Ce blog n'est plus mis à jour. Les articles en ligne restent accessibles. Merci à toutes les personnes qui ont soutenu cette initiative.

15 juin 2017

[Lettre A Nos Frères Prêtres - FSSPX] La journée d'un prêtre de la Fraternité

SOURCE - Lettre A Nos Frères Prêtres - FSSPX - juin 2017

Nous allons maintenant décrire la journée-type d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X, voire sa semaine, pour faire mieux comprendre ce qu’est la vie des membres de la Fraternité. Nous choisirons comme exemple un prêtre de prieuré, dont la vie se rapproche de celle d’un prêtre de paroisse. 
Une journée ordinaire
Le prêtre se lève, selon les prieurés, à 6 h 00 ou 6 h 30. Trente minutes plus tard, il se trouve à la chapelle pour l’oraison et l’office de Prime (récité en commun). A 7 h 15 ou 7 h 45, deux solutions s’offrent à lui : soit il doit, au cours de la journée, célébrer la messe dans une des chapelles que dessert le prieuré (a priori, il sera appelé à célébrer alors soit entre 7 h 00 et 8 h 00, soit entre 11 h 30 et 12 h 30, soit entre 18 h 00 et 19 h 30, selon les besoins des fidèles), et dans ce cas il ne célèbre pas au prieuré ; soit, étant libre, il célèbre sa messe au prieuré, juste après l’office de Prime. Après le petit déjeuner, le prêtre vaque à ses activités. Outre l’étude quotidienne (lecture spirituelle, lecture de la Bible, approfondissement de l’œuvre de saint Thomas ou d’un élément de science ecclésiastique), il va s’adonner aux diverses taches sacerdotales, depuis les plus prosaïques (entretien de la sacristie, comptabilité du prieuré, travaux divers dans la maison, etc.) jusqu’aux plus nobles (ministère de la confession, visite de malades, rédaction de sermon, de conférence, de récollection, préparation de mariage, baptême, obsèques, entretien spirituel, etc.). A 12 h 15, il rejoint la chapelle pour réciter en communauté l’office de Sexte, suivi à 12 h 30 du repas pris en commun. Après une récréation, le prêtre reprend les activités sacerdotales (déjà décrites) jusqu’à 19 h 00, où il rejoint la chapelle pour la récitation du chapelet en commun. A 19 h 30 a lieu le dîner en commun, suivi d’une récréation, puis à 20 h 45 du chant des Complies à la chapelle. Vers 21 h 00, le prêtre pourra donc se retirer pour prendre son repos, l’extinction des feux étant prévue théoriquement à 22 h 00 ou 22 h 30.
Les imprévus de chaque jour, et le dimanche 
Évidemment, ceci est la théorie pour un jour de semaine. Mais il existe de nombreux imprévus ou occupations susceptibles de modifier, voire de bouleverser ce bel ordonnancement. L’appel pour aller visiter un mourant, la demande impromptue d’une confession ou d’un entretien, mais aussi une livraison postale, une fuite d’eau, l’arrivée d’un artisan à une toute autre heure qu’annoncée, des appels téléphoniques successifs, vont souvent hacher la vie du prêtre. Par ailleurs, certaines occupations viennent perturber la vie de communauté : une messe à célébrer dans une chapelle, ou une conférence à donner le soir, peuvent empêcher d’être présent au repas commun. A cela s’ajoute l’apostolat du dimanche, qui commence souvent le samedi, voire le vendredi. Chaque prieuré dessert en effet plusieurs chapelles, et donc chaque prêtre du prieuré a en charge une ou deux de ces chapelles. Il va alors quitter le prieuré à l’occasion du dimanche pour rejoindre la chapelle dont il s’occupe, et là, sur place, il va visiter les malades, faire le catéchisme ainsi que des conférences doctrinales et spirituelles, assurer le ministère de la confession, mais aussi, si cela est nécessaire, lancer ou contrôler les travaux de construction, d’aménagement ou d’entretien de la chapelle, préparer les offices, rencontrer des paroissiens qui remplissent des charges sur place, etc. Le dimanche, il réalise un ministère paroissial classique de dimanche (une ou plusieurs messes, prédication, confessions, éventuellement baptême). S’il doit desservir une autre chapelle, après son premier ministère il la rejoint pour y assurer également un ministère de type paroissial. Habituellement, il effectue ce déplacement en voiture (rarement en train, pour des raisons pratiques). Cependant, dans quelques pays où les distances sont énormes (États-Unis, Australie, etc.), certains prêtres doivent prendre l’avion le dimanche pour aller d’un des lieux de culte qu’ils desservent à l’autre. C’est alors seulement que, le dimanche soir ou le lundi matin, il rejoint son prieuré pour y reprendre des forces physiques et spirituelles auprès de ses confrères.