été confiée par le Saint-Siège, la diffusion au sein de toute l’Eglise du trésor que constitue la Tradition catholique, aussi bien liturgique que doctrinale, en mettant au service des diocèses des prêtres formés en vue d’un apostolat traditionnel sous toutes les formes que cela peut recouvrir.

Cette mission se concrétise d’une part par l’usage exclusif du rite traditionnel (les livres en vigueur en 1962, appelé « Forme extraordinaire du rite romain ») dans tous ses actes liturgiques. Dans le sens de l’InstructionUniversae Ecclesiae (2011), l’Institut vise en effet à rendre accessible à tous les fidèles les richesses de l’usus antiquior, en vue de participer au renouveau de la ferveur chrétienne, et à une ré-évangélisation, qui pour être fructueuse doit nécessairement être fondée sur la Tradition.

D’autre part, cette mission se réalise par la formation spirituelle, philosophique et théologique traditionnelle donnée à ses prêtres, qui implique la possibilité – concédée aussi explicitement par le Saint Siège – d’une critique constructive et sérieuse de certains actes controversés du Magistère récent, selon les principes théologiques qui régissent les divers degrés de ce Magistère et les divers degrés d’assentiment qui lui sont dus. Il ne s’agit pas là de polémiquer vainement, mais bien de mettre à la disposition de l’autorité ecclésiastique des arguments théologiques solides, pour travailler à une bonne interprétation des documents, voire même à une correction de certains textes récents problématiques.

Pour les membres de l’Institut, la liturgie traditionnelle et la formation théologique fondée sur la doctrine de saint Thomas d’Aquin – tant de fois recommandée par les Souverains Pontifes – sont des ressources indispensables pour le bien personnel des prêtres et celui des âmes qui leur sont confiées.

L’apostolat de L’Institut peut se réaliser dans des domaines divers : paroisses personnelles, mais aussi chapellenies, écoles, prédication de retraites, œuvres caritatives, etc… Tout ce qui sert en vue du bien des âmes peut faire partie du ministère d’un prêtre de l’Institut. Actuellement, l’Institut possède des maisons érigées canoniquement en France, en Pologne, en Italie, au Brésil et en Colombie.

L’Institut du Bon Pasteur possède sa maison de formation, le séminaire Saint-Vincent de Paul, à Courtalain, village d’environ 400 habitants, situé dans le diocèse de Chartres (à deux heures de Paris). La tranquillité du lieu rend propice la vie de prière et d’étude de la doctrine sacrée pour les séminaristes. La formation y dure six ans : une année de propédeutique ou spiritualité, deux années de philosophie, puis trois années de théologie. Durant ces six ans, sous le guide du Docteur Angélique, les séminaristes étudient les divers traités classiques de philosophie et de théologie, mais ils abordent aussi les problèmes contemporains et leurs conséquences pratiques dans le domaine de ces deux sciences. Au cours de ces années, le candidat au sacerdoce reçoit la tonsure et les ordres mineurs et majeurs, se préparant ainsi, peu à peu, à recevoir le sacrement de l'ordre pour offrir le saint Sacrifice de la Messe qu’il devra célébrer quotidiennement, et aussi pour administrer tous les autres sacrements. On vise donc, au séminaire Saint-Vincent de Paul, à unir la vie de piété et la vie intellectuelle des séminaristes, qui sont les deux piliers de la sainteté sacerdotale et d’un apostolat fructueux.

Le désir d’entrer au séminaire et de suivre la voie du sacerdoce présuppose une vie chrétienne solide, en fréquentant assidument les sacrements, en s’appliquant à ses devoirs d’état, et en étant animé d’un grand désir de sauver les âmes, avec la volonté de servir Dieu et l’Eglise catholique totalement. Le candidat doit mener une vie morale cohérente avec l’état qu’il désire embrasser, et il doit posséder aussi les aptitudes intellectuelles pour apprendre la doctrine de l’Eglise, en vue de pouvoir nourrir le troupeau qui lui sera confié.

Tout jeune catholique doit considérer devant Dieu l’état de vie en lequel, concrètement, il pourra servir Dieu de la meilleure façon. Il ne s’agit pas d’attendre un appel extraordinaire, mais de faire un choix éclairé, avec son intelligence et sa volonté mues par la foi et la charité. Pour cela, il est nécessaire de prier beaucoup, en particulier la Vierge Marie, de s’ouvrir à un directeur spirituel, et de prendre une décision avec générosité. Dans ce processus de discernement, dans le cas où un candidat s’oriente vers la vie sacerdotale, il est nécessaire de considérer attentivement l’institution ou la congrégation qui lui permettra de servir au mieux Notre-Seigneur.

