10 juillet 2017

[+ F. Louis-Marie, o.s.b., abbé - Abbaye Ste-Madeleine du Barroux - Lettre aux Amis et Bienfaiteurs] Psaume 3: Prière pour aujourd'hui, prière de toujours

SOURCE - F. Louis-Marie, abbé - Abbaye Ste-Madeleine du Barroux - Lettre aux Amis et Bienfaiteurs - 15 juin 2017

Seigneur, que mes ennemis sont nombreux! Quelle multitude se lève contre moi! 

Oui, Seigneur, je vous appelle, je lève mon regard vers Vous, car les ennemis de l’Église sont terriblement nombreux : les grands médias, la franc-maçonnerie, la contre-culture, les lois qui prônent l’avortement, l’euthanasie, la contraception, le divorce, et bientôt la location des ventres, la fabrication mercantile d’enfant, la théorie du genre, les méthodes pédagogiques, l’idolâtrie du sport, la puissance de l’argent, l’athéisme et la violence islamiste. Qu’ils sont nombreux, Seigneur ! Ce n’est pas seulement votre Église, mais encore les hommes et la société tout entière qui sont menacés par le nouveau et redoutable esclavage des esprits. 
     
Un grand nombre disent à mon âme : « Plus de salut pour lui auprès de son Dieu ! » 
     
La grande tentation, Seigneur, est de croire que Vous ne pouvez sauver les hommes. Le salut viendra des hommes, disent-ils. Le salut viendra de nos lois et de notre technique. Nous ferons régner la paix à coup de finances, d’intelligence artificielle, de gènes modifiés et de réécriture de l’histoire. Nous imposerons le vivre ensemble à coup de bons sentiments et de déracinements. Plus de transcendance ! Nous allons fabriquer un homme nouveau sans nature, sans morale, sans sexe défini, sans histoire, sans vocation autre que celle d’être de plus en plus fort, plus performant.
     
Mais, vous, Seigneur, vous êtes mon protecteur et ma gloire, et vous relevez ma tête.
     
Oui, Seigneur, j’espère en Vous. Vous qui avez choisi le peuple hébreu et l’avez libéré de l’esclavage d’Égypte. Vous avez envoyé votre Fils, qui est mort et ressuscité pour nous. Vous nous avez révélé le chemin pour participer à votre vie bienheureuse. C’est Vous notre gloire, notre vie, notre bonheur. Vous avez institué votre sainte Église et suscité à chaque époque de l’histoire des saints une minorité qui compte sur Vous et qui, humblement et courageusement, fait avancer votre règne. Comment ne pas relever la tête en pensant aux petits enfants de Fatima qui ont changé le cours de l’histoire ? 
     
De ma voix, je crie vers le Seigneur, et Il m’exauce de sa Sainte Montagne. 
     
Seigneur, je me permets de crier vers Vous avec Abraham, avec Moïse et tous les prophètes. J’ose crier vers Vous avec le Christ, Lui qui fut exaucé en raison de sa piété. Si je ne peux m’élever jusqu’à Vous, si je ne peux franchir l’abîme, ma voix, elle, peut traverser l’espace. Je sais que Vous écoutez. Je sais que Vous attendez ce cri comme première collaboration. Je sais, certes, que Vous attendez de nous tous des résolutions, une conversion, et l’imitation de Votre Fils Jésus, qui a prêché, guéri, nourri et libéré des âmes du démon. Mais vous attendez en premier lieu que nous nous appuyions sur la grâce qui vient d’en haut, de la montagne sainte. Seigneur, donnez à votre Église des religieux qui consacrent leur vie à crier jour et nuit, des hommes et des femmes qui crient pour ceux qui ne crient pas. 
     
Je me suis couché et je me suis endormi, et je me suis réveillé, car le Seigneur m’a relevé. 
     
Seigneur, je crois en Vous. J’ai confiance en Vous. J’espère contre toute espérance. Comme le Christ en croix, je puis aller jusqu’à la mort. Je sais que Vous ne nous abandonnerez pas. Nous pouvons tomber très bas. Mais que ce soit entre vos mains. Vous nous réveillerez, comme Vous avez ressuscité le Christ qui a envoyé ses apôtres convertir les nations. 
     
Seigneur, levez-Vous! 
     
+ F. Louis-Marie, o.s.b., abbé