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18 octobre 2014

[Mgr Richard Williamson] Histoire Interne – I

SOURCE - Mgr Richard Williamson - 18 octobre 2014

Si la Mère de Dieu nous dit comment sauver l’Église,
tous les autres moyens seront inefficaces.

Après 1917 il fut clairement annoncé au monde par Notre-Dame de Fatima que le salut de l’Église et du monde (« une période de paix ») dépendait de deux choses : non seulement de la Consécration de la Russie à son Cœur Immaculé par le Pape avec tous les évêques du monde, mais aussi des Catholiques qui feraient réparation à Son Cœur les premiers samedis du mois par la Confession et la Communion, par la méditation d’un quart d’heure et la prière du chapelet. Donc qu’aucun Catholique ne pense qu’il n’y a rien qu’il puisse faire pour aider l’Église et le monde à sortir de leur crise terrifiante. Tout Catholique qui répondra à Sa deuxième demande aidera le Pape à obtempérer à Sa première demande.

Mais jusqu’ici cette réponse n’a pas été suffisante. Par exemple dans les années 1930 le Pape Pie XI était parfaitement conscient de la première demande de Notre-Dame, mais il ne réalisa jamais la Consécration de la Russie. Pourquoi ? Selon le Frère Michel de la Sainte Trinité dans le second de ses trois volumes excellents sur Toute la Vérité sur Fatima, la raison en fut que Pie XI, étant à ce moment-là engagé dans des contacts diplomatiques avec les autorités russes à Moscou, pensait que sa diplomatie à lui serait un moyen plus efficace pour traiter avec les communistes que la Consécration voulue par Notre Dame. Il préféra les voies humaines aux voies divines pour traiter le problème, lequel donc resta naturellement sans solution. Le monde plongea dans la Deuxième Guerre mondiale et l’Église fut cassée depuis l’intérieur par Vatican II.

Et voici que dans les dernières dix années une histoire parallèle apparaît au grand jour, celle de Notre Dame qui par l’intermédiaire d’une messagère a fait appel à Monseigneur Fellay pour que la Fraternité Saint Pie X organise une Croisade de Rosaires où l’on prierait pour obtenir que la Consécration de la Russie ait lieu. Si cette histoire est vraie (comme je le crois, ainsi que d’autres prêtres), il vaut la peine de la raconter dans quelques numéros de ce « Commentaire », non pour discréditer Monseigneur Fellay (dont la préférence pour les moyens humains peut, hélas, s’expliquer comme celle de Pie XI – Dieu est leur juge) mais pour souligner à quel point reste urgente la Consécration de la Russie et, en particulier, la pieuse pratique des cinq premiers samedis, même presque 100 ans plus tard. Mais est-ce que l’histoire est vraie ? Et, en particulier, quelle confiance peut-on accorder à la messagère ?

Moi-même je l’ai rencontrée plusieurs fois et je crois que son histoire a toutes les chances d’être vraie, en premier lieu parce qu’il s’agit d’une personne adulte sérieuse qui donne tous les signes d’être véridique, mais surtout parce que son récit présente une histoire interne qui correspond et explique un grand nombre de faits publics et d'événements bien connus depuis l’extérieur, pour ainsi dire. En ce qui concerne la messagère, les lecteurs ont bien le droit de ne pas partager mon jugement personnel, mais en ce qui concerne la correspondance parfaite entre l’histoire interne et les événements extérieurs, les lecteurs peuvent en juger par eux-mêmes.

L’histoire débute le Dimanche du Bon Pasteur, 2004, lorsque la Très Sainte Vierge apparaît à la messagère et lui donne un message à transmettre à l’évêque de la Fraternité Saint Pie X. Elle y demande que la FSPX dirige les fidèles en une Croisade de Rosaires pour que se réalise la Consécration de la Russie à Son Cœur Immaculé, cette même Consécration que le Ciel ne cesse de demander depuis les années 1920. Et la Mère de Dieu a laissé comprendre à cette messagère que si cela se réalisait selon ce qu’Elle demandait, on obtiendrait enfin, par Son intermédiaire, les grâces pour arriver à la Consécration si nécessaire.

Au mois de juin 2006 la messagère donna le message à Monseigneur Fellay en personne. Il en discuta avec elle mais il ne savait pas encore que la demande venait de fait de la Mère de Dieu. Et, ainsi, lors de son retour en Suisse, il prit une première décision importante. (A continuer.)

Kyrie eleison.