Les candidats désireux de servir Jésus-Christ et l’Eglise comme prêtres de l’Institut du Bon Pasteur peuvent entrer en contact avec le prêtre responsable des vocations pour les candidats de langue française, M. l’abbé Paul Aulagnier, recteur du séminaire : abbé_aulagnier@hotmail.com

[Eric Chopin - Ouest France] La chapelle Saint-Pie-V en cours de démolition

SOURCE - Eric Chopin - Ouest France - 28 janvier 2016

Depuis lundi, la chapelle Saint-Pie-V (catholicisme intégriste), avenue des Français-Libres, est en cours de démolition. Un projet immobilier pour 74 logements étudiants va la remplacer.

C'était un vaste hangar, devenu, il y a plusieurs années, un lieu de culte. La chapelle Saint-Pie-V, située à l'angle de l'avenue des Français-Libres et de la rue Yves-Milon, près de la gare, est en cours de démolition. Les travaux, assuré par la société fougeraise Sotrav, ont démarré lundi et devraient durer plusieurs jours.

Après la démolition, une résidence à vocation étudiante va être construite. Soixante-quatorze logements sont prévus. Ce projet est porté par la société civile de construction Mil'on city, elle-même l'apanage de la société Promo Ouest Immobilier. Le permis de construire avait été accepté en 2013. L'ouverture du chantier a été déclarée seulement en décembre 2015. Le promoteur, qui avait racheté le bâtiment à un particulier, avait laissé deux ans aux occupants locataires pour se retourner.
300 fidèles chaque dimanche
Les occupants ? Une association de catholiques traditionnalistes, qui revendiquent une « rupture totale avec la nouvelle religion » issue du concile Vatican II. Au nom de la tradition, ces intégristes combattent l'église romaine « moderniste ». Ne reconnaissant aucun pape d'après le concile, inspirés par le courant schismatique de Mgr Lefebvre, ils estiment que « le siège pontifical est vacant ». C'est pourquoi on les appelle des « sédévacantistes ». Leurs messes sont célébrées selon le rite d'avant le concile : en latin, célébrant dos au peuple.

Près de 300 personnes en moyenne, venues du département, voire de la région, assistaient chaque dimanche aux messes de la chapelle Saint-Pie-V, non reconnue évidemment par le diocèse. Désormais privés de leur local rennais, les amis de saint Pie V devraient vivre leurs célébrations dominicales dans un nouveau lieu de culte, à Chantepie.

Âgée de 88 ans, cette paroissienne de Saint-Pie-V, qui réside à Maurepas, ira « en bus » à Chantepie. Fidèle à la chapelle depuis le début, elle observe la démolition de l'édifice avec une certaine nostalgie. Juste à côté du lieu de culte, dont les jours sont désormais comptés, cette personne s'active, malgré le mauvais temps, dans un singulier et surréaliste atelier : un garage où elle stocke du pain rassis, ramassé dans les boulangeries. Ce vieux pain est destiné à faire de la farine pour nourrir les animaux. Cette demoiselle, qui refuse de dire son prénom car « ça ne se fait pas », estime que le pape actuel « est trop conciliaire ». Intégriste, elle ? « Intègre, oui. »

[Luc Perrin - Le Forum Catholique] « le confusionisme s'est installé de façon croissante »

SOURCE - Le Forum Catholique - 27 janvier 2016

Il est évident que célébrer un schisme et une hérésie, c'est une ineptie totale. Sauf à prétendre que le catholicisme est devenu luthérien et dès lors, il n'y a plus ni schisme ni hérésie. 

Antoine a raison dans ce que les réjouissances prévues pour 2017 sont carrément indécentes et, pour le coup, dépourvues de simple raison.

J'ajoute qu'en outre la date retenue chez les protestants pour leur naissance du 31 octobre 1517 fait débat : presque personne aujourd'hui, en histoire et chez les théologiens sérieux connaisseurs du dossier, ne considère que le luthéranisme est entièrement là avec ces 95 thèses confuses qui mêlent divers aspects sur la nature et la prédication des indulgences. Au mieux, le luthéranisme y est à l'état de germe. 

C'est à Leipzig en 1519 que Luther marque une vraie rupture en rompant avec l'institution conciliaire et en déclarant l'Église faillible.

Quant aux grands traités luthériens qui posent les bases de ce nouveau type de christianisme en rupture avec les siècles antérieurs (tant en Occident qu'en Orient), ils s'étalent de la fin 1519 aux 3 ouvrages de 1520. 

Ennemond a également raison, à mon sens, de bien souligner que le confusionisme s'est installé de façon croissante et que Jean-Paul II et Benoît XVI y ont très largement et très activement contribué. 

Les quelques textes où ces derniers sont revenus à la simple raison n'ont pas été systématiquement enseignés dans l'Église : boycottés par les épiscopats et le clergé, ignorés des séminaires, inconnus des baptisés, enfouis par les media prétendument catholiques.

C'est l'une des multiples carences du pontificat manqué de Benoît XVI d'avoir laissé dans l'oubli le texte cardinal qu'il a pourtant rédigé et fait approuver par Jean-Paul II : Dominus Iesus (2000). 

Benoît XVI était attendu sur la liturgie où il a si peu fait (je parle du NOM), sur la réconciliation avec la FSSPX où il a renoncé in extremis (prisonnier il est vrai d'une mauvaise approche) et il aurait dû être le pape de Dominus Iesus et ne l'a pas été non plus.

Ce sont aussi le cardinal Ratzinger et Jean-Paul II qui avaient fait la mise au point judicieuse sur la notion d'Église soeur, appliquée aux Églises orthodoxes (Note de 2000). Quant aux "Églises" issues de la Réforme protestante, on devrait les dénommer, en dehors de la sociologie et de l'histoire, des "Communautés ecclésiales". 

En n'ayant pas activement cherché la mise en oeuvre des principes et des règles qu'ils ont eux-mêmes rédigés, proclamés et ratifiés, les 2 prédécesseurs de François ont largement nourri le marais conceptuel tout envasé dans lequel barbote aujourd'hui tant l'oecuménisme catholique que le dialogue interreligieux de bas en haut.

Pour mémoire, Jean-Paul II a choisi Walter Kasper comme président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens (qui inclut la relation avec le judaïsme assez bizarrement) et c'est bien Benoît XVI qui lui a donné comme successeur le Suisse Kurt Koch qui s'est signalé par son opposition résolue à la réconciliation entre Rome et la FSSPX en 2011-2012 et par une vision judéo-chrétienne des plus étranges.

[Le Cardinal suisse, qui doit être un gymnaste de l'esprit dans l'art de manier les contradictions, a comme devise mais oui : « Ut sit in omnibus Christus primatum tenens », omnibus/en tout mais pas dans sa récente déclaration sur le judaïsme]

Sans surprise, ces deux cardinaux jouent un rôle de premier plan dans la Curie de François.

Dis moi qui tu nommes, je te dirai qui tu es.

[Abbé Fernando Altamira, Scaturrex] Lettre ouverte de l'abbé Altamira à la Résistance

SOURCE - Scaturrex - 28 janvier 2016

Cher Mgr. Faure (ac Mgr. Williamson), chers Pères:

Permettez-moi de vous parler en toute franchise: il me semble que nous ne faisons pas preuve d’honnêteté envers nous-mêmes ni envers nos fidèles.

Nous sommes en train de faire comme Mgr. Fellay et nous provoquerons les mêmes conséquences. Dans la situation actuelle de crise de l’Eglise et de “crise de la Résistance”, il ne reste plus grand chose et ce qui reste est malade.

Par ailleurs, nos camarades qui sont encore dans la FSSPX (prêtres et frères), en voyant comment nous sommes, ne se joindront jamais à nous. L’un d’eux a dit: si nous en venions à faire quelque chose (contre Mgr. Fellay), nous ne viendrions pas à la Résistance.

Mgr. Fellay et son groupe continue et continuera de bien rigoler de nous. Le fait que nous soyons tels que nous sommes est le meilleur que pouvait lui arriver.

Au sujet de Mgr. Williamson:

Certains (quatre) ont tenu à défendre Mgr. Williamson et ses propos sur la nouvelle messe (USA, Commentaires Eleison, etc.)

J’ai l’impression que nous ne faisons pas preuve d’honnêteté: Si Mgr. Fellay avait dit ces choses, on l’aurait critiqué vivement. Mais c’est Mgr. Williamson qui les a dites: “Alors, n’en disons rien et il faut le défendre”. Pardonnez-moi mon franc-parler, mais ce que nous faisons est honteux, on est la risée de tout le monde.

Mgr. Faure défend Mgr. Williamson avec insistance (dans ses déclarations lors de son voyage au Mexique, dans ses courriers, etc.)

Mgr. Faure affirme qu’il n’y a pas d’erreur dans les Commentaires Eleison, ce qui est très discutable.

Ce qui est plus grave encore si l’on prend en considération les propos de Mgr. Williamson aux USA (si quelqu’un souhaite les écouter à nouveau, voici le lien; je n’approuve pas le style moqueur mais l’information est exacte: https://www.youtube.com/watch?v=vzI4WKwDlPk). Il convient de remarquer que, d’un point de vue moral, ce que Mgr. Williamson a dit à cette dame est inacceptable.

Encore plus grave si l’on prend également en considération les autres informations concernant Mgr. Williamson (affaire des “nazis”; réintégration dans l’apostolat de l’Abbé XX; ses propos à plusieurs prêtres de la FSSPX; etc).

Un autre argument de Mgr. Faure en vue de défendre les miracles de Mgr. Williamson dans la nouvelle messe, est le fait que Dieu peut opérer des miracles en dehors de l’Eglise Catholique, et que Dieu a fait des miracles lors de certains sacrilèges.

Mais il y a là un sophisme puisque, si Dieu permet un miracle, par exemple, dans une religion fausse, de toute évidence il ne servira pas de caution à ce qui est faux ou mauvais, mais ce sera contre cela.

Il en va de même lors d’un miracle dans un cas de sacrilège, par exemple avec des hosties, c’est toujours contre le sacrilège, jamais en sa faveur.

Or, les “miracles” mis en avant par Mgr. Williamson favorisent clairement la nouvelle messe, à savoir, ses “fruits”: ainsi, le “grand” sanctuaire national en Pologne… au service de la fausse religion du Concile.

Chers confrères: Je crois qu’il est temps de cesser de rechercher des arguments pour défendre ce qui est indéfendable. Autrement, nous pourrions encourir la malédiction divine. “Les Commentaires Elesion et les déclarations aux USA sont seulement ambigües”: Comme c’est curieux: c’est justement ce que fait Mgr. Fellay.

Dom Tomas a tenu à peu près le même discours pour défendre Mgr. Williamson.

L’Abbé Cardozo a écrit déjà deux articles contre ce sujet des soi-disant miracles de la nouvelle messe.

Et sans même pas aborder le sujet des risques d’invalidité de l’épiscopat et du sacerdoce modernes. A ce propos, et en toute logique, Mgr. Williamson cautionne la thèse de leur validité.

Et tout ceci sans oublier les autres problèmes que nous avons (relire la lettre: «Les mêmes causes produiront les mêmes effets»).

J’imagine que vous avez déjà vu la vidéo aberrante de François sur ses intentions pour l’année 2016 et les différentes religions: https://www.youtube.com/user/vaticanfr

Face aux scandales et aux hérésies de François:

1) Se rendre à la fausse Rome. Mgr. Fellay: Je vais à Rome. Mgr. Williamson: Je vais à Rome. Mons. Faure: Je vais à Rome.

2) Accord. Mgr. Fellay: Je voudrais un accord. Mons. Williamson: Une régularisation canonique ou un statut juridique sont souhaitables, bien sûr. Mgr. Faure: … ?

3) François. Nous critiquons Mgr. Fellay parce que, publiquement, il ne dit rien, ou presque, sur François. Mgr. Williamson: Même chose. Mons. Faure: Même chose.

4) Nous nions la possibilité théologique et factuelle du sédévacantisme. Et ce, contre toute la bonne théologie qui parle de cette possibilité. Et nous évoquons la possibilité de faire de serments contre le sédévacantisme, ce qui est absurde: on ne peut faire des serments contre des faits qui sont possibles.

5) “L’Abbé Altamira est sédévacantiste”. C’est faux: je prie pour François, sub conditione. Mais je n’exclus pas ni ne mets de côté les confrères qui refusent de le faire, que ce soit en France ou en Amérique hispanophone. Et encore moins après une vidéo pareille!

Cher confrères: Permettez-moi de vous faire part de mon avis, en toute simplicité: il faut changer de cap. On est en train d’agir comme Mgr. Fellay et son groupe. Il détruira la FSSPX. Et nous, nous en ferons autant avec la Résistance, quasiment avant qu’elle ne soit née. (Et il en va de même de l’USML).

“L’intérêt du groupe compte davantage que la Vérité, les prêtres de la Résistance qui refusent de le faire sont mis de côté, isolés, marginalisés, ils se retrouveront seuls”.

Si nous continuons d’agir ainsi, le risque est grand que Dieu s’éloigne de nous et nous retire sa bénédiction. Veuille Dieu que certains se décident à agir face à cette situation, afin de la résoudre.   Je vous salue fraternellement en Jésus et Marie. (Dimanche 10 janvier 2016)


[Ennemond - Le Forum Catholique] Mémoire interreligieuse et oecuménique un peu courte ?

SOURCE - Le Forum Catholique - 27 janvier 2016

Les grandes ambiguïtés qui ont cours à Rome en matière de morale ont raison d’inquiéter car l’autorité laisse libre cours, sans les réprimer, à des erreurs graves diffusées par des princes de l’Église. Ce changement ne peut que scandaliser les âmes déterminées à demeurer fidèles à la morale transmise par l’Église depuis 2000 ans.

En revanche, les récents scandales relevant du « dialogue entre religions » ne sont malheureusement pas bien nouveaux. Le pape s’apprête à célébrer l’anniversaire de Martin Luther. Il est dans la logique de Benoît XVI, qui a multiplié les visites au temple où il ne manquait pas de vanter les mérites de l’hérésiarque : 
« Ce qui l’a animé [Luther], c’était la question de Dieu, qui fut la passion profonde et le ressort de sa vie et de son itinéraire tout entier. « Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux ? » Cette question lui pénétrait le cœur et se trouvait derrière chacune de ses recherches théologiques et chaque lutte intérieure. Pour Luther, la théologie n’était pas une question académique, mais la lutte intérieure avec lui-même, et ensuite c’était une lutte par rapport à Dieu et avec Dieu. » (Benoît XVI, Erfurt, 23 septembre2011)
La vidéo qui a été diffusée en début d’année par le Vatican est un immense scandale dans la mesure où c’est un triste exemple du latitudinarisme ambiant au sommet de l’Église. Des représentants de différentes religions sont présentés comme des adorateurs du même Dieu et promouvant de la même manière la paix. Ce spectacle s’est malheureusement déjà vu et de façon répétée. Ce film n’est qu’une transposition à l’écran des cérémonies d’Assise, versions I, II, III et IV. Que des observateurs perçoivent les méfaits des messages véhiculés est réconfortant mais il faut bien reconnaître que ces messages ne sont pas l’apanage du pontife régnant qui est, en ce domaine, un héritier de la déclaration Nostra Aetate qualifiée deCarta Magna par ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI. Craignons qu’il s’agisse au contraire d’un triste texte qui n’a fait que grandir la confusion dans les âmes, favoriser les erreurs et prospérer des systèmes religieux galopants qui écartent de Jésus-Christ et de son Église plus qu’ils n’en rapprochent. Au lieu de s’adonner à des réactions passionnées, de se laisser emporter par la déception, par des réactions affectives qui poussent des esprits à placer des papes au Ciel, d’autres en enfer, il serait sans doute profitable, sans tomber dans l’aigreur morbide, de porter un regard posé et réaliste sur le drame relativiste et ses fondements qui paralysent depuis des décennies le catholicisme et l’exposent aux dangers les plus grands.

27 janvier 2016

[Abbé Gainche, fsspx - Saint-Nicolas-du-Chardonnet] Le Roi Très Chrétien est mort. Revive la France catholique !

SOURCE - Abbé P-M Gainche, fsspx - St-Nicolas - 21 janvier 2016

L’anniversaire funèbre que nous célébrons ce soir n’a bien sûr rien d’ordinaire car la dignité du défunt n’y a rien de commun. En parler ne peut donc se faire de façon ordinaire ou en ne s’arrêtant qu’aux qualités et mérites de sa personne. Plus de deux cents ans après cette mort aussi fameuse qu’affreuse, une littérature abondante existe dans laquelle on peut trouver de bonnes évocations de la personnalité de ce prince la rendant tantôt aimable car non enclin à l’autoritarisme d’un Louis XIV, tantôt méprisable car non autoritaire et grand quand il aurait fallu, comme ce même aïeul, pour sauver son royaume de grands périls.Qu’on nous permette donc de nous arrêter plutôt à la signification, aux causes de cette atteinte on ne plus grave à la dignité royale, à ce crime de suprême lèse majesté !

Parmi les causes il y eut bien sûr le climat de terreur instauré par une relativement petite mais très résolue bande de révolutionnaires qui, après s’en être pris de la façon ignoble et cruelle que l’on sait à de nombreux représentants des deux ordres majeurs et piliers de la société d’ancien régime pour la seule raison qu’ils étaient clerc, noble ou riche[i], sans épargner toutefois le bon peuple,s’en est pris aussi logiquement à la pierre angulaire sans laquelle cet édifice ne peut tenir et qu’est le roi, le lieutenant de Jésus-Christ pour le royaume de France, comme aimait à le considérer Ste J. d’Arc. 

Rappeler cette hostilité extrême éveille la curiosité quant à ses raisons qui sont aussi celles de ce régicide. Mais leur étude est elle en général aussi objective que celles déjà évoquées ? Ne doit on pas la craindre forcément partisane, partiale et très partielle puisque, depuis le très lamentable événement que nous commémorons ce soir, à peu près tous les régimes politiques, qui ont présidé et président encore aux destinées de notre pauvre patrie,et en particulier de son enseignement public, se réclament plus ou moins de la pensée de leurs auteurs ? Pour tenter d’y voir clair, en si peu de temps, nous ne donnerons que les faits historiques suivants, incontestables et peut être rarement soulignés.

Tout le monde sait que la cause immédiate de la fin tragique de Louis XVI fut, le 18 janvier 93, le vote de la Convention, comprenant plus de 700 votants, avec finalement 1 seule voix de majorité dont on peut dire qu’elle fut celle du cousin du roi, le duc d’Orléans,surnommé Philippe-Egalité. Mais sait-on que celui-ci déclara alors : « convaincu que tous ceux qui ont attenté ou attenteraient à la souveraineté du peuple méritent la mort, je vote pour la mort » [ii] ? Et sait-on d’où lui venait ce principe nouveau en politique et fort peu orthodoxe aux yeux de l’Eglise ? Ce prince appartenait à la Grande Loge de France. Il en était même devenu, depuis 1771, le grand maître. Était-ce par réelle conviction ou par simple opportunisme ? On sait bien, par contre, que pour arriver à ses fins la Franc-maçonnerie a l’habitude de flatter, exciter et satisfaire les mauvais penchants de la nature humaine : notamment celui de l’ambition ou pour le pouvoir dont était frustré ce prince du sang; et celui pour l’argent, surtout quand le rang social oblige à mener grande vie avec tous les plaisirs dispendieux qu’on se permettait dans la haute société de cette fin de siècle décadente. Or était-il le seul représentant de cette société secrète à la Convention ? Et quelle était sa pensée ? Que voulait-elle ? 

Dans une histoire de Paris de la fin du siècle dernier qui n’a rien de réactionnaire, on lit : « au début de 1771, la Grande Loge compte 174 loges en France dont 71 à Paris »[iii]. Et dans une revue d’aujourd’hui qui ne cache pas ses sympathies pour elle: « de nombreux frères relaient évidemment les nouvelles idées démocratiques au cours du siècle des « Lumières »: Montesquieu puis Mirabeau sont de ceux la »[iv]. Il apparaît donc très clairement que, comme le confirme,aussi à notre époque, un directeur de la bibliothèque et du musée du Grand Orient de France (issu de la scission de la Grande Loge, en 1774, pour un différend sur les statuts internes) : « à la fin du XVIIIème, la Franc-maçonnerie se situe globalement dans le sillage des « Lumières ». Les dignitaires du Grand Orient, qui sont des notables, se reconnaissent dans l'héritage intellectuel du frère Voltaire»[v]dont le mot d’ordre fameux était« écrasons l’Infâme! », c.a.d. Jésus-Christ…Pour préciser encore un peu plus le contexte, voici ce que déclarait en loge, en 1877 (mais déjà valable un siècle plus tôt), le frère et sénateur belge, également du Grand Orient, Goblet d’Aviello: « dîtes aux néophytes que la Maçonnerie est avant tout une école (...) ; dîtes leur en un mot que nous sommes la philosophie du libéralisme » [vi]. Il est donc évident que cette société est opposée, sinon au régime lui-même, en tout cas à sa forme du moment qu’est la monarchie absolue ; qu’elle ne veut plus de ce lieutenant de Jésus-Christ, nécessairement soutien de la seule religion catholique, de ses principes immuables, que sont les dogmes et la morale, car ils sont rejetés par ces libres penseurs. Ils ne veulent tout au plus, surtout avec les Bourbons, qu’une monarchie sous contrôle, avec de puissants contre-pouvoirs, dits démocratiques mais plutôt oligarchiques, et fondée sur le principe de leur libéralisme philosophique - soit déiste, soit athée - selon lequel la liberté humaine, individuelle ou de l’ensemble du peuple, est érigée en vraie souveraine absolue donc n’a pas à se soumettre à une règle supérieure, imposée soit par un roi « très chrétien », soit par l’Eglise elle-même.

Même si, fin 1792 et début 93 au procès du roi, les Conventionnels maçons ne songeaint pas nécessairement à abattre la monarchie elle-même, ils n’avaient en tout cas plus la conviction suffisante pour empêcher cela et étaient donc prédisposés à la trahir, face aux quelques extrémistes enragés et sanguinaires qui s’étaient emparés du pouvoir et surtout si leur propre tête était menacée. Ils ont ainsi sans aucun doute apporté cette on ne plus courte majorité simple en faveur de la mort immédiate, sans sursis, de Louis XVI. En n’échappant pas cependant et paradoxalement, à commencer par notre prince-traître, à l’obligation de présenter leurs hommages sanglants à la charmante créature sortie des mains du cher M. Guillotin [vii],comme d’ailleurs bien d’autres hautes figures de la Révolution... Retenons enune double leçon, en passant, pour notre époque ou ne nous berçons pas trop d’illusions : si la terreur islamiste s’aggravait, ce ne seraient pas, cette fois, quelques dizaines, voire centaines, de députés mais d’innombrables foules de français de souche éduqués sans-foi-ni-loi, élites en tête, qui pourraient s’applatir devant les nouveaux maîtres et barbares en trahissant l’héritage spirituel de leurs pères mais à leurs risques et périls!...

Nous ne rappelons et déplorons donc, ce soir, la mort tragique pas seulement d’un roi mais surtout d’une royauté(non de la royauté, à laquelle la plupart restaient encore attachés; d’où la Restauration, ou même l’Empire, quelques années après) ou de tout autre régime politique qu’on peut dire de droit divin dans la mesure où elle - où il - se référe avant tout aux lois divines, où elle a - où il a - un caractère vraiment catholique qui est seul indispensable. 

En effet, si l’on dit devoir ne pas être plus royaliste que le roi, il faut aussi ne pas l’être plus que l’Eglise qui, avec St Thomas d’Aquin, n’admet pas que la monarchie comme bon régime politique [viii]. Pour preuve, l’Eglise n’a jamais condamné un Etat ou un gouvernement pour avoir préféré la république, par exemple, à la monarchie ; mais seulement parceque telle république s’opposait à ses principes intangibles soit, par exemple, en prétendant régenter l’Eglise elle-même (la Constitution civile du clergé), soit, autre exemple, en considérant que l’autorité politique qu’elle possède ne vient que des hommes ou de leur seule raison (divinisée...) et nullement de Dieu. Il ne faut pas également l’être plus que Dieu lui-même qui, pour son propre peuple dont il était, au début, le vrai roi au temporel comme au spirituel, par l’intermédiaire de Moïse et de ses successeurs, d’où le mot « théocratie » pour désigner ce régime, a accepté plus tard la demande des hébreux de passer au régime vraiment monarchique, ce qui signifiait que Dieu en personne dut abandonner totalement le gouvernement du domaine temporel à un roi humain. Mais attitude divine figurant et annonçant sans aucun doute celle à venir de Jésus qui a déclaré : « rendez à Dieu ce qui est à Dieu ; et à César ce qui est à César ! »

Il n’est donc pas catholique de ne nourrir qu’une pure et vaine nostalgie pour le régime absolument ou exclusivement monarchique! La vocation de la Fille aînée de l’Eglise vient avant tout de ce qu’elle a été la première grande nation catholique ; et secondairement une monarchie car c'était tout simplement, à l’époque, le régime partout en vigueur sous une forme ou sous une autre. Le devoir du catholique d’aujourd’hui, pour que sa patrie revienne à sa vocation trahie, est donc de travailler de toutes ses forces, et non d’attendre seulement que cela tombe tout cuit du Ciel par la seule prière, à doter son pays, certes, du meilleur régime possible et réaliste, en fonction des circonstances dans lesquelles la Providence l’a placé, mais surtout en plein accord avec l’Eglise, comme l’ont fait des saints tels, par exemple, St Nicolas de Fluë pour la Suisse ou Garcia Moreno pour l’Equateur : dans les deux cas des démocraties. Or depuis 200 ans et dans tous les pays des parties du monde, ancien et nouveau, qui constituaient il y a encore peu la Chrétienté véritable - mais plus maintenant - il y a là un immense chantier que trop délaissé par les catholiques et non sans faute morale en soi grave, il faut le dire, soit en se désintéressant du bien politique de leur pays (tendance « intégriste »), soit en accommodant bien trop facilement des gouvernements partout en place (tendance libérale) et régis par les principes dénoncés plus haut, à savoir ceux de la Franc-maçonnerie devenue ainsi toute puissante. Ne serait ce qu’au regard des résultats que celle ci a obtenus, plus patents et choquants chaque jour sous nos yeux, les plus désastreux, au matériel mais surtout au moral, et qui nous valent le plus grand mépris de toutes les contrées non chrétiennes qui autrefois au moins nous admiraient, il faut en finir avec elle! 

Mais la vraie contre-révolution n’utilise pas les mêmes procédés immoraux que la Révolution comme la subversion ou la violence illégitime. Commençons par prendre ceux déjà recommandés par l’un des grands papes du XIX : « refuser de prendre aucune part aux affaires publiques, écrivait il, serait aussi répréhensible que de n’apporter à l’utilité publique ni soin, ni concours (les laissant aux mains de ceux dont les opinions n’offrent certes pas grand espoir de salut pour l’Etat) ; d’autant plus que les catholiques, en vertu même de la doctrine qu’ils professent, sont obligés de remplir ce devoir en toute intégrité et conscience » [ix] ! Et c’est ainsi, étant dans la vie politique dans une juste mesure, qu’ils pourront contribuer à la mise en place du régime idéal dans chaque paysde façon avisée mais très probablement progressive. Ce qui suppose, en plus ou en même temps, un travail sérieux et profond de recherche effectué, notamment par les juristes catholiques et en particulier par les constitutionnalistes, afin de l’élaborer de façon réaliste, compte tenu des circonstances, des aspirations actuelles et légitimes de chaque peuple ; compte tenu aussi de l’enseignement du docteur commun. Or, pour lui, l’ideal est en soi un régime mixte [x] : d’une part,monarchique ou oligarchique, cad avec un seul homme ou quelques hommes sages ayant un véritable pouvoir souverain de gouvernement mais qu’ils considèrent détenir et dépendre de Dieu (pas comme dans toutes les soit disant monarchies d’aujourd’hui où le roi a en réalité totalement abandonné son pouvoir) ; d’autre part,avec en même temps une composante démocratique mais en se départissant du principe actuel faux selon lequel la souveraineté appartiendrait au peuple, donc composante justement à inventer ou à définir de façon précise par les spécialistes catholiques du droit, pour tempérer la monarchique ou l’oligarchique qui, dit très sagement le saint docteur et comme cela se vérifie très aisément, dégénère très facilement en abus de pouvoir, voire en tyrannie, même, de nos jours, dans nos Etats dit démocratiques mais, en réalité, plutôt oligarchiques. 

Nous vous invitons donc à prier,spécialement au cours de cette messe, pour que Dieu suscite une génération de tels esprits généreux, féconds et très utiles à leur patrie afin de contribuer à ou de préparer sur des bases viables et solides son redressement pour la prospérité ou le salut à la fois temporel et spirituel de tous ses vrais enfants, si bien assuré dans les temps ancienspar les Rois Très Chrétiens, même si, en pratique,pas de façon toujours parfaite, loin s’en faut. Mais rien ne l‘est ici bas, même dans l’Eglise, pourtant seule société encore dotée, depuis la fin du peuple élu, sa figure, d’un régime ou gouvernement d’institution vraiment divine et absolument immuable ; et, en plus,assurée que les forces de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle... Plaise à Dieu que re-vive ainsi la France catholique !Ainsi soit il

PMG+, le 21 janvier 2016, à St-Nicolas 
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[i] massacres de fin 1792, entre autres 

[ii] in « Louis XVI » de Jean-Christian Petitfils, Perrin, 2007 

[iii] in « Histoire et dictionnaire de Paris », A. Fierro, R Laffont, 1997 

[iv] in L’Express, Grand format, n° 6 

[v] Pierre Mollier dans Le Point du 26 janvier 2012 

[vi] in « Ils l'ont découronné », Mgr Marcel Lefebvre, Fideliter, 1987, p 11 

[vii] qu’on aurait dû anoblir en M. de La Guillotine pour le grand service rendu à l’humanité par sa technique de mise à mort propre et presque douce... 

[viii]cf. Somme Théologique, IaIIae, q 95, a4 

[ix] cf. Léon XIII dans « Immortale Dei » 

[x] cf. Somme Théologique, IaIIae, q 105, a1 ; s’oppose à la « monarchie absolue » dans laquelle tous les pouvoirs sont réunis entre les seules mains du roi : comme sous Louis XIV qui avait notamment réduit le pouvoir de remontrance des Parlements quasi à néant ; et qui avait réussi à faire disparaître toute fronde chez la oisive et remuante noblesse en l’attirant à la cour de Versailles pout l’amuser et ainsi la contrôler ; s’oppose aussi en soi à la « démocratie absolue » dans laquelle tous les pouvoirs sont en théorie réunis entre les mains du peuple mais qui n’est qu’une vue de l’esprit ou qui est irréalisable en pratique: comme dans toutes les « démocraties populaires » qui n’avaient, c’est bien connu, absolument rien de monarchique... Il semble que Louis XVI, qui avait déjà effectué bien des réformes importantes, était disposé à faire évoluer le régime de la monarchie absolue vers celui d’une monarchie avec une certaine démocratie(in « Louis XVI » de Jean-Christian Petitfils) : par sa mort injuste, effet de viles passions déchaînées et déraisonnables, nous avons donc perdu au moins de 2 à 3 siècles pour l’inventer et le mettre en place